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Tunisie

Malaga 

La maison natale de Picasso, une cathédrale « manchotte » que l’on a mis 250 ans à construire, un forum romain et deux citadelles maures : vous trouverez tout cela à Malaga, avec en prime de belles plages de sable jaune. 

Deuxième ville d’Andalousie, Malaga est une ville portuaire située sur la Costa del Sol, au sud de l'Espagne. C’est une destination parfaite pour ceux qui veulent fuir l’hiver et explorer autre chose que la Floride.

Picasso, bien présent en ville 

Même s’il a quitté dès l’âge de 10 ans cette ville où il est né, l’artiste est bien présent partout ici.

Surtout au Musée de Picasso, le meilleur endroit pour en apprendre davantage sur le grand artiste. Il ne faut surtout pas manquer de se munir de l’audio guide (gratuit) et monter à l’étage où se trouvent plusieurs de ses œuvres, tant peintures que sculptures.

Des expositions thématiques occupent souvent le rez-de-chaussée. Lors de notre passage, une exposition Picasso/Fellini s’y tenait. Très intéressante puisqu’elle portait sur les rencontres imaginaires entre ces deux grands artistes, qui ne se sont d’ailleurs jamais rencontré, sauf par leurs œuvres.

Le Palais Buenavista qui abrite le musée est aussi remarquable. Ses escaliers, planchers et plafonds sculptés et travaillés de bois sombre contrastent avec le blanc des murs, murets et arcades. Edifice de la Renaissance, il a été agrandi à la manière d’un village traditionnel d’Andalousie et mène à la forteresse de l’Alcazaba et au théâtre romain.

D'impressionnantes forteresses maures

Perché sur une colline dont il épouse très harmonieusement la forme et dominant le paysage urbain moderne, l'Alcazaba est un impressionnant ensemble d’édifices construit entre le VIIIe et le XIe siècles. Il constituait la forteresse de l’élite arabe musulmane qui régnait alors sur la cité.

Le palais érigé au centre est bien protégé par les murs entourant la forteresse, il a fait l’objet d’une restauration importante en 1930 et abrite une exposition de céramiques et poteries musulmanes. Trois cours et patios se suivent à l’intérieur du palais ou arcades et colonnes sculptées sont remarquables, tout comme les pierres au sol qui constituent souvent de véritables tableaux.

Tout derrière l’Alcazaba, encore plus haut sur la colline, se dresse une autre citadelle massive, le Castillo de Gibralfaro, un autre vestige du règne maure.

D’ailleurs sur ces collines de nombreux sentiers sont aménagés pour les randonneurs qui peuvent y apercevoir aigles et sangliers à l’occasion.

Flâner sur la Plaza de la Merced 

En redescendant de la colline, on se rend sur Plaza de la Merced, l’une des places les plus agréables de la ville. On s’y rend pour voir la maison natale de Picasso (coin Merced et Gómez Pallete), faire le tour du marché public ou simplement flâner sur une jolie terrasse en savourant tapas et bière locale avant de s’aventurer dans quelques boutiques aux alléchantes devantures.

Admirer la « manchotte »

Un arrêt obligatoire ! Imaginez, il a fallu plus de 250 ans pour construire l’imposante cathédrale de l’Incarnation de Malaga ! Ce qui explique le mélange de styles architecturaux de l’édifice. Entreprise en 1528, l’architecture du bâtiment principal est de la Renaissance, alors que la façade est de l’époque baroque. C’est l’une de ses tours encore bizarrement inachevée qui lui vaut le surnom de Manquita (manchotte).

Un palmier sans fin

Sur le chemin de retour au port, on emprunte le Palmeral de las Sorpresas (palmier des surprises). C’est une installation signée par la firme d’architectes Junquera, inauguré en 201, conçue pour embellir le port. Une charmante réussite qui nous laisse un souvenir agréable, celui d’avoir marché sous un palmier qui semble sans fin avant de se rendre au navire pour continuer nos explorations sur d’autres rives.
 

Christiane Théberge


 

Théâtre romain 

L'Alcazaba

Cathédrale de l'Incarnation

Le Parmeral de las Sorpresas 

 

 

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