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Tommy Schnurmacher

Tommy Schnurmacher
Vif et brillant comme l’éclair, il a rempli de son écriture imagée des colonnes de commentaires sur le théâtre, le cinéma et le monde du spectacle, durant 15 ans dans le quotidien montréalais The Gazette.

Depuis 17 ans maintenant, c’est son franc-parler et ses questions redoutées dans le domaine des affaires publiques qui se manifestent sur les ondes quotidiennes de la radio montréalaise CJAD.

Animer, affirmer, débusquer, débattre, illustrer, il sait faire. Amuser aussi. Et ne pas se prendre au sérieux, même quand il traite de sujets généralement qualifiés de très sérieux. Par exemple, il est l’auteur de plusieurs essais aux titres percutants et irrévérencieux : «Canada is not a real Country» et «Are we on yet? Insider secrets on how to hype your book, blog or business».

Autres exemples : lui qui a rencontré et interviewé les plus grandes personnalités canadiennes et internationales ne s’en vante jamais. Dans son cv, il préfère évoquer des anecdotes qui ramènent tout le monde sur terre : «Alors que, tout jeune, j’étais portier de nuit au Blakes Hotel de Londres, Alice Cooper m’a demandé de trouver un poulet vivant pour nourrir son serpent.» et «Meryl Streep m’a marché sur le pied lorsqu’elle s’est enregistrée au comptoir du Beverly Hills Hotel, à Hollywood.»

Il aime aussi s’exclamer devant ce que les humains et la nature font très bien. Ce mois-ci dans Euphoria, d’un ton ferme et sans détour, Tommy Schnurmacher nous fait faire quelques détours euphoriques en Amérique et en Europe. 

Euphoria  – Quels endroits visités avez-vous considéré littéralement euphoriques?

Tommy Schnurmacher  – Ce qui me vient spontanément à l’esprit :
Premièrement, la Côte d’Azur. Plus précisément Cannes, que j’ai visitée pendant le célèbre Festival international du film. Un plaisir tout simple, mais fabuleux : savourer longuement le café du matin en lisant le journal, devant le Carlton Hotel, face à la mer.

Deuxièmement, Paris. Plus précisément la Grande Dame. Jamais je n’aurais pensé être aussi impressionné en la voyant «en personne». Je marchais paisiblement dans un quartier résidentiel sans but précis, autre que regarder les demeures et les gens. Tout à coup, en tournant au coin d’une rue, j’arrive au-dessous d’elle! Majestueusement magnifique. J’étais très ému. Aucune photo professionnelle ne rend aussi bien sa beauté et sa grâce.

Troisièmement, l’Irlande. Plus précisément, en conduisant de Dublin à Cork, sur l’autoroute 2, à ma droite, surgissent les ruines d’un château. Je me suis arrêté et suis descendu de voiture. Il n’y avait absolument personne autour. J’ai pu arpenter ces ruines spectaculaires, fin seul. Une sensation indélébile.

Euphoria – Quelle extraordinaire rencontre avez-vous faite à l’étranger?

Tommy Schnurmacher – Plusieurs bien sûr, dans le cadre de mes fonctions. Mais de façon fortuite, dans la boutique de cadeaux d’un hôtel à Budapest, le grand journaliste et chef d’antenne, Walter Cronkite. Compte tenu de ma profession partagée avec lui, il est évidemment une idole pour moi. Moment transcendant, donc.

 Euphoria – Quel restaurant vous a le plus impressionné lors d’un voyage?

Tommy Schnurmacher – Tout ce que j’ai mangé au restaurant Le Moulin de Mougins, en France. C’était il y a 30 ans. Encore aujourd’hui - malgré que j’en aie connu des restaurants au Canada et ailleurs dans le monde! - je considère que c’est la meilleure table.

 Euphoria – Quel livre vous a fait le plus voyager?

Tommy Schnurmacher  – «The Children’s Gate», de Adam Gopnik. C’est rien de moins qu’un regard amoureux sur New York, d’un Américain qui a vécu longtemps au Canada et à Paris  et qui va revisiter la Grande Pomme.

Euphoria – Quel endroit du monde vous impressionne le plus dans votre domaine, le monde de la radio?

Tommy Schnurmacher – La plupart des stations de radio américaines. Je suis franchement abasourdi de constater que la politique américaine est pratiquement le seul sujet discuté en ondes, à longueur de journée. On dirait que pour les Américains, aucun autre sujet n’existe.

Euphoria – Dans quel pays rêvez-vous d’aller un jour?

Tommy Schnurmacher – Sans hésitation : la Toscane, en Italie. Toutes les photos que j’ai vues, tous les témoignages que j’ai entendus m’ont laissé bouche bée et m’y attirent irrésistiblement.

Euphoria – En vacances, quel genre de voyage préférez-vous faire?

Tommy Schnurmacher – Pour moi, il n’y a rien de plus reposant que le bruit de New York entrant par la fenêtre d’une chambre d’hôtel! C’est vrai. D’abord, je dors profondément comme un enfant, au son des klaxons et des sirènes des camions de pompiers et même des rumeurs ambiantes de la mégalopole.

Ainsi bien reposé, je m’amuse de longues heures à regarder passer les gens dans la rue.

Ce qui me délecte par-dessus tout, c’est ce qui est «off-off», donc off Broadway, off événements, off restaurants. Je recherche les artistes et les performances underground, moins connus, en émergence, dans les quartiers non populaires, les sous-sols et les banlieues.

Moins à l’écart, j’adore aussi flâner dans le Philosopher Park de Central Park, et plus que tout, m’asseoir dans le parc privé de Gramercy, entouré de maisons de ville qui n’ont pas changé depuis 100 ans au moins. Au fait, si je gagnais 50 millions de dollars à la loto, j’en achèterais une pour en faire ma propre station de radio…!

Ah, oui! Il y a aussi Key West, en Floride. J’y réside dans un établissement «couette et café», et de ma chambre j’admire un paysage et un décor qui n’a pas changé depuis 200 ans.

Finalement, on dirait bien qu'il  adore les extrêmes : ce qui ne change pas du tout, et ce qui change le plus!

Merci M. Schnurmacher. Au plaisir de vous écouter et de réfléchir avec vous, tous les jours de la semaine, de 9 h à 12 h, sur les ondes de CJAD, Montréal. Et de communiquer avec vous, via Twitter : @talkradiotommy.

www.cjad.com

 

Entrevue et rédaction: Sylvie Berthiaume

Hôtel Carlton, Cannes

La Grande Dame, Paris

Blarney Castle, Irlande

Moulin de Mougins, France


Toscane

Gramercy Park, New York

Key West  

 

 

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