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Morelia Mexique

LE RÊVE D'UN UTOPISTE: LA ROUTE DE DON VASCO - Un périple de 150 kilomètres à travers l’État du Michoacán, au cœur du Mexique, nous dévoile tout un pan de l’histoire, des traditions et de la culture de dizaines de villes et de villages influencés par les indiens Purépechas.

Parmi les 62 différents groupes ethniques vivant encore au Mexique, ils occupaient une grande partie de cet État, bien avant l’arrivée des Espagnols et en constituent, encore aujourd’hui, l’âme et les gardiens de riches traditions.

Nous y verrons ce qui reste du rêve de Don Vasco, cet utopiste que les Purépechas appelaient affectueusement « Tata Vasco ». Débarqué en 1531 au Mexique, cet Espagnol troque alors sa toge de magistrat pour la bure de « protecteur des âmes et des corps » de ce peuple indigène, si ingénieux, qu’il découvre.

Ainsi, jusqu’à l’âge de 90 ans, il parcourra villages et hameaux faisant la promotion de l’égalité et du droit pour tous à l’éducation, aux soins de santé et au fruit de son travail. Il s’attaquera à y développer des communautés autour de la notion de travail et de vie communautaire, intégrant des savoir-faire ancestraux à des notions plus « modernes » de commerce. Les traces de son héritage foisonnent tout au long de ces villes et hameaux, qui constituent La Route de Don Vasco.

Point de départ: Morelia

Avouons-le, Morelia surprend d’entrée de jeu celui qui y vient pour la première fois!

Avec ses mille trésors de l'humanité, son million d'habitants, l’étonnante superficie de sa ville coloniale qui s’étend sur quatre kilomètres carrés et regorge de maisons, commerces, hôtels, édifices publics et religieux aux murs roses, aux fenêtres et portes ornées de grilles de fer forgé et où, même les lampadaires sont réglementés, cette capitale, érigée dans les années 1500, dégage vraiment un charme envoûtant.

Le jour, ses murs de pierre rose (en toba riolita) propagent une lumière exceptionnelle sous le soleil, alors que le soir, ses lampadaires couplés à un éclairage habile, illuminent son centre ville en y créant une atmosphère tout à la fois chaleureuse et discrète.

Ses larges avenues et rues étroites abritent tant de trésors architecturaux que même les plus grands amateurs d'architecture ne pourront tout explorer en quelques jours.

À tout seigneur, tout honneur

Débutons la visite avec le cœur de Morelia : sa cathédrale. Érigée au 18e siècle, elle est remarquable avec sa façade baroque de pierre rose, les pilastres et reliefs de son intérieur, son immense ostensoir en argent pur qui brille sur son autel, ainsi que son orgue de 4 000 tuyaux. Ses deux tours de 70 mètres, qui peuvent être vues de partout, font d’ailleurs partie de l’image de marque de cette ville, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Tout à côté, s’étend la Plaza de las Armas, un grand parc public, qui longe l’avenue Madero, large avenue qui traverse la ville de part en part.

Il faut voir cette artère envahie par des milliers de personnes venues célébrer l’anniversaire de naissance de Morelos, considéré comme un héros national de l’indépendance par les Mexicains et natif de Morelia. Fanfares et militaires au garde à vous succèdent aux groupes de jeunes de diverses écoles de la ville défilant devant les édifices décorés aux couleurs du drapeau mexicain. Une foule bigarrée en liesse s’agglutine sous des parapluies bleus, rouges ou jaunes, aux couleurs des candidats aux élections (nous y étions en pleine campagne électorale), arborant ballons et t-shirts aux mêmes tons.

En face de la cathédrale, l’ancien séminaire qui abrite maintenant les bureaux du Gouverneur de l'État mérite un coup d’œil. On peut accéder à la cour intérieure, dont les murs sont couverts de magnifiques murales illustrant l'abolition de l'esclavage et autres pages de l'histoire de Mexico. Remarquables œuvres d’art!

Autre « landmark » de Morelia : son aqueduc. Cette étonnante construction érigée au 17e siècle et utilisée jusqu'au début des années 1900, longe, avec ses 200 arches, une partie de la vieille ville, de la Plaza de los Mártires jusqu’à la Plaza Villalongin, où l’on peut admirer la magnifique fontaine de las Tarascas, un hommage aux femmes indigènes. À ne pas manquer, face au square, où trône une statue de José Maria Morelos y Pavón, l’église de Guadalupe, construite au début des années 1700. Son style ne peut être qualifié, mais l'intérieur, très orné de dorures qui contraste avec les murales de Pedro Cruz, presque modernes, dégage un cachet intéressant.

