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Tunisie

Expérience multi sensorielle et intellectuelle 

Formidable rebond en seulement deux décennies depuis la fin de l’ère soviétique et communiste, d’un petit pays baltique aux grandes richesses humaines, culturelles et naturelles.

La naissance d’une économie de marché ainsi que le développement du tourisme y sont des plus remarquables et excitants pour le voyageur témoin de l’intégration fort réussie de la modernité et des traditions. 

La Lettonie en mouvement 

Si aujourd’hui la Lettonie fait partie, pour les Canadiens et Nord-Américains, d’un tourisme «hors des sentiers battus», même si elle est très bien équipée de toutes les infrastructures requises, il y a fort à parier que l’engouement envers ce pays se développera rapidement.

Une véritable expérience, emballante à plusieurs titres, voilà ce que l’on a vécu en Lettonie, plus spécifiquement dans les régions de Latgale et de Vidzeme, ainsi qu’à Riga, la capitale.

Nous avons effectué un circuit combinant quatre intérêts qui, chacun en soi, pourrait faire l’objet d’un voyage à thème, vu l’ampleur de ce qu’on peut y voir et vivre, de surprises en réjouissances.

On parle ici de tourisme culturel comprenant artisanat, art nouveau, art moderne, histoire et architecture; d’agrotourisme aussi, car les fermes entièrement bio dont on peut déguster la production et où l'on peut séjourner sont très nombreuses; d’excursions dans la nature vierge, en forêts et sur plans d’eau spectaculaires; et même de tourisme religieux, car les lieux de culte de 5 religions se côtoient très étroitement dans chacune des villes.

Hardiesse de corps et d’esprit 

Quand nous évoquons les richesses humaines, ce sont la générosité sans bornes des hôtes – on n’a jamais connu de poignées de mains aussi écrasantes de bonne humeur ! –  l’énergie au travail inépuisable et la très haute scolarisation – maîtrises et doctorats – des intervenants et guides qui nous accompagnent.

Le peuple letton est donc extrêmement besogneux et perfectionniste, et tellement résilient quand on pense à toutes les occupations qu’il a subies aux mains des grandes puissances européennes, comme la Russie, l’Allemagne, la Suède et la Pologne.

Très intéressant pour le voyageur est d’ailleurs le fait qu’il est possible de voir les traces de ces influences culturelles et architecturales, voire même d’être mis en contact avec les «vestiges» de la période soviétique, tantôt avec sérieux, tantôt avec humour, entre autres dans un ancien et vaste abri nucléaire caché sous un hôpital de Ligatne, abandonné de façon précipitée et où tout est demeuré tel quel, sans les documents secrets, bien sûr.

Châteaux et légendes en tous lieux

On a eu l’occasion de croiser pratiquement un château-forteresse datant de la période médiévale dans chaque district (Balvi, Kraslavas, Ludzas, Preili) et ville de la région (Sigulda, Daugavpils, Rezekne, Valmiera, Césis, Ligatne et Ludza, la plus vieille de la région). En fait, il y en a près de 150!

Certains d’entre eux sont assez bien conservés pour les visiter au-dedans. Par exemple, le Château de Césis qui fut le siège du maître de l’Ordre livonien du 13e au 16e siècle, et qui dirigeait les chevaliers Porte-glaive. Entre autres curiosités, on monte à son sommet en empruntant de longs escaliers étroits munis de lampes à la chandelle et on peut descendre dans un tunnel menant au cachot. Sur le même site, on peut aussi visiter le «nouveau» château, où le comte Siever y a vécu avec sa famille jusqu’à la Première Guerre mondiale.

Le Château de Turaida ou «Jardin de Dieu», à Sigulda, est une imposante structure de brique rouge couronnée par une grande tour pointant dans le ciel au sommet d’une haute colline, ce qui lui confère un caractère magistral. Le château et ses dépendances furent construits progressivement entre le 13e et le 17e siècle, avant d’être détruit par un incendie. Ce que l’on voit aujourd’hui et que l’on peut même visiter, jusqu’en haut de la tour, est en fait la reconstitution récente du château. Ses remparts valent une longue marche contemplative et son somptueux jardin de sculptures monumentales contemporaines de l'artiste Indulis Ranka, appelé Dainu Hill, vaut le parcours photographique.

