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CHANTAL PETITCLERC
Même si tout le monde, partout au monde, connaît l’athlète Chantal Petitclerc, on ne saurait la présenter sans souligner l’ampleur de ses plus récentes performances : 5 médailles d’Or aux Jeux Paralympiques de Pékin en 2008, où elle a établi deux nouveaux records du monde, en plus d’un record paralympique, et 5 autres médailles d’Or aux Jeux Paralympiques d’Athènes en 2004. Chantal Petitclerc est aussi la seule athlète au Canada à avoir gagné des médailles aux Jeux Paralympiques, Olympiques et du Commonwealth. Elle vient tout juste de remporter le Prix Juan Antonio Samaranch 2009 remis par le Comité international Olympique.
Vous vous en doutez, Chantal Petitclerc a beaucoup voyagé et elle adore les voyages. Parlons donc voyages, avec elle.

Euphoria – Après avoir participé à une compétition à l'étranger, vous arrive-t-il de visiter la ville ou le pays?
Chantal Petitclerc
– La plupart du temps, j’essaie de le faire, au moins durant quelques jours pour voir les lieux les plus importants, parce que pendant les compétitions comme telles, je dois vraiment me concentrer  et mes sorties sont alors limitées. Comme j’adore voyager, je me rattrape tout de suite après, avant de revenir chez nous.

Euphoria – Lorsque vous voyagez, quel est l’aspect le plus important pour vous?
Chantal Petitclerc
– Cela dépend si je suis seule après une compétition ou si je suis en vacances avec mon conjoint et aussi du temps que j’ai devant moi. Mes principaux centres d’intérêt sont  les bons restos, l’architecture et les arts contemporains ainsi que les quartiers où l’on trouve des cafés, des bars et du shopping tendance. Je préfère les voyages de découverte aux destinations soleil. Même lorsque je vais dans les îles, je me consacre davantage à découvrir, par exemple la nature et la bonne bouffe au Costa Rica, la culture à La Havane… Mais je ne planifie pas beaucoup les détails de mes voyages à l’avance. Je laisse place à la spontanéité et aux belles surprises.

Euphoria – Vous avez beaucoup voyagé. Quelle est votre expérience de voyage la plus EUPHORIQUE à ce jour?
Chantal Petitclerc
– Permettez-moi d’en relater deux plutôt qu’une. D’abord le désert australien, à dos de dromadaire, jusqu’à  Uluru (Ayers Rock) pour voir le lever du soleil. Ce qui m’a le plus marquée c’est évidemment le désert en soi, puisque c’est si loin de notre réalité canadienne, son immensité, le silence. Ensuite, une journée extraordinaire en voilier, au Nouvel An, seule avec mon conjoint, le capitaine et son adjoint, et du champagne bien entendu! La destination  était plus courante, Sainte-Lucie, mais c’est la paix, la plénitude et le calme ressentis que j’ai adoré, et les dauphins que nous avons croisés. Là aussi, l’immensité, le plaisir de communier avec le ciel et la mer!  J’étais déjà allée en bateau évidemment, mais la plupart du temps, il y avait beaucoup de gens et de l’animation, alors on était en interaction et il était difficile d’être seulement en contact avec la nature.

Euphoria – Quel est votre rêve de voyage le plus fou?
Chantal Petitclerc
– Je veux absolument voit Petra, en Jordanie, ce site historique protégé par l’Unesco. Comme, j’ai un bac en histoire, ce lieu m’intéresse au plus haut point. Ce n’est pas vraiment fou de vouloir aller là, mais c’est un défi pour moi de l’organiser car il faut avoir assez de temps à y passer et en profiter pour aller aussi en Egypte, par exemple.

Euphoria – Nous avons l’intention de consacrer une rubrique à l’accessibilité pour les personnes ayant des limitations fonctionnelles. Pouvez-vous nous dire quelle ville, selon vous, est la plus accessible pour les personnes en fauteuil roulant?
Chantal Petitclerc – Aux États-Unis, étant donné que c’est prescrit par la loi, c’est très accessible. Ailleurs, en général, les villes et les lieux ne sont pas vraiment conçus pour faciliter les choses. Mais en certains endroits, en Italie par exemple, au Costa Rica et à Cuba, c’est l’attitude des gens qui est extraordinaire : ils s’offrent toujours pour donner un coup de main, quitte à me transporter dans leurs bras. À Montréal, beaucoup de lieux sont accessibles, mais beaucoup de gens sont craintifs, ils ont peur d’intervenir, pour ne pas nous blesser, se blesser, ou abimer notre fauteuil, par exemple. C’est donc dire que l’attitude est souvent plus importante que les équipements.

 

Chantal Petitclerc Ayers Rock Uluru
Ayers Rock, Uluru

Chantal Petitclerc Sainte-Lucie
Dauphins de Sainte-Lucie

Euphoria – Merci pour ces beaux moments partagés Madame Petitclerc.

Entrevue et rédaction: Sylvie Berthiaume

 

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