Depuis sa construction Morelia a toujours abrité monastères et couvents, églises et collèges. La ville demeure encore aujourd'hui une importante ville du savoir, une de ses principales sources d’économie lui venant de son réseau de l'éducation.

Haltes intéressantes

En plus de ses lieux de culte et de savoir, elle abrite aussi de nombreux musées. Histoire, masques, art religieux, art contemporain et même un Musée du bonbon, qui constitue un arrêt intéressant. On peut, non seulement y goûter, l’ate, ce bonbon traditionnel – sorte de gelée à base de pulpe de fruit - dont la recette et la technique vient des indiens, et que les Dominicaines ont popularisés au début du 18e siècle. Installé dans l’un des édifices néo classique, ce musée, dont les murs sont tapissés de photos anciennes de la ville, nous permet même de découvrir que le Burger King est installé dans l'une des plus vieilles maisons de la ville… preuve que même les meilleures politiques patrimoniales ont des limites!

De nombreux squares constituent autant de haltes intéressantes et … bienvenues, tant pour nos pieds malmenés par les pavés que pour y trouver un peu de fraîcheur et de verdure, un jus de fruit ... et pourquoi pas une bonne bière fraîche locale!

Une ville très moderne, avec ses centres commerciaux florissants, ses bars branchés, ses restaurants - où l’on vous offre même des sushi mexicains - et ses quartiers résidentiels qui poussent à vue d’œil, entoure littéralement la vieille ville coloniale. Vous y trouverez aussi un cinéma VIP, où confortablement installé, vous pourrez déguster un repas complet, tout en savourant votre film préféré.

Destination Pátzcuaro

Après une quarantaine de kilomètres sur une autoroute bordée de champs brillants de mirasoles, ces petits tournesols jaunes, et de bosquets de fleurs blanches et bleues, nous optons pour un léger détour vers Tupátero.

Tupátero

Ce tout petit village se loge tout au bout d'une route en retrait de l’autopista. Route bordée de champs de maïs, encerclés de montagnes tantôt vertes, tantôt rouges ou or, couleurs de cette terre qui sert aux constructions. Magnifiques paysages qui se continuent jusqu’à la place centrale, elle aussi débordante de verdure, et qui donne sur une église du 18e siècle, le Templo de Santiago. Son magnifique plafond à caissons et son riche retable d’or d’origine contrastent avec le plancher fait de simples planches de bois usées. En cette fin d’après-midi, femmes et enfants s'y retrouvent, le temps d’une prière, et les enfants transforment rapidement les alentours de l'église en terrain de jeu.

Village magique

Après cette charmante escale, Pátzcuaro, nous attends, une dizaine de kilomètres plus loin. Après Morelia, ce sera l'une des villes les plus intéressantes de notre itinéraire. Elle fait d’ailleurs partie de la liste des Pueblos Mágicos: une quarantaine de villes désignées par l’Office du tourisme mexicain comme des places emblématiques qui tirent une fierté particulière de leur culture, cuisine, architecture, artisanat, musique et autres traditions et visent à les préserver. Santa Clara Del Cobre, que nous visiterons plus tard, fait aussi partie de cette liste sélecte.

Conçue pour le commerce

La place centrale de Pátzcuaro, le Quiroga Square, où trône une immense statue de Don Vasco est différente de celle des autres villages environnants, qui ont toutes une église comme point central. Pátzcuaro a été planifiée comme ville commerciale et la vingtaines de maisons de style baroques, typiques de l'architecture de cette ville avec portails, patios, balcons de fer forgé, pilastres, arches, colonnes, corniches et guirlandes fleuries sculptées dans la pierre, étaient dédiées au commerce ou habitées par de riches marchands. Aujourd'hui, la mairie y a pignon sur rue, tout comme quelques hôtels de charme. Au rez-de-chaussée de plusieurs de ces maisons remarquables, restaurants, boutiques et ateliers d’artistes se sont aussi installés.

Square très animé avec ses expositions d’art et ses kiosques de produits artisanaux où l’on peut se procurer tissages, vêtements brodés, laques, poteries et bijoux, jouets en bois et meubles. Sans compter un épis de maïs bien chaud ou une glace bien froide aux saveurs exotiques. En prime, nous aurons droit à une représentation de la fameuse danse locale Danza de los Viejitos (danse des vieux).

Il faut se promener dans les rues de pierres étroites de cette charmante ville et revivre son histoire. Y voir le vieux couvent de Santa Catarina, maintenant connu comme la Casa de los once patios (même s’ils ne sont en fait qu’au nombre de 5), voir les artistes et artisans à l'œuvre dans leurs ateliers, anciennes cellules de sœurs Dominicaines au 18e siècle.

