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Guy Corneau

GUY CORNEAU
Pour l’exemplarité de son œuvre, il vient de joindre les rangs prestigieux de l’Ordre du Canada. Depuis 20 ans, il est renommé au Canada, dans les pays européens de la francophonie, et jusqu’au au Brésil et au Japon, entre autres, pour ses conférences et ouvrages de psychanalyse comme «Père manquant, fils manqué», «Revivre!», «Victime des autres, bourreau de soi-même», «Le meilleur de soi», «La guérison du cœur», «N’y a-t-il pas d’amour heureux», ainsi que pour les séminaires «Vivre en santé».

Après avoir étudié en Suisse durant 5 ans, ses œuvres ont rapidement connu un retentissement international, ce qui l’amène à voyager durant la grande majorité de l’année. Celui qui sait le mieux nous transporter dans les voyages intérieurs, nous livre ici des tranches de vie heureuses vécues à l’extérieur. Toujours au contact des gens… 

Euphoria  – Avez-vous une ou plusieurs euphories à partager avec nos lecteurs?

Guy Corneau   – Je voyage davantage pour le travail que pour le plaisir, mais c’est toujours un plaisir de voyager. J’allonge parfois le séjour pour découvrir la destination. Mais la plupart du temps, le peu que je voie en marge de mon travail, je le savoure pleinement.

J’aime m’échapper quelques heures pour aller voir un film, un spectacle ou une pièce de théâtre. Je me rappelle par exemple une soirée à Buenos Aires, qui compte des centaines de théâtre. C’est souvent un petit moment qui se transforme en grand moment.

J’ai adoré la Guadeloupe, sa convivialité, son climat, le court-bouillon dégusté sur la plage. Je suis allé souvent au Mexique, dans le Yucatan, qui nous offre une grande diversité de visions et d’expériences : les sites archéologiques, les cenotes souterraines, les plages et la mer, et les riches villas coloniales, par exemple. J’ai de plus un souvenir émouvant du site archéologique de Monte Alban dans l’État de Oaxaca, fondé par le peuple Olmèque, qui a atteint son apogée à l’époque zapotèque, entre 200 et 600 après Jésus-Christ.

Mais je dirais que c’est l’Inde qui m’a le plus impressionné, dont le désert du Rajasthan. L’Inde, «c’est trop tout» : d’odeurs, de couleurs, de gens, de beautés. C’est sensitif, spirituel, créatif. L’Inde nous surprend tellement. Ça nous sort de notre bulle. Ça nous brasse vraiment en profondeur. Ça change notre vie, notre façon de voir la vie.

J’ai bien sûr beaucoup aimé le Tibet, mais ses confrontations avec la Chine font mal à notre humanité.

Ah, mais il y a aussi le Liban, la Roumanie et certains coins des États-Unis.

Euphoria  – Plus spécifiquement dans le cadre de votre travail, un pays vous a-t-il marqué particulièrement?

Guy Corneau   – J’ai effectué une tournée au Japon, entre autres à Tokyo et à Nagano, lors de la publication de mes livres traduits en japonais, juste avant les Olympiques de 2010. Dans un temple, j’ai donné le séminaire sur «Père manquant, fils manqué», qui s’intitulait en fait «Fils et filles du silence». Ce thème interpelle grandement les Japonais, car les pères sont très absents dans ce pays où les hommes travaillent sans relâche. J’ai aussi observé que les Japonais fréquentent beaucoup les clubs sociaux.

Un moment magique fut le séjour chez un artiste peintre – car il est très rare pour un étranger d’être invité dans la maison d’un Japonais.

Voilà pour le côté exotique. Pour le côté «je me sens chez moi», pour trouver la sérénité et l’inspiration, c’est la Belgique. C’est venu avec le temps, puisque diverses circonstances ont fait en sorte que mon organisation s’est basée en Belgique. J’ai un rapport naturel avec l’esprit belge et j’ai pu développer de grandes amitiés. Et puis, côté paysages, j’adore les Ardennes.

À la fois chez nous, mais presqu’aussi loin, Vancouver avec ses saveurs asiatiques et françaises, ainsi que la majesté des Rocheuses et des canyons canadiens m’émeuvent énormément.
Toujours dans l’Ouest canadien, Calgary m’a beaucoup surpris, agréablement je dois dire.

Euphoria – Que dire de quelques moments suaves vécus à l’étranger?

Guy Corneau  – Lors d’une visite chez l’auteure Paule Salomon, j’ai fait la rencontre de son beau-père, un «Grand nez» européen, créateur de parfums, notamment chez Dior. Nous étions dans une maison sur les hauteurs de Cannes, dont les jardins étaient habités par des arbres originaires du monde entier. On m’a alors amené manger la meilleure pizza de Cannes, qui s’appelle… «La Pizza»!

Au Brésil, j’ai assisté à une cérémonie de candomblé, un rite religieux où des danseurs de tous âges dansent en cercle en maniant des bols de feu sans se brûler, et tombent en transe. Un autre jour, un ami thérapeute m’a invité à profiter du magnifique plateau de fruits, sans penser à me dire comment manger un fruit particulier duquel il ne fallait pas toucher à l’écorce, car cela paralyse les lèvres… j’ai eu très peur, mais cela n’a duré que quelques heures…

Côté bouffe, je suis en effet plutôt explorateur, mais toujours végétarien. En Égypte, j’ai mangé dans un boui-boui typique, un délicieux «kitcheri», plat du paysan, composé de nouilles, d’oignons et de lentilles.

Encore en Égypte, la lumière sur le désert, dans la Vallée de la Mort, puis les parfumeries en si grand nombre : on achète tout, même si on ne les porte pas.

À Tokyo, une promenade dans le jardin des Quatre Saisons. Aussi, j’ai pu voir des gens d’affaires importants participer à un grand repas traditionnel où de véritables geishas les accompagnaient. Rien à voir avec les restaurants pour touristes.

Dans le désert de Tunisie, dans le cadre du séminaire «L’homme au cœur du désert», j’avais invité l’astrophysicien Hubert Reeves. Le soir venu, en marchant ou en prenant notre repas, il nous donnait un cours d’astronomie : de soir en soir, il nous racontait l’univers, et il nous a même un jour réveillés à 4 heures du matin pour nous faire voir une comète, avec ses jumelles super puissantes.

Euphoria – Pour vous reposer vraiment, vous allez où?

Guy Corneau  – Pour me reposer, pas besoin de valises, au contraire. Je reste au Québec, si possible à la campagne pour méditer, contempler, me baigner.

Euphoria – Quels rêves de voyages entretenez-vous?

Guy Corneau– A court terme, c’est Hawaï qui m’attend, d’ici la fin de l’année.

J’ai hâte d’acheter mon «Billet tour du monde», pour voir la Nouvelle-Zélande, la Norvège, la Finlande, la Russie, le Sud-Ouest asiatique, le Sri-Lanka et Bali.

Sans travailler, juste pour voir les gens vivre, acheter dans les marchés locaux, et manger.

Merci Monsieur Corneau, pour l’humaniste que vous êtes, pour l’humanisme que vous partagez et encouragez dans le monde entier.

Pour en connaître davantage sur les publications ainsi que sur les conférences et séminaires de Guy Corneau :

www.guycorneau.com
www.productionscoeur.com
 

Entrevue et rédaction: Sylvie Berthiaume 

Théâtre à Buenos Aires

Monte Alban, Mexique

Désert du Rajasthan

Nagano, Japon

Vancouver

Brésil

Tunisie

 


 

 

 

 

 

 

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