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Brésil: une cuisine multinationale

La cuisine brésilienne est un mariage de mets autochtones, africains et portugais, lesquels composent principalement les tables du Sud du Brésil. Au fil des décennies, indiens, allemands, japonais, français, hollandais et italiens sont aussi venus s’installer au Brésil, influençant ce qui a pris place sur les tables du Nord. Par exemple on dénote une nette influence indienne sur les tables de Belém. 

Riz et haricots

Où que vous soyez au Brésil, vous trouverez toujours des plats à base de riz ou de haricots (feijão) noirs, bruns, rouges, comme l’arroz com feijão (riz aux haricots) auquel on ajoute ail et oignon, viande, poisson ou fruits de mer, selon les régions.

Pas surprenant que le plat « national » du pays, le Feijoada soit à base de ces deux ingrédients! Un mets bien copieux de fèves noires, de riz, porc, manioc et tranches d’orange. On le sert traditionnellement le samedi dans les restaurants.

Une autre version de ce mélange est le Virada a paulista ou mineira, plat dans lequel le haricot en purée est accompagné de riz, de chou vert et servi avec des côtelettes de porc et des bananes.

Viandes et fruits de mer à satiété

Bien connues sont les Churascarrias, ces restaurants où la grillade de bœuf prime. Elles sont servies à répétition, encore sur la broche, pratiquement jusqu’à l’explosion de la ceinture. 

Autres petites bouchées dont il faut se méfier! Les salgados; ces petits beignets salés à la viande, au fromage, aux légumes ou au poisson offerts dans les nombreuses padarias et luncheonettes. Offerts pour presque rien, ils se laissent grignoter sur place ou emporter, mais jamais très loin, car dès que vous en avez goûté un, vous voulez voir le fond du sac.

De l’influence africaine, on retiendra le Cuscus (couscous) de la région de Bahia. Différent de celui de l’Afrique du Nord, il est servi sous la forme d’un gâteau de semoule de maïs, fourré aux crevettes et aux sardines avec légumes.

Toujours dans cette région, il faut goûter le Vatapé, une délicieuse purée de farine de blé avec crevettes, lait de coco, noix de cajou, épices et gingembre. Selon des amis bahianais, ce plat mériterait d’être élevé au rang de plat national. On le retrouve d’ailleurs maintenant un peu partout au pays.

À ne pas manquer également : le Moqueca de peixe ou de camarão, un mijoté de poisson ou de fruits de mer dans du lait de coco avec oignon, coriandre, ail et tomates et le Carne do sol (carne seca), de la viande de bœuf salée et boucanée. Aromatisée à la citrouille, on le sert principalement dans le Nordeste.

Un peu ou beaucoup de sucre

Les Brésiliens ont la dent sucrée, à preuve : le Pé de Moleque, un carré de caramel et de cacahuètes, le bolo do estudante, une pâte gélatineuse de noix de coco enrobée de noix de cajou, le Romeo e Julieta, une pâte de goyave, trois populaires sucreries souvent offertes dans les stands de rue.

Pour faire descendre tout ça

Bien sûr, le cafezinho (petit café), une institution nationale est offert partout dans la rue. Mais attention, il est la plupart du temps sucré à l’avance!

Les sucos et vitaminas : des jus de fruits frais aussi offerts un peu partout. On les consomme encore une fois com açúcar (sucré), natural ou com gelo (avec glaçons). Les vitaminas sont des cubes de pulpe de fruits congelés (banane, papaye…) que l’on mélange avec du lait. De petits sorbets de fruits glacés, les picolé, sont eux servis sur bâton et vendu à la plage.

La cachaça : appelée aussi pinga ou aguardente est un rhum blanc agricole. On en fait un cocktail très populaire avec citron vert écrasé, sucre de canne et glace pilée appelé Caïpirinha.

Et bien entendu la bière, la boisson nationale, que l’on accompagne quelquefois de cachaça.

Où aller?

Si on s’en tient à Rio de Janeiro, il faut à tout le moins essayer les restaurants-terrasses en front de mer devant les plages de Copacabana, Ipanema et Leblon, qui procurent une atmosphère différente.

Et il y a bien sûr les churascarrias où la grillade de viande grillée est servie à volonté. 

Les Brésiliens affectionnent aussi deux autres types de restos. Les restaurants « ao kilo » qui proposent des mets en buffet facturés au poids de l’assiette une fois remplie. Prix imbattable, entre 15 et 40 Rls, selon la qualité.

Les rodizios ont aussi la cote. On y mange tant que l’on veut - ou peut - pour un prix fixe. Les plus classiques sont les rodizios de churrasco, avec viandes grillées, mais il y a aussi des rodizios de pizzas, de pâtes, et de fruits de mer. 

Et pourquoi pas?

Mieux encore serait de suivre une leçon de cuisine Soulbrasileiro, en petit groupe de six. Voilà cinq belles heures à aller choisir les ingrédients au marché, à les préparer et à les déguster accompagnés par une bière glacée ou une Caïpirinha

Recherche et rédaction: Sylvie Berthiaume
 

Feijoada

Cuscus

Moqueca

Pé de Moleque

Caïpirinha

Churascaria

Soulbrasileiro

 

 

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