À proximité, se trouve la grotte Gutman, la plus grande des pays baltiques, qui expose ses parois couvertes d’inscriptions d’amoureux remontant jusqu’au 17e siècle, et d’où origine la fameuse légende de la Rose de Turaida. Cette légende, à l’instar de plusieurs autres légendes que le voyageur a le plaisir d’entendre durant le circuit, traite de quiproquo, d’amour déçu, de trahison et d’honneur.

Quant au Nouveau Château de Sigulda, construit au 19e siècle, après avoir été la résidence de la riche famille Kropotkin, et d’autres par la suite, il est maintenant le siège du Conseil régional.

Certains autres sont plutôt le lieu de leurs fragments de murs de pierre, comme le Château de Ludza, datant du 15e siècle, le Château Krimulda, une forteresse du 14e siècle, et le château de Rezekne, la ville aux sept collines, qui a servi jusqu’au 16e siècle à combattre les Lithuaniens et les Russes. Dans tous les cas, leur situation stratégique sur des collines au-dessus d’une rivière, procure toujours un panorama époustouflant.

Pour ceux qui sont fascinés par l’histoire militaire à différentes époques du pays, la forteresse de Daugavpils est l’endroit où l’on peut facilement passer une journée entière.

Des guides aux connaissances étendues et dotés de belles aptitudes pour la communication utilisent même leurs talents de chant, de danse ou de conte, pour retenir notre intérêt tout en nous divertissant. Ces visites guidées ne sont jamais superficielles. L’histoire, c’est du sérieux en Lettonie, et avec raison, car le pays a connu tellement d’événements et de revirements.

Des traits distinctifs dans le paysage

Il ne faut pas manquer d’observer les caractéristiques architecturales des édifices et habitations du peuple. Par exemple, les façades incrustées de petites pierres de différentes couleurs. Les maisons traditionnelles datant des 18e et 19e siècles sont pour la plupart faites de bois et plusieurs rues de pierre rondes subsistent. À remarquer aussi : les pourtours de fenêtres et de portes en bois découpés comme de la dentelle, ou qui reproduisent les symboles lettons.

En plus des colonnades et escaliers monumentaux des manoirs de la bourgeoisie lettone, il y a de quoi s’ébahir en y entrant pour admirer les magnifiques foyers de coins, faits de céramique décorée de riches figures, fleurs ou plantes colorées.

De nature active

Les deux grandes vedettes de ce coin de pays sont les rivières Daugava (350 km en territoire letton) et Gauja (460 km). Cette dernière et ses environs sont d’ailleurs préservés par la dénomination du Parc national du même nom. Ces grandes dames en serpentins attirent les canoteurs sur leurs flots tranquilles, les adeptes du camping sauvage sur leurs plages, et les randonneurs de tout calibre et endurance sur leurs berges et rocs rouges protecteurs, ainsi que sur les côtes boisées qui les surplombent. Fait à noter : aucun moteur n’est autorisé sur l’eau, donc qualité et quiétude assurées.

Enfin, qui est prêt au bungee, à partir d’un funiculaire du Parc national de la Gauja, pour exécuter un saut de 42 mètres au-dessus de la rivière?

Pour les touristes plus prudents, trois possibilités: une courte croisière, à partir de Valmiera, pendant laquelle le capitaine raconte des pans de l’histoire de cette ville et commente les «rapides de la chèvre» sur la Gauja. Si vous y passez plutôt à bord d’un canot, cela vous procurera une petite montée d’adrénaline; montée des marches sur 220 mètres de la vertigineuse tour d’observation Eglu Kalns, dans le Parc nature Daugavas Loki, pour voir au loin la ville de Daugavpils; promenade et pique-nique dans le Parc de repos Stalkers.