Le premier hôpital et école (1540), le Collège Saint-Nicolas, maintenant le Museo de Industrias y Arts Populares, avec sa collection d'images religieuses, El Sagrario (l’hôpital de Sainte-Marie), tout comme l’Église de la Compagnie de Jésus, à quelque pas, la Basílica de Nuestra Señora de la Salud, dont la construction débuta en 1554, méritent la visite.

Adieu termites!

La statue de la patronne de Pátzcuaro, la Vierge de la santé, tout comme quelques autres qui ornent les églises locales, est réalisée selon une technique particulière qui assure sa conservation et sa facilité de déplacement. Cette technique appelée « Tatzingueni » permet de réaliser des sculptures avec un mélange de pulpe de maïs, de jus de cactus et de plâtre. Ces œuvres y gagnent en légèreté et en durabilité car, contrairement au bois, elles ne sont pas attaquées par les termites.

En fin de soirée, on s’offre une pizza Margarita, à la charmante pizzeria installée sur Quiroga Square, où flânent encore quelques amateurs attirés par le romantisme dégagé par l’endroit - éclairé après tout par la pleine lune -  et par le son de l’accordéon de notre ami Arturo Solis, qui a troqué ses pinceaux le temps d’une soirée pour nous jouer « La vie en rose ». On se croirait sur un autre continent... si ce n’était de quelques balades mexicaines qui nous ramènent rapidement sur place!

Tout autour du Lac Pátzcuaro

Les villages, installés tout autour du lac et sur les îles qui y poussent, abritent une soixantaine de communautés de Purépechas et témoignent encore du style de vie de ce peuple indigène.

Santa Fe de la Laguna

On découvre ici le premier Huatápera (hôpital) du Michoacán, tout comme l’église Saint Nicolás de Bari, sur la place centrale où se tient le marché local. Au centre de la place veille comme il se doit, une statue de Don Vasco et tout autour, ateliers et boutiques occupent les minuscules échoppes sous les arches.

Le village tire beaucoup de fierté du fait d’être l’une des plus anciennes communautés purépecha, et les femmes l’affichent fièrement en portant jupes à plis, tabliers colorés et châles à rayures, qui leur servent tout autant à porter un bébé, qu’à y mettre leurs emplettes : poisson blanc, pain, pozole ou charales.

D’une coutume locale voulant que les familles prennent tour à tour la responsabilité d’entretenir l’hôpital, tout en cuisinant, une coopérative de femmes est née. Elles produisent de l'artisanat traditionnel, utilisé dans les restaurants, hôtels et cuisines, tout en offrant des spécialités locales, dont l'atole, boisson traditionnelle à base de maïs. 

Ici, plusieurs villageois sont des potiers accomplis. Le Grande Maestro del Arte Popular Mexicano, Nicolas Fabian Fermin, nous accueille bien volontiers dans son atelier et nous donne l’occasion d’expérimenter cet art, pour notre plus grand plaisir. Ce que vous pourrez également faire moyennant une petite contribution de 100 pesos pour une heure. De plus, vous repartez avec votre « œuvre d’art »!

Santa Clara Del Cobre

Les Purépechas ont extrait le cuivre des montagnes environnantes depuis des temps immémoriaux pour en fabriquer outils et ornements, donnant naissance à une industrie encore très florissante dans ce village, même si les mines ne sont plus actives.

Le bruit des marteaux lui, y est toujours présent! Chaque maison abrite un atelier où l’on façonne et martèle ce matériau pour lui donner la forme de baignoires, vasques, urnes, casseroles et autres objets utiles et décoratifs.

Il ne faut pas manquer de visiter le Musée national du cuivre pour admirer des pièces exceptionnelles, mais aussi pour constater l’habileté de ces artistes qui, à partir d’une unique feuille de cuivre, tout juste sortie du four, façonnent ces magnifiques pièces aux chauds reflets.

Quelques galeries plus importantes, tout comme La Casa Felicitas, offrent, en plus de leurs produits, une démonstration de fabrication de pièces en cuivre, à laquelle vous pouvez participer, histoire de comprendre qu’on ne s’improvise pas dinandier du jour au lendemain!

En effet, il faut les voir debout, tout autour de la feuille de métal brûlante, avec leurs marteaux qui frappent tour à tour dans une séquence parfaite pour en faire une feuille malléable à laquelle ils pourront donner la forme voulue. Une extraordinaire démonstration de rythme et de force!

