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Bolivie: l’amour au désert de sel

Pour un voyage de la Saint-Valentin à la fois romantique et très surprenant, le Salar de Uyuni est un lieu à inscrire sur la liste des choix d’une vie pour les amoureux très curieux pour qui «l’amour est le sel de la vie», plutôt que du chocolat savouré au lit.

Si on dit aussi que l’amour rend aveugle, eh bien, ce sont d’impressionnantes illusions d’optique qui les attendent au Salar de Uyuni.

Ce gigantesque plateau de sel, par endroits tout plat et craquelé, par d’autres orné de cônes de sel, permet en effet selon la saison, de prendre des photographies hallucinantes où les perspectives déjouent la réalité quand il ne devient pas littéralement un miroir.

Démesure quelle que soit la saison

Le Salar de Uyuni, c’est la nature dans l’une de ses formes extrêmes : il s’étend sur plus de 10 000 km carrés, à 3 600 mètres d’altitude, et produit, tenez-vous bien, 64 milliards de tonnes de sel, ainsi que 5,5 millions de tonnes de lithium. Il comporte également une ile de corail, Incahuasi, couverte de cactus candélabres, dont certains ont jusqu’à 1 200 ans.

On s’y rend en 4X4, avec l’un des nombreux tours opérateurs de la région. Red Planet Expédition, sans doute la compagnie la plus reconnue, offre l’aventure sur 4 jours et 3 nuits. 

De décembre à mars, c’est le miroir que l’on voit puisque le désert est en plusieurs endroits recouvert de 10 à 15 cm d’eau. Le reste de l’année, c’est le terrain blanc et sec qui prévaut.

À l’année longue, la température variable est plutôt confortable, sans extrêmes dans ce cas : entre 0 et 22 degrés Celsius.

Jusque sous la couette et sur la langue

Si vous réservez vous-même votre hôtel, sachez qu’il y a là deux hôtels faits entièrement de sel, la plupart du mobilier aussi. Le plus récent, luxueux et mieux équipé est le Palacio de Sal. Toutes les chambres sont de plus munies d’un solarium et d’une salle de bain privée. Pour les repas, il faut aussi avoir la dent… salée, car le sel est à la base des spécialités d’agneau et de poulet qu’on y sert.

Avant ou après le désert : Potosi

La ville la plus proche du désert de sel est Potosi, l’une des plus élevées du monde, à 4 000 mètres d’altitude. Son centre historique est inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Y séjourner, par exemple au typique Hostal Colonial Potosi, promet d’être un enchantement. 

Potosi est une ancienne ville minière – d’argent – ce qui a fait en sorte qu’aux 16e et 17e siècles, elle était la plus peuplée d’Amérique après Mexico. On peut encore visiter certaines mines du Cerro Rico (le mont Riche).

On profite du passage à Potosi pour déguster des breuvages uniques tels que le café des Yungas, la Singani - sorte de grapa bolivienne -, des bières locales, les vins Concepcion, ou l’alcool fort Chicha.

Côté cuisine, la bolivienne, très carnivore, se veut aussi variée que celles du Mexique et du Brésil.

De nombreux événements y sont organisés chaque année, entre autres dignes de mention : le carnaval de Potosi, le 1er mars, qui dure en fait deux semaines, et met en vedette les maisons coloniales très colorées, les mineurs et les femmes.

Pour plus d’action encore

Les plus intrépides voudront aller voir du côté du volcan Licancabur, à la frontière de la Bolivie et du Chili.

Et s’ils en veulent plus encore : le mont Huayna Potosi, s’érigeant jusqu’à 6 000 mètres peut être escaladé ou à tout le moins, être exploré dans le cadre d’une longue randonnée. 

Ne partez pas sans…

Médicaments contre le mal de l’altitude, bottes de caoutchouc résistantes au sel et à l’eau, verres fumés, et bien sûr, grosse carte mémoire-photos.

Recherche et rédaction: Sylvie Berthiaume
 

 

 

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