Artisanat et traditions

Dans toutes les localités, notamment au Centre d’artisanat de Ludza, à celui de Latgale, au studio de tisserands Dubna, à l’atelier Dzindras de Malta, dans les musées de Balvi et de Berzpils, on nous montre la confection des principaux objets d’utilité quotidienne, avec leurs particularités de couleurs et de formes locales. Les principales créations sont la poterie noire, la ceinture fléchée, les couvertures et vêtements tissés, les chaussures de corde portées dans les moulins à farine ou les boulangeries et les bols de bois.

Ces objets arborent souvent des figures géométriques lettones, aux significations variées : bonheur familial, protection de la maison, connexion à Dieu, éloignement des mauvais esprits, force et réussite, énergie du soleil pour le combattant, sagesse pour la compréhension des choses.

La Lettonie a également développé une expertise technique et artistique dans le verre soufflé. Le musée du verre Livani nous les dévoile.

Les costumes traditionnels des hommes et des femmes, faits de laine souvent de couleur bleu foncé, et les lourds accessoires de laiton portés sur la tête, au cou et aux poignets ont une place prédominante chez les guides, dans les musées ainsi que sur les sites des châteaux où l’on fait la démonstration des arts de la guerre et de jeux médiévaux. Le groupe Kroma Kolna Bruoliste est l’un des plus renommés à cet égard.

Sur le lac de Ludza, nous avons vécu un moment touchant sur un radeau lors d’une brève croisière sous un soleil enveloppant, accompagnés en musique et chansons traditionnelles par une dame et deux jeunes joueurs de violon et d'accordéon.

Le village archéologique Araisi, sur le lac du même nom, reproduit la vie quotidienne aux 9e et 10e siècles: une quinzaine de maisons sur un radeau de billots de bois.

Le village Eglava reproduit quant à lui la vie dans un camp de bûcherons, avec ses maisonnettes où l’on peut séjourner. On y apprend tout sur les techniques, les outils et les produits du bois.

Le village historique de Ligatne, qui s’est développé autour d’un moulin à papier du 19e siècle, est devenu un musée à ciel ouvert de par ses constructions et son centre culturel animé.

Le bâton de marche de Sigulda aux motifs colorés, a d’abord son utilité pour arpenter les beaux grands parcs de verdure entourant les châteaux. C’est aussi l’un des objets les plus souvent achetés en guise de souvenir.

Art nouveau à Riga

À Riga, le passage obligé mais si agréable, est le square de l’hôtel de ville, avec sa Maison des têtes noires, dont l’architecture est si photogénique. Cette maison, érigée au 15e siècle, servait de lieu de résidence aux jeunes commerçants célibataires, membres de la puissante Confrérie des têtes noires.

Le plus incontournable secteur de Riga est cependant le quartier de l’Art nouveau, au centre-ville, qui constitue l’une des plus imposantes concentrations de ce type d’architecture en Europe. En fait, on y trouve 800 édifices art nouveau, principalement localisés sur les rues Elisabetes, Alberta et Strelnieku.

Le musée d’art nouveau nous fait découvrir la vie au temps de l’architecte de renom, Konstantins Peksens, dont c’était l’appartement de 1903 à 1907. Après avoir gravi le superbe escalier en colimaçon, chacune des pièces nous présente le mobilier d’époque mais aussi les coutumes et les façons de faire de la vie citadine de l’époque.

Art moderne foisonnant partout  

La Lettonie a raison d’être très fière de ses traditions, mais cela ne l’empêche nullement de développer sa scène artistique contemporaine, comme en font foi des lieux culturels très récents et hyper modernes dans leur architecture, leurs installations et équipements, et surtout les créations qui en émanent ou qui y sont présentées.

Par exemple, le cinéma, le théâtre et les concerts présentés au gigantesque et tout nouveau centre multiculturel Gors, le très chic centre de création Zeimuls à Rezekne, ou encore le théâtre de Césis. Et que dire du monumental Centre d’art contemporain Mark Rothko (voir notre autre article).

Le Musée de la Bourse de Riga propose quant à lui une vaste collection d’œuvres internationales produites entre le 16e et le 19e siècle : peintures, argenterie, porcelaine, textiles, etc.