Si vous avez toujours rêvé de cuisiner dans une magnifique casserole en cuivre, alors n’hésitez pas. C’est l’endroit pour satisfaire ce rêve, car elles sont vraiment offertes à des prix défiant toute concurrence. Quelques beaux spécimens brillent d’ailleurs dans notre cuisine…

Uruapan

Capitale mondiale de l’avocat. C’est, après Morelia, la ville la plus populeuse de l’État du Michoacán et la plus grande productrice d'avocats au monde. D’ailleurs, on nous dit que ce fruit constitue la principale exportation du Mexique avec plus d’un million de tonnes par année. Et saviez-vous qu’il y avait 5 grosseurs d’avocats?

Considérant qu’un avocatier donne 3 tonnes de fruits au cours de deux récoltes annuelles, en juin et décembre, on peut facilement imaginer que le paysage autour de la ville soit constitué de larges fermes d’avocatiers.

Ce paysage de vertes forêts, fermes et montagnes, contraste avec la ville moderne où le béton prédomine et qui se développe rapidement autour d’un petit centre historique, où on trouve encore quelques intéressants monuments historiques.

Uruapan est aussi connue pour son grand Parc national Lic. Eduardo Ruiz qui s’étend sur plus de 450 acres et constitue une réserve écologique importante traversée par la rivière Cupatitzio, qui fournit eau potable et électricité à la région.

Nous coucherons d’ailleurs aux portes de ce parc à la Mansion Del Cupatitzio, un bel hôtel aux jardins fleuris, aux murs ornés d’œuvres d’art et aux grandes chambres confortables.

Le Paricutín

Un autre élément, et non le moindre, contribue à former le paysage autour d’Uruapan: le volcan Paricutín. Lorsque ce volcan est entré en éruption le 10 mai 1944, il a englouti deux villages des alentours, San Juan Parangaricutiro et Angahuan, sous des tonnes de lave, touchant une centaine de familles. 

Angahuan a été reconstruit et constitue un village typique avec sa place centrale, ses hommes à cheval ou à poney et ses femmes et enfants arborant fièrement leurs vêtements brodés aux multiples couleurs.

Son église de Santiago est remarquable, tant par sa simplicité extérieure, que par ses décorations intérieures, simples mais nombreuses, et la piété de ceux qui la fréquentent. 

C’est de là que nous débuterons la balade à cheval qui nous mène aux ruines de l'église de San Juan Parangaricutiro, engloutie par le volcan, mais dont l’autel est miraculeusement demeuré intouché! Mais, selon ce vieil habitant d’un des villages engloutis, rencontré sur les lieux, le vrai miracle, c’est surtout qu’il n’y ait eu aucun mort!

Impressionnante balade à travers ces murailles de lave, immenses blocs gris et noirs qui tranchent avec la verdure du paysage qui les enserre. Le sentiment de désolation était d’autant accentué que nous y étions seuls, aucun autre touriste ne visitant le site.

Paracho

Olé! Un peu plus loin, c’est la capitale de la guitare qui nous accueille. Dès l'entrée de la ville, le message est sans équivoque! Une immense guitare trône sur un socle au milieu de la voie publique.

C'est la tradition sur cette route de Don Vasco que d'afficher, à l'entrée de la ville, la spécialité locale. Ici, une chaise en bois, indique que le village se spécialise dans la fabrication de meubles en bois; là un chaudron en cuivre pour, en s’en doute, Santa Clara Del Cobre, ailleurs, une immense poterie, etc.

Nous aurons le privilège d’admirer un maître fabricant de guitares, en pleine création. Installé dans l'exiguïté de son atelier, aménagé sous un escalier de sa maison, il s’affaire à créer les minuscules incrustations de bois qui orneront l’instrument qui sera, sans nul doute, une autre œuvre d’art, si l’on en juge par les guitares déjà terminées qui nous entourent.

C’est sur cette note que prendra fin notre périple sur cette Route de Don Vasco.

Quelques autres villages

Bien sûr, Il y a de nombreux autres villages à découvrir sur cet itinéraire. Il suffit de suivre la route, de se diriger vers la place centrale du village, qui sert de lieu de rassemblement à tout le village et est presque toujours aménagée en jardin. Sculptures et statues veillent devant une vieille église qui mérite presque toujours le détour. 

Tzintzuntzan: dernière capitale de l’empire Purépecha.

À voir : la zone archéologique de Las Yacátas, avec ses vestiges de pyramides qui datent du 12e siècle, son marché aux multiples artisans, le magnifique Monastère de Santa Ana et l’Église baroque de La Soledad.

