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Double défi sur le Kili

Fiançailles ou lune de miel sur le toit de l’Afrique

Se rendre en Tanzanie, le plus grand pays d’Afrique de l’Est, pour gravir les 5 895 mètres du Kilimandjaro, «le Kili» comme l’appellent les intimes, c’est en soi un grand défi que se donnent chaque année des centaines de personnes de tous âges, majoritairement entre 25 et 35 ans, venant de partout sur le planète.  

On compte de plus en plus de couples décidant d’y consacrer leur lune de miel ou de se fiancer au sommet, pour ainsi relever un second défi dont l’issue constituera en quelque sorte un présage quant à la réussite ou l’échec de leur vie ensemble. Il y en a qui n’ont pas froid aux yeux! Chose certaine, cela promet d’être mémorable… 

Ceux qui «l’ont fait», une autre expression consacrée chez les randonneurs aventuriers ayant atteint le sommet Uhuru, comptent pour environ 70 %. Ceux qui n’y parviennent pas sont surtout victimes du mal de l’altitude, car le Kili n’est pas une montagne très difficile à vaincre. Bien sûr, il faut aimer et s’estimer capable de marcher au moins 5 heures par jour, durant au moins 5 jours, mais les 6 routes offertes ne sont pas très abruptes. Ce qu’il faut d’abord et avant tout : beaucoup de détermination, un excellent cœur et des poumons d’acier (sans mauvais jeu de mots).

De + 30 Celsius à – 10 C… sous la couette

On s’en doute, dans ce genre de voyage romantique, il faut oublier la couette douillette et les ébats durant toute la journée… On dort sous la tente, on se lève tôt et on se couche tôt. Il faut aussi s’attendre à vivre tous les états de transe ou de frissons, puisque l’on quitte gaiement la plaine à + 30 Celsius humides pour aller se faire photographier devant le panneau de signalisation du sommet à -10 Celsius, après avoir marché tantôt sur toutes sortes de sols parfois désertiques, ensuite sous des arbres géants, puis sur de la glace et enfin, peut-être même après avoir bravé une tempête de neige. Mais rien ne nous empêche d’apporter une bouteille de champagne … pour le sommet, car il n’est pas recommandé de boire de l’alcool dans les 24 heures de l’ascension, pour éviter le mal de l’altitude.

Des témoins, que l’on soit en privé ou en groupe

L’expédition peut se faire en privé ou en petit groupe de 12 personnes au maximum. Zaratours prend soin le plus possible de former des groupes d’âges similaires ou partageant les mêmes intérêts. Ainsi, des groupes de célibataires, ou de familles ou de couples peuvent être formés.

Mais on ne saurait partir sans les témoins, absolument indispensables : un guide, trois porteurs pour chaque marcheur, et un cuisinier. 

Chapeau bas pour eux, car ils travaillent tellement fort: ils transportent tout le matériel pour dormir et manger, même des tables et des chaises car, afin de conserver la montagne intacte, il n’y a pas de campements permanents. 

C’est pourquoi il importe de choisir un tour opérateur qui paie les porteurs sans prendre de commission ou d’insister pour que les clients donnent de bons pourboires aux porteurs. 

C’est le cas de Zaratours qui a de plus créé une société sans but lucratif pour protéger les porteurs de Tanzanie et qui, pour leur venir en aide, a mis en place un programme d’éducation en plusieurs volets, ainsi qu’un programme des plus pratiques, afin que toute personne souhaitant envoyer des vêtements chauds (neufs ou usagés) aux porteurs puisse le faire sans difficulté et à peu de frais. En effet, Zaratours a un bureau à Toronto, au Canada, où l’on peut acheminer ces biens, que le tour opérateur expédie ensuite à ses frais en Tanzanie.

Avant et après l’expédition

L’autre volet de l’hébergement est l’hôtel compris, avant et après l’expédition. Le Springlands Hotel, propriété de Zaratours tout comme les véhicules de transfert, est situé tout près de la montagne. Il s’agit d’un hôtel très propre, confortable et efficace: tous les clients sont là pour le Kili. Le personnel avenant et souriant va toujours au devant de nos besoins. Des séances d’information sont organisées la veille de chaque départ. La nourriture est excellente.

Comment se préparer au Kili

La seule manière d’éviter le mal de l’altitude est de prendre des pilules sur ordonnance, 48 heures avant même d’arriver au pays. Fait à souligner à grands traits : trop de personnes ne commencent à les prendre que sur place, ce qui est la cause de la plupart des malaises et des abandons, parfois même dès le premier jour d’ascension… On ne saurait donc trop insister sur cette mesure de base. 
Ensuite, l’idéal est de choisir la route la plus longue, qui favorisera l’acclimatation graduelle. L’expédition pourra alors se faire sur 7, 8 ou même 9 jours, mais on est alors plus certain de réussir.

Comme pour tous les pays d’Afrique, il faut passer dans une clinique du voyage quelques mois avant de partir, afin de se faire vacciner contre certaines maladies, dont, obligatoirement, la fièvre jaune. Pour ce qui est de la malaria, de simples pilules sont requises, mais il faut absolument demander au médecin de prescrire celles qui ne causent pas de nausée, même si elles sont plus dispendieuses. 

Le site Web de Zaratours présente bien les caractéristiques de chaque itinéraire ainsi que tous les conseils sur la santé et sur le menu matériel que l’on doit apporter, bien que le gros matériel soit déjà inclus dans les forfaits.

En guise de récompense…

La récompense suprême est évidemment l’atteinte du sommet, pleurs de joie compris. Habituellement, les gens prennent une journée de repos au Springlands Hotel avant de reprendre l’avion. 
Plusieurs cependant, prennent quelques jours de plus pour faire un safari, un vol en montgolfière au-dessus de la vaste plaine du Serengeti, ou une visite dans un village traditionnel Massaï. 

Nous le recommandons grandement : ce sera d’ailleurs l’objet de notre Euphorie du mois de mars prochain.

Combien?

Avez Zaratours, les forfaits comprenant hôtel-transferts-repas-personnel et matériel d’excursion sont à un prix très raisonnable, moindre que l’on pourrait s’imaginer. C’est le transport aérien qui est dispendieux. Selon les compagnies aériennes : entre 2 000$ et 4 000$, dépendamment de la période de l’année. 

Quand? Ce qu’il faut savoir

Pour l’expédition sur le Kili ou un safari, on peut y aller n’importe quand, mais idéalement, entre le 15 janvier et le 1er mars.

La grosse période de pluie va de la mi-mars au début de mai. C’est de décembre à février qu’il fait le plus beau et chaud, mais la période la plus dispendieuse est du 15 décembre au 10 janvier.

Sur le Kilimandjaro, la neige est présente, à l’année longue.

www.zaratours.com
www.kilimanjaro-porters.org
Bureau de Zaratours au Canada (vêtements pour les porteurs): 416.994.8025

Notre hébergement au Springlands Hotel nous a été offert par Zaratours.  Nous les en remercions.

 Sylvie Berthiaume

Au sommet,enfin!

Photo:Yvonne Leung

 

 

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