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Daniel Drion

STÉPHAN POULIN
Éminemment amoureux de l'humanité et de l’urbanité, Stéphan Poulin fait figure d’illustre voyeur... pour le bonheur de nos propres yeux. Il est photographe. De visages, d’art, d’architecture et de paysages, surtout urbains. Ce que tout voyageur voudrait être, n’est-ce pas ?

Depuis 25 ans, il a pu scruter sous toutes leurs facettes, tantôt du haut des airs, tantôt sur terre, tantôt en studio, des personnalités de différents domaines, de grands projets publics, des villes comme Montréal et Buenos Aires, et des environnements hors-du-commun, comme le Grand Nord québécois, le Cimetière de la Côte-des-Neiges et ses sculptures-hommages, ainsi que les grands événements-signatures de Montréal.

Ses photos sont recherchées par des magazines et des agences de publicité du Canada et d’ailleurs. Il a ainsi travaillé à Buenos Aires, au Brésil, en France et aux États-Unis.

Il voyage aussi par pur plaisir, bien sûr. Sans repos pour sa caméra, on s’en doute.

Voici donc pour les lecteurs d’Euphoria, quelques fruits de sa mémoire et de sa récolte photographiques.

 

Euphoria – Quel endroit du monde qualifieriez-vous d’euphorique pour vous ?

Stéphan Poulin  –  L’Argentine. J’ai vécu durant 12 ans à Buenos Aires, et j’y retourne chaque année, pour vivre un enchantement renouvelé.

Euphoria   Quel moment inoubliable avez-vous vécu en voyage ?   

Stéphan Poulin  – Au Brésil, j’ai loué un voilier et je suis parti seul en mer, avec mon fils, durant 10 jours. Nous avions pris un cours de voile, bien entendu. Nous nous sommes rendus à 400 km au Sud de Rio. Partout, sur les îles où nous avons accosté, l’accueil fut incroyable.

Euphoria  Lors d’un voyage professionnel, y a-t-il une expérience que vous aimeriez relater ?

Stéphan Poulin  –  À Sainte-Lucie, je participais à un séminaire sur la photographie, sans but précis par rapport à la destination. Mais j’ai alors rencontré Joe McNally, du magazine National Geographic. Imaginez les discussions si enrichissantes que nous avons eues, et les photos que nous avons prises des petites maisonnettes, de la jungle, des montagnes, du bord de mer.

Euphoria – Parmi les moments magiques que vous avez pu capturer, lequel vous vient-il spontanément à l’esprit ?

Stéphan Poulin – New York, vue d’un immense dirigeable. Ce qui est encore plus amusant est que ce n’était pas prévu. Je mangeais avec un ami lorsque nous avons vu un dirigeable. Quand je lui ai dit que j’aimerais beaucoup connaître cette expérience de vol, il a téléphoné aux pilotes qu’il connaissait et avec qui il avait déjà vécu cela. C’étaient justement eux dans le dirigeable. Ils ont accepté de me prendre les jours suivants : 3 journées de 8 heures au-dessus de New York. C’était fantastique. C’est véritablement un fait saillant de ma carrière et de ma vie.

On a refait le truc au-dessus de Toronto et de Montréal par la suite, avec les mêmes gens.

Euphoria  Etes-vous gourmand ou gourmet ? Qu’avez-vous mangé ou bu qui vous a plu en voyage ?

Stéphan Poulin – L’Argentine et la Patagonie sont reconnues pour les viandes. Lors d’une excursion de trekking dans le Sud, j’ai acheté un agneau. Je l’ai fait cuire «en croix» durant une journée. Délicieux et sain, puisqu’entièrement «bio». Le vin argentin ne s’en laisse pas imposer, de surcroît.

Euphoria  Quel genre de voyage faites-vous pour vous reposer ?

Stéphan Poulin  – Je fais de la photo depuis l’âge de 15 ans. Non seulement, je m’améliore toujours, mais j’y prends toujours davantage de plaisir. À Paris, bien qu’en vacances, je n’ai pu m’empêcher de faire de la photo 12 heures par jour. J’ai refait plusieurs fois les mêmes clichés, à des moments et avec des éclairages naturels différents.

À Cuba, pareil. Je n’avais même pas apporté mon maillot de bain… !

Euphoria  Quel rêve de voyage caressez-vous ?

Stéphan Poulin  – J’ai un voilier maintenant. Alors, j’aimerais avoir la possibilité de partir durant un ou deux ans.

Merci Monsieur Poulin, de partager avec nous votre passion de voyeur curieux et respectueux!

On peut en savoir plus sur ses publications en visitant sa page LinkedIn, en plus d’admirer quelques autres de ses fabuleuses photos, sur son site :

www.stephanpoulin.com

 

Entrevue et rédaction: Sylvie Berthiaume

 

Tango, Buenos Aires

Belle de Sainte-Lucie

New York

Toronto

Montréal 

Galeries Lafayette, Paris

Photos: Stéphan Poulin 

 

 

 

 

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