Erongarícuaro : village érigé à l’ère préhispanique qui offre une vue exceptionnelle sur le lac Patzcuaro

À voir : le vieux monastère des Franciscains du 16e siècle, dont la cour est ornée d’une croix, cadeau de l’artiste français André Breton; sa place centrale typique bordée de petites échoppes offrant tacos, burritos et autres plats et objets de vie courante - difficile de résister aux odeurs alléchantes qui parfument l'air!

Délices locaux

Nous avons peu parlé des plats que nous avons savourés sur cette route de Don Vasco. C’est que nous y avons fait tant de découvertes que nous avons décidé d’y consacrer un article complet qui sera publié dans notre prochain numéro.

Il suffit de se rappeler que la cuisine du Mexique a été inscrite au patrimoine immatériel de l’UNESCO l’an dernier. Et ceci est dû, en grande partie, à la cuisine du Michoacán. Ici. la cuisine fait partie des traditions que les femmes propagent et transmettent. D’ailleurs, dans une famille, l’aïeule doit goûter aux plats préparés par les plus jeunes et donner son approbation, avant que l’on puisse les déguster.

Où coucher?

À Morelia : Hôtel Virrey de Mendoza : situé en plein cœur de Morelia, sur l’avenue Madero, à deux pas de la cathédrale. Magnifique édifice historique avec chambres confortables au cachet colonial. Demandez une chambre avec balcon, la vue en vaut la peine. www.hotelvirrey.com

Hôtel Casa Grande : hôtel boutique de 12 chambres installé dans une maison du 18e siècle, restauré magnifiquement avec terrasse offrant une vue imprenable, et presque magique en soirée, sur la cathédrale et le centre de Morelia. www.casagrandemorelia.com.mx

À Ucazanaztacua : Hacienda Ucazanaztucua : 
Voir notre article sous la rubrique: Sur mesure: hôtel.

À Uruapan : Mansion del Cupatitzio. www.mansiondelcupatitzio.com

Comment s’y rendre?

L’aéroport international de Morelia est facilement accessible du Canada et des États-Unis, grâce à des vols fréquents.

Sur place, il est facile d’y louer une voiture. Les routes sont sécuritaires, quoique nous recommandions de ne rouler que le jour (l’éclairage de nuit étant presque inexistant). Un système de minibus est bien développé, mais offre, bien entendu, moins de flexibilité.

Sécurité

Nous sommes ici assez loin des frontières où sont actifs les cartels, principalement responsables de la violence au Mexique. Jamais, nous ne nous sommes sentis menacés, même en soirée à Morelia ou Patzcuaro, où nous avons pu déambuler en paix et savourer la douceur des soirées.

Et la mer?

La Route de Don Vasco est, bien entendu, un voyage de découvertes, à saveur culturelle, qu’il est toutefois possible de coupler avec un séjour à la mer. Pourquoi pas une semaine d'immersion culturelle et une semaine sur la côte du Michoacán bordée de plages magnifiques, souvent presque désertes, ou encore les plages plus connues de Ixtapa-Zihuatanejo, qui ne sont qu’à 3 ou 4 heures de route.

Après tout, pourquoi ne pas épicer un peu nos séjours à la mer? C'est ce que le Michoacán vous offre, dans tous les sens du terme, croyez-moi!


Christiane Théberge

Ce voyage a été réalisé à l’invitation du Conseil de la promotion touristique du Mexique que nous remercions chaleureusement.

À voir, autres articles : Hacienda Ucazanaztacua et la Fête des Âmes.

 


 


Ancien séminaire - Morelia

Plaza de las Armas - Morelia

Parade sur l'avenue Madero - Morelia

Casa de la Cultura (maison de la culture)

Fontaine de las Tarascas - Morelia

Au Musée du bonbon - Morelia

Interprète de la Pirecuas, chanson indigène inscrite au Patrimoine immatériel de l'UNESCO

 Sur la route de Tupátero

Retable d'or, Templo de Santiago, Tupátero

Quiroga Square, Pátzcuaro

Artistes se préparant à la Danza de los Viejitos

Église de la Compagnie de Jésus

Maison typique de Patzcuaro

Femmes portant rebozos(châles)

Dinandiers à l'oeuvre: Santa Clara del Cobre

Femmes parées pour la fête à Uruapan

Mansion del Cupatitzio, Uruapan

Le Paricutin

Église de San Juan au milieu du champ de lave du Paricutin

Caballeros à Angahuan

Maestro fabriquant de guitare à l'oeuvre

Christ "habillé" typique de la région

Zone archéologique de Tzintzuntzan 

 

 

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