Un talent rare, une passion contagieuse

À Preili, nos yeux se sont écarquillés dans une boutique-atelier-galerie, où l’émerveillement est débordant pour tous les âges. C’est à la fois un coffre aux trésors, un conte de fée, une caverne d’Ali-Baba… Les grandes poupées de Vladlena toutes uniques et entièrement faites à la main, du visage aux cheveux et des vêtements aux souliers, sont hallucinantes de réalisme, qu’elles représentent des figures oniriques, des vedettes de cinéma, des personnages historiques ou des personnalités politiques d’aujourd’hui.

Elles sont à prix abordable, souvent achetées par le gouvernement de Lettonie pour offrir en cadeau à des visiteurs de prestige, et même commandées de par le monde entier.

Pèlerinages réconfortants

Les Lettons sont de très fervents croyants et pratiquants. Leurs innombrables lieux de culte appartiennent aux religions catholique, protestante, orthodoxe, ainsi que juive et musulmane.

La Basilique d'Aglona attire les pèlerins lettons en tout temps, mais aussi les catholiques du monde entier chaque année lors des célébrations de la Pentecôte et de l’Ascension de la Vierge Marie. Tout près, la Colline du Christ-Roi est spectaculaire avec ses dizaines de sculptures religieuses et son Arche de Noé.

À Valmiera, une incontournable est l’église Saint-Simon, construite au 13e siècle, l’une des plus anciennes de toute la Lettonie.

À Ludza, un élément original est le fait que le chemin de croix de l’église est installé à l’extérieur, le long du trottoir en pente menant à l’église.

À Riga, les églises qui attirent le plus de visiteurs sont Saint-Pierre, Sainte-Gertrude, Saint-Alexandre Nevsky et Notre-Dame des douleurs.

Des chambres d’hôtes aux manoirs, en passant par les hôtels modernes

Comme la région est en grande partie agricole, plusieurs maisons de ferme offrent la possibilité d’y loger.

De plus, du fait que la région fut très prospère, de somptueux manoirs d’aristocrates et de notables sont aujourd’hui transformés en hôtels de charme. Notons l’hôtel campagnard Karlamuiza et le palace Dikli.

À l’hôtel spa Ezeri de Sigulda, nous avons profité d’une version moderne du sauna traditionnel letton, offert de main de maître par le propriétaire de l’hôtel lui-même. Il faut souligner que le spa comporte aussi absolument toutes les installations intérieures imaginables et dispense tous les services de relaxation et de rajeunissement pour le corps et le visage ainsi que les types de massages en vogue, sans compter l’aromathérapie. Le vaste site de cet hôtel moderne situé sur une petite colline offre le paysage grandiose d’un lac adjacent et d’un jardin aux centaines de fleurs colorées percé de plusieurs petits étangs romantiques.

À Daugavpils, nous avons séjourné au très élégant manoir Sventes Muiza, tandis que près du lac Cirisa, nous avons dormi dans la maison de ferme Upenite.

Enfin, à Riga, les hôtels contemporains se multiplient comme ceux où nous avons séjourné, l’Astor et l’Avalon, dotés de toutes les facilités que l’on trouve dans les plus grandes capitales du monde.

Coup de cœur pour le «black smoke» sauna

Bien différent de tous les autres saunas secs ou humides, le «black smoke» sauna letton est une tradition plus que centenaire pratiquée à la maison ou à la ferme. C’est vraiment un rituel de santé familiale, qui se déroule très régulièrement de la naissance à la mort. Nous l’avons vécu à la ferme Upenite, près du lac Cirisa, dans la région de Latgale.

D’abord, on sort de la grande maison campagnarde pour se rendre à pied à l’orée du bois et à côté d’un joli étang, où se dresse une vieille mansarde de bois à plafond bas. Avant d’y entrer, on accroche à l’extérieur nos vêtements, car on est complètement nus, accueillis par la «master», elle aussi nue. On se dépouille donc dès le départ de notre pudeur, gêne et autre inhibition, pour profiter de façon holistique du rituel et des éléments naturels que nous consommerons durant au moins 3 ou 4 heures…! Une immersion dans un autre monde, à la fois physique et spirituel, même si aucun mot, aucun discours n’est prononcé.

À l’intérieur, tout est noir, par l’absence de lumière et les traces laissées sur les murs par la fumée noire. On s’assoit et parfois on s’allonge sur de grands bancs. Puis, la «master» travaille fort durant toute l’expérience : avec des branches feuillues de bouleau qu’elle imbibe d’eau dans de grands bacs et qu’elle secoue au-dessus des pierres chaudes, elle fait augmenter la température ambiante jusqu’à 90 degrés Celsius. Puis, elle parcourt notre corps en secouant les mêmes branches feuillues, ce qui fait encore plus grimper la température.

Lorsqu’on n’en peut plus, on demande à sortir à l’extérieur pour respirer un peu, et voir la lumière du soleil couchant en descendant lentement dans l’eau fraîche de l’étang où flottent nénuphars, nagent les canards et croassent les grenouilles. Enfin, on sort de l’eau en s’enrobant dans un drap de lin naturel, et on retourne dans la chaleur du sauna.

Ce cycle se répétera plusieurs fois de suite, chaque fois en ajoutant un ingrédient et une méthode, par exemple : un massage de la tête aux pieds avec des baies sauvages et leur jus, un autre avec un mélange de miel et de gros sel; un autre avec de la mie de pain bien odorante.

Vers le milieu du rituel, on prend une pause à l’extérieur pour boire une infusion naturelle et partager nos sentiments avec la «master» si bienveillante.

Puis, on se rend dans la petite salle à manger du sous-sol de la maison, où feu de foyer, chandelles, table et chaises enveloppées de beaux tissus, charcuteries faites maison, fruits et fromages bio nous attendent… avant d’aller au lit dans la grande maison, qui a deux chambres d’hôtes.

Le lendemain matin, la «master» qui est aussi propriétaire de la ferme, nous amène marcher dans la rosée avec le gros et le petit chien dans les champs pour voir son élevage et son verger de petits fruits. Pur bonheur!

Fraîcheur et pureté dans l’assiette

L’aliment phare, si l’on peut dire, de la cuisine lettone et le pain de seigle. Toujours fait maison, frais et tout chaud, que l’on mange toujours avec différents types de fromages blancs bio et du miel artisanal. Un léger goûter très apprécié à tout heure du jour ou de la soirée : le petit pain fourré à la viande et à l’oignon.

Une heure passée au Musée du pain de Latgale est un enchantement, à cause de l’odeur et du goût, mais aussi de la grâce de la jeune femme qui raconte l’histoire du pain et des valeurs de la vie familiale lettone.

Côté viandes : le porc est sans doute la viande la plus consommée de façons très variées par ailleurs, mais on mange aussi poulet, bœuf, agneau, canard et lapin. Côté fruits : bleuets, cerises, mûres, fraises, framboises, pommes, citrouilles bien fermes et sucrées. Côté légumes : concombres croustillants et tomates juteuses. Côté poissons : toutes les sortes, beaucoup de hareng… et du caviar.

On déguste le tout dans les restaurants comme le très tendance Bar à vin Césu, situé au dernier étage de la toute nouvelle salle de spectacles de Césis, au Centre d’artisanat de Ludza, dans des fabriques artisanales de fromage, au gastronomique et panoramique Plaza couronnant le Park Hotel Latgola de Daugavpils, au Centre d’héritage culinaire Latgale, à Kraslava, et au très sophistiqué MUSU de Riga, ainsi que là où on les produit : dans des fermes bio, comme la ferme Juri.

La visite de l’immense marché de Riga, installé dans d’anciens hangars de zeppelins, vaut le détour. Chacun des hangars est réservé à son type d’aliment : boucherie, poissonnerie, produits maraîchers, etc. Les Lettons mangent frais, on en a encore la preuve, à voir l’achalandage au marché.

Dans le gosier aussi

La bière, de malt ou de houblon, occupe une très grande place en Lettonie. La tendance des micro-brasseries a aussi gagné le pays. Un lieu à ne pas manquer pour sa modernité, sa qualité, son efficacité et toutes ses bonnes idées, est la Brasserie Valmiermuiza.

On visite ses installations de fabrication, sa boutique regorgeant de dizaines de variations de ces bulles blanches, dorées, rousses ou brunes, et de tous les produits et accessoires pouvant bien les accompagner.

Une belle salle, aussi bien aménagée que celles des vignobles, sert aux dégustations et explications sur la manière de déguster les bières, les types de verres appropriés selon les variétés, etc.

Enfin, la salle à manger n’en finit plus de nous surprendre agréablement, avec son menu où, des entrées aux desserts en passant par les plats principaux, l’ingrédient central est la bière, le houblon ou le malt. Qu’ils soient salés ou sucrés… jusqu’à la crème glacée, délicieuse!

Pour ce qui est du vin, les Lettons l’aiment plutôt sucré, donc fait avec leurs petits fruits ou une combinaison pissenlit/lilas. Ils sont aussi friands de cidre de pomme. La dégustation est spécialement agréable dans l’une des 330 grottes creusées dans la falaise de Ligatne, où anciennement les gens entreposaient leurs légumes.

À votre santé!

En Lettonie, cette expression vaut non seulement pour les boissons alcoolisées, mais aussi pour les infusions aux vertus thérapeutiques.

Nous avons pu apprécier des yeux et des papilles deux jardins de plantes médicinales : «L’ancienne pharmacie» de Valmiera, et la ferme Kurmisi dans la campagne de Kraslava.

Petits plaisirs en partage avec les petits

Le Parc des sens : un parcours original de quelques mètres où l’on met nos pieds nus à rude épreuve puisqu’il faut marcher sur différents éléments de textures et d’impacts variés comme des petites roches, des billes de verre rondes, des cocottes, etc. tellement douloureux, mais non dangereux; de plus, un sentier d’environ 3 kilomètres y est aménagé pour s’adonner à des jeux d’hébertisme ou à la randonnée, et où il n’est pas rare de voir un arbre «habillé» de façon folklorique ou contemporaine par des étudiants ou des artistes locaux.

Quoique l’on pense des armes à feu, la visite du Musée-manufacture des balles à fusil, à Daugavpils, se révèle une expérience historique et scientifique très intéressante. Grâce aux installations d’un autre âge tout à fait préservées, à la quantité d’artéfacts que l’on trouve souvent rigolos, et surtout grâce au guide passionné qui est une source inépuisable de détails et d’anecdotes.

L’Aérodium est assuré de plaire à toute la famille : affublés de combinaisons de style astronautique aux couleurs criardes, de lunettes et de casques protecteurs, on se laisse emporter dans les airs pour léviter quelques minutes. Si après quelques «envolées» on se sent plus sûrs de soi, on peut tenter de petites acrobaties aériennes, avec l’instructeur qualifié.

Le Parc d’attractions de Sigulda offre quant à lui des installations et des jeux pour les jeunes de tous âges, notamment de rutilantes autos boîtes à savon, et la descente en luge.

Ouf! Avec tout cela, la Lettonie fut définitivement pour moi, la «Découverte de l’année» 2015.


Sylvie Berthiaume

Ce séjour a été fait à l’invitation des offices du tourisme de ces régions de la Lettonie.
www.visitlatgale.com
www.entergauja.com
www.liveriga.com
www.visitkraslava.lv
www.visitdaugavpils.lv
www.preili.lv


 

Tradition 

Modernité: le Gors à Rezekne

Château de Césis

Vestiges du Château de Ludza

Autour du Château de Valmiera

Parc de sculptures au Château Turaida

Turaida médiévale

Dégustation à la ferme Juri

Au village de bois Eglava

Magnifique manoir Sventes Muiza

Sur la rivière Gauja

Céramique noire

Au Musée du verre Livani

En habits traditionnels

Bâtons de marche

Art nouveau à Riga

Hôtel Avalon, Riga

La plus petite église du pays

Parc de sculptures religieuses

Poupée de Vladlena

Basilique d'Aglona

Palais Dikli

Spa Hôtel Ezeri

"Black smoke" sauna

L'étang aux nénuphars

Branches de bouleau

Caviar au marché de Riga

Microbrasserie Valmiermuiza

Dégustation de vin Daritava, grotte Lustuzis

Usine de balles à fusils, Daugavpils

Bain de pieds, Parc des sens

Aérodium à Sigulda

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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