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Chan Cham Perou

L'Italie centrale   —    Aux portes du Mezzogiorno: la Toscane.

Toute en douces collines arrondies, c’est la région la plus verte d’Italie avec ses activités agricoles centrées autour du vin et de l’olive. 

Ville des arts depuis toujours

Florence, capitale de la Toscane, arrosée par l’Arno, est un véritable monument de la Renaissance avec son vieux cœur qui conserve un aspect médiéval. Une capitale mondiale des arts. Tout nous y rappelle les artistes exceptionnels qu’étaient Michel-Ange, Botticelli, Léonard de Vinci, Donatello, les architectes précurseurs tel que Brunelleschi, les poètes comme Dante et les politiques dont Machiavel.

Son cœur historique étonnamment compact se visite facilement à pied avec, comme point de départ, l’ensemble formé par le Dôme, véritable prouesse architecturale, le campanile et le baptistère avec ses célèbres « Portes du Paradis ».

Il ne faut pas hésiter à gravir les 463 marches qui mènent au sommet de la coupole du Dôme. Non seulement vous y aurez une vue spectaculaire, mais vous y prendrez conscience du tour de force architectural réalisé par Brunelleschi en 1463, lorsqu’il construisit cette coupole avec sa voute autoportante, la plus vaste à cette époque.

Il faut flâner dans le dédale des rues et ruelles étroites pour découvrir d’autres trésors de cette cité presqu’entièrement reconstruite à la Renaissance : ses palais, ses églises, ses marchés, ses places célèbres.

Ses palais, comme le palazzo Vecchio, ancien palais des Médicis qui borde la piazza della Signoria avec la galerie des Offices, s’avère l’un des plus beaux musées d’art du monde.

Ses églises, comme l’église Santa Croce avec ses fresques du Giotta, qui abrite de plus les tombeaux de Michel-Ange, Galilée, Machiavel et Santa Maria Novella, constitue un magnifique exemple gothique.

Ses places, comme la piazza della Signoria, véritable galerie de sculptures, mêlant originaux et copies, commémorent les grands événements de l’histoire de Florence. Parmi les plus connues : le David, de Michel-Ange - dont l’original à la fois monumental et délicat réalisé en 1504, se trouve à la Galleria dell’Accademia, rue Ricasoli, tout près - l’Enlèvement des Sabines, la Fontaine de Neptune…

Il vous reste un peu de temps libre? Suivez l’Arno pour y découvrir, entre autres, le célèbre et typique ponte Vecchio auquel s’accrochent des boutiques d’antiquités et de bijoux.

Et, tout comme Catherine de Médicis et Penelope Cruz, visitez l’Atelier de parfumerie et de pharmacie Santa Maria Novella. C’est un lieu unique, installé dans de superbes salles ornées de fresques avec vue imprenable sur le cloître séculaire du couvent des Frères Dominicains qui l’ont créée il y a un peu plus de… 400 ans. Crèmes de beauté, parfums, tisanes, bougies, eaux de toilette couvrent les étagères dans des emballages portant une signature très reconnaissable. Un peu cher, mais si unique!

Autre signature célébre 

Pise et sa tour penchée. Avec son bel ensemble architectural du Campo dei Miracoli, qui rassemble la célèbre et mystérieuse Tour penchée en marbre blanc, le prestigieux Duomo, avec sa chaire sculptée par l’architecte Pisano, son campanile, son baptistère qui allie les style roman et gothique et son cimetière, long édifice paléochrétien aux vastes arcades qui renferme de nombreux sarcophages.

Il faut aussi voir cette ancienne ville portuaire romaine, comme la ville de Galilée qui utilisa la tour, dont la construction a commencé en 1063, pour développer sa célèbre loi de la chute des corps et de l’accélération de la pesanteur.

Oui, les cars de touristes y sont légion! Des milliers d’amateurs de selfies s’en donnent à cœur joie devant la Tour penchée et cette place centrale est à peu près le seul intérêt de Pise. Mais qui veut venir en Italie sans voir ce célèbre monument? Oui, cela vaut le coup d’affronter la horde de touristes et les queues à la billetterie ou aux toilettes pour admirer cet ensemble magnifique qui semble, aujourd’hui, avoir surgi au milieu de nulle part.

Sur la route du vin

Continuons vers l’Ombrie en suivant la pittoresque route du Lac Trasiméno, bordée de vignobles.

Retour au Moyen Âge

Un court arrêt qui vaut décidément le coup d’œil pour se dégourdir les jambes et admirer un petit village typique du Moyen Âge, dont les murs de pierre en remparts, les ruelles fleuries et le château magnifiquement rénové et entretenu en font l'un des plus jolis bourgs d’Italie : Corciano.

Pérouse

Après un copieux dîner campagnard, nous rejoignons Pérouse, charmante ville étrusque. 

Son petit centre historique forme un bel ensemble gothique, avec sa piazza IV Novembre au centre duquel coule sa Fontana Maggiore, sculptée par Pisano au XIIIe siècle et son Palazzo dei Priori.

Mais Pérouse est aussi célèbre grâce à ses fameux chocolats « Baci ». Qui ne connaît pas ces fameux « baisers » italiens emballés d’un message d’amour dans leur gaine métallique au lettrage bleu. Depuis plus de 90 ans, ces délices italiens sont produits exclusivement ici à Pérouse. Inutile de dire qu’une dégustation s’impose! Et pourquoi pas une petite provision pour le voyage et pour les amis!

Assise

Nous continuons vers Assise, cité médiévale gracieusement étalée entre cyprès et oliviers, sur les pentes du Mont Subasio, au pied de la basilique Saint-François d'Assise. La basilique, lieu de pèlerinage érigé en 1253, est formée de deux églises superposées abritant d'imposantes fresques de Lorenzetti, de Giotto et de Martini, qui dessina également les remarquables vitraux.

Il faut prendre le temps de flâner à Assise et d’explorer ses rues pentues et étroites bordées de boutiques et restaurants coupés par des cours intérieures où s’étalent bougainvilliers, vignes, lauriers et géraniums.

Sur les traces fantômes de Pompéi

Nous nous dirigeons vers le sud, en Campanie, région la plus populeuse du pays où d’importantes traces des civilisations grecque et romaine sont encore présentes : Herculanum, Paestum, Pompéi.

C’est dans ce dernier endroit, à quelques kilomètres de Naples, que nous nous arrêtons pour découvrir cette ville romaine recouverte de pierres et de cendres il y a près de 2 000 ans et d’où jaillissent, tels des témoins muets de cette époque, des édifices, fresques, mosaïques et sculptures.

La visite guidée permet de voir une partie des vestiges de la somptueuse ville romaine, engloutie par une énorme éruption du Vésuve en 79 de notre ère. La Via dell’Abbondanza, grande artère centrale, autrefois bordée d’ateliers, de tavernes et de boutiques et où les roues des voitures ont creusé des sillons encore visibles, témoigne d’une circulation abondante à l'époque. Un marché couvert, un forum, des temples et certaines villas attestent aussi de la vie trépidante et riche de cette ville romaine florissante de 25 000 habitants anéantie en quelques minutes sans préavis.

En longeant l’une des plus belles routes du pays

Après un arrêt à la prestigieuse station balnéaire de Sorrente pour un repas pantagruélique au milieu de cette ville de jardins, de citronniers et d’orangers, nous longeons la route en corniche de la côte Amalfitaine.

Spectaculaire trajet entre le Golfe de Naples et de Salerne pour y admirer quelques-uns des plus célèbres et pittoresques paysages au monde. Vignobles et vergers sont plantés en terrasses plus près des villages et de la côte, alors que paissent tranquillement plus haut des troupeaux dans les pâturages. Les villages accrochés à la falaise où maisons, les restaurants et hôtels offrant des vues imprenables, sont des récompenses que l’on reçoit souvent après avoir escaladé ou dévalé quelques escaliers abrupts.

Arrêt photo à Positano, village accroché à une falaise dans un site à couper le souffle.

Temps libre à Amalfi, pour admirer l’allure espagnole de la ville la plus célèbre de la côte, son Dôme de style roman lombard qui témoigne de l’influence du monde musulman, ses petites rues pentues, étroites et animées où nous ne manquons pas de savourer un gelato al limone, tout en faisant le plein de Limoncello et de plusieurs articles parfumés au citron : savonnettes, cristaux, bonbons. Tout le monde rêve d’y prendre sa retraite un jour…

Et une île fabuleuse…

Après tant de beauté, il nous faut rien de moins qu’un véritable paradis terrestre : Capri.

Oui, Capri déborde de touristes! Oui, Capri est outrageusement dispendieuse! Les chics boutiques de grands couturiers, parfumeries, bijouteries, grands restaurants et grands hôtels se succèdent comme autant de témoins de la richesse des habitants de ce paradis.

Mais l’île de 6 km sur 3, installée sur les flots bleus de la Méditerranée est littéralement envoûtante. Et l’on comprend que sa beauté sauvage ait séduit tant d’empereurs romains, dont Auguste, de millionnaires, tel que monsieur Krupp qui y aménagea une somptueuse villa, un sentier menant à la mer (la via Krupp) ainsi que de magnifiques jardins appelés Jardins d’Auguste, d’où la vue sur la Méditerranée et sur les îlots I Faraglioni, si impressionnante.

À partir de la Marina Grande, où sont installées de nombreuses boutiques qui pratiquent des prix raisonnables, un bateau nous amène faire un tour de l’île. Nous voyons de près les îlots I Faraglioni, les grottes aux stalactites blancs, la fameuse Grotta Azzurra, dont le plafond est baigné dans une lumière bleutée, la grotte aux eaux vertes, les magnifiques maisons villas blanches accrochées aux falaises abruptes…

Nous y découvrons aussi la Petite Sirène, statue qui du haut de son perchoir rappelle la légende voulant que l’île ait été habitée par des sirènes qui y ont attiré des hommes de pouvoir, des créateurs et des poètes. Nous n’en sommes guère étonnés!

Retour à Naples en bateau, pour admirer la splendeur de sa baie. Bref tour d’orientation de la ville qui nous donne un avant-goût de cette populeuse cité, la 3e du pays, un peu rebelle et désordonnée et capitale de la pizza. Nous ne manquons pas de goûter en soirée pour confirmer que la pizza napolitaine, savourée avec la baie de Naples comme décor, est difficile à battre!

Versailles en Italie

À Caserte, le Palazzo reale (Palais Royal) est un « must ». Avec sa colossale masse baroque, cette résidence de la famille royale des Bourbons de Naples, que l’on voulut à l’image de Versailles, est inscrite au Patrimoine de l’Humanité de l’UNESCO.

Palais Monumental, c’est en effet la plus grande résidence royale au monde avec 143 fenêtres sur sa façade principale, 1 200 pièces en enfilade et 34 escaliers. On mit 28 ans à le construire.

Des effets de perspective renforcent l’impression de grandeur dès le vestibule d’où se déroule un escalier monumental menant aux appartements royaux. Murs, plafonds, sols, colonnes et statues, tout est en marbre. Les murs ornés de fresques et d’œuvres d’art ainsi que les plafonds peints d’or contribuent à l’ambiance de richesse et d’opulence inouïe!

Son parc s’étend sur 120 hectares de pelouses et de verdure agrémentés de cascades, fontaines, bassins à poissons et lac aux cygnes.

Fans de Star Wars? Vous y reconnaîtrez le Palais Theed de certains épisodes.

Rome

Que dire de cette ville de splendeurs où la Dolce Vita fut inventée! Des guides entiers ont été publiés pour vanter ses quartiers, trésors, œuvres d’art et saveurs…

Il faut consacrer plusieurs jours du voyage afin d’arpenter ses différents quartiers, places, fontaines, monuments, marchés, sans oublier ses cafés et gelateria. Pour voir et goûter le plus possible, même si l’on ne peut tout faire car il y en a tant. Pour notre part, nous y avons passé 3 jours.

Ville éternelle

Pour maximiser notre temps, il faut être systématiques. Le premier jour est consacré à la Rome des vieilles pierres, