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GEORGE AYOUB
Gentleman voyageur, ce George Ayoub. Avant même de parler voyage euphorique avec celui qui préside Bogeydom Licensing et collabore avec Tristone International, entre mille autres choses, on se rend compte qu’il fait chaque année quasi le tour du monde, tant virtuellement qu’en chair et en os. Son travail depuis le début de sa longue carrière, malgré qu’il soit encore loin de la retraite: tantôt promoteur en ventes internationales, tantôt coproducteur, tantôt dénicheur d’excellents films partout dans le monde pour les faire connaître… partout dans le monde.

 

 

Ainsi, bien qu’il soit basé à Toronto, il travaille virtuellement à Londres, Los Angeles, Budapest, Sydney, Tokyo et Zurich. De plus, il se déplace dans les plus grands festivals du film, donc à Cannes, Toronto, Tokyo, Berlin, Buenos Aires, Sundance, Valence et autres villes qui font rêver pour elles-mêmes comme par les films qui y sont présentés en première.

Fort sympathique et épicurien cultivé originaire d’Égypte, George Ayoub est arrivé tout jeune à Los Angeles, la ville du cinéma. Il en a fait sa vie. Pour lui, ce n’est pas de la fiction. Il vit la vie qu’il s’est vraiment imaginée.

 

Euphoria  – Quelle destination a constitué pour vous un voyage personnel vraiment euphorique?

George Ayoub  – J’adore les volcans de l’Équateur. Je me suis souvent rendu au volcan Otavalo, situé à quelques heures de route de Quito. Ce coin de pays en compte toutefois sept, qui surplombent une grande vallée tout aussi spectaculaire. Le plus majestueux de ces volcans est le Cotopaxi (voir autre article d’Euphoria). J’aurais bien voulu les escalader tous, mais la haute altitude est très difficile à supporter à moins qu’on y demeure longtemps et que notre corps s’y habitue. C’est une région à prédominance Quechan. Qui plus est, les Indiens des Andes sont des artisans accueillants, tellement attachants. Et leur façon de marier la religion catholique aux religions locales est très particulière.

Euphoria – Quel voyage professionnel s'est avéré le plus marquant?

George Ayoub – Mon voyage d’affaires préféré, c’est à Hong Kong. Notamment pour sa situation sur la baie et pour les îles à proximité. Mais j’avoue que je suis toujours très excité par les gigantesques néons, et toute l’énergie qui se déploie partout, du matin jusque tard dans la nuit. C’est tout de même une culture très éloignée de la nôtre, Nord-Américains, et ce qui est encore plus fascinant est cet amalgame, réussi à mon avis, de culture chinoise et de tradition britannique. On y trouve aussi bien le très bon goût que le très mauvais goût,  et une excellente cuisine que l’on savoure d’abord, pour ensuite se demander ce que l’on vient de manger… Une ville d’excès? Assurément.

Euphoria – Quel film illustre le mieux une ville ou un pays que vous adorez déjà ou que vous voudriez visiter justement parce que vous avez vu ce film? 

George Ayoub – À bout de souffle, de Jean-Luc Godard, pour Paris;  La Dolce Vita, de Federico Fellini, pour Rome; Topkapi, de Jules Dassin, pour Istanbul;  Lucia Y El Sexo, de Julio Medem, pour Ibiza.

Euphoria – Si vous produisiez un film mettant en vedette un endroit fascinant, vraiment pas banal, ce serait lequel?

George Ayoub – Faire un film consiste souvent à tricher à propos des lieux. Il y a tellement d’endroits magnifiques par ailleurs. Je n’utiliserais jamais un seul lieu, comme je ne prendrais  jamais qu’une seule photo.

Euphoria – Que recherchez-vous la plupart du temps lorsqu'il s'agit d'un voyage d'évasion ou de repos?

George Ayoub –  Premièrement, je voyage si souvent que je ne prends presque jamais de vacances là où j’ai à voyager pour affaires. Pour me reposer, je vais dans une maison que nous achèterons peut-être un jour à Terre-Neuve,  ou nous allons en visite chez des amis dans différentes villes. Pour l’évasion, je cherche toujours une destination dont la culture est différente de la mienne. Par exemple, bien que magnifiques, l’Europe, Hawaï et l’Australie sont trop semblables à l’Amérique. J’aime bien aller au Mexique, au Vénézuela, aux Philippines, et oui… à Terre-Neuve!

Euphoria – Quel voyage rêvez-vous de faire? 

George Ayoub –  Les voyages que je voudrais faire tandis que je suis encore assez en forme physiquement, impliquent l’escalade de montagnes, et même me rendre à Roraima, l’île perdue, au Venezuela, ou descendre au fond de la mer. Aller visiter le Titanic en eaux profondes  ne serait pas vraiment intéressant car on a vu tant de documentaires à ce sujet. En fait, je rêve de découvrir un trésor loin dans la mer, là où l’esprit a tant d’espace qu’il ne peut faire autrement qu’altérer notre perspective sur la vie.

Vraiment «tripatif»… ce Gentleman voyageur.

Entrevue et rédaction: Sylvie Berthiaume

Volcan Cotopaxi 

Hong Kong

Istanbul

Green Island, Terre-Neuve

 

 


 

 

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