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Denis Gagnon

DENIS GAGNON
Créateur de «sculptures mouvantes», remarquées et renommées bien au-delà des frontières québécoises et canadiennes, Denis Gagnon fait rêver les fashionistas, au féminin comme au masculin.

À peine 10 ans ont suffi pour qu’il se hisse au sommet, en toute humilité. Au Musée des beaux-arts de Montréal, après une première exposition mode sur le légendaire Yves Saint-Laurent, c’est à Denis Gagnon que le Musée rendait hommage… même avant Jean-Paul Gaultier.

Quoi dire de plus, sinon que personne au monde ne sait manier le cuir et les fermetures éclair mieux que lui. Et les lignes, donc!

Euphoria est fier de vous présenter un regard sur les voyages de Denis Gagnon, à travers ses lunettes iconiques.

 

Euphoria – En quel pays vous êtes-vous senti réellement euphorique?

Denis Gagnon  – J’ai vécu durant 3 ans au Maroc, où j’ai enseigné pour le Collège LaSalle, dans un programme financé par l’ACDI. Tout m’a impressionné.

La beauté de la nature : par exemple prendre un thé à la menthe à Marrakech dans une oasis, tranquillement au soleil, tout en admirant la montagne tout près enneigée au sommet, et où il est possible de skier. C’est comme irréel.

La nature, je l’ai aussi foulée du pied car je faisais partie du Club alpin français : j’ai donc fait beaucoup de randonnées. Je suis allé jusqu’en Mauritanie.

La plus belle médina, à mon avis, est à Fès.

C’est formidable de voir tant de belles architectures, les longs vêtements des hommes : un décor pareil depuis 300 ans et même plus. Seules les antennes paraboliques viennent gâcher le paysage.

Tout le monde devrait aller vivre un certain temps dans un autre pays que le sien. C’est ainsi seulement qu’on peut poser un regard lucide sur soi, que l’on peut s’enrichir.

Euphoria   Où avez-vous mangé le mieux?     

Denis Gagnon  – À Québec, il y a d’excellentes tables. Et je vais sans doute surprendre, mais dans Chelsea, à New York, il y a de très bons – et beaux - endroits où j’aime retourner.

J’aime bien me rendre à New York par train. C’est plus long qu’en voiture – 11 heures – cela permet de réfléchir et de voir de superbes paysages en route. Et puis, c’est merveilleux d’arriver en plein centre-ville et de partir à pied là où l’on veut.

Euphoria  Avez-vous un moment tout particulèrement surprenant à relater?

Denis Gagnon  – Il y a plusieurs années, quand l’expérience Paris-Plage a débuté. Presque tout le monde était nu…

L’Europe est beaucoup plus libérale, dans ce domaine en tout cas.

Euphoria – Dans quels pays trouvez-vous le plus d’inspirations pour votre travail en mode?

Denis Gagnon – Définitivement Paris et New York. Cela fait longtemps qu’elles sont des capitales de la mode, et elles maintiennent très bien cette réputation. Ils ont les moyens financiers de créer et ils le font bien.

Je vais voir toutes les collections, le plus d’ateliers possible, les foires, etc.

Saks, Fith Avenue est un musée en soi.

Euphoria  Où rêvez-vous de voyager?

Denis Gagnon – En Inde du Nord. Pour le dépaysement, l’éloignement aussi, et la cuisine.

Je suis un fan de pain nan… entre les suaves épices, bien sûr.

Euphoria  En vacances à l’étranger, à quoi préférez-vous vous adonner?

Denis Gagnon  – J’ai une soif de culture insatiable. Donc, beaux-arts, architecture, design, etc.

Et même la mode, je l’observe partout. C’est ma passion. Alors, ce n’est pas du tout du travail pour moi, n’importe où dans le monde.

Merci infiniment M. Gagnon d’avoir partagé avec nous votre passion et ces images.

Lecteurs d’Euphoria, empressez-vous d’admirer le style signé Denis Gagnon, en un clic :
www.denisgagnon.ca

 

Entrevue et rédaction: Sylvie Berthiaume

 

Fès

Marrakech

Vue sur l'Atlas

Hôtel Chelsea

Paris Plage

 

 

 

 




 


 

 

 

 

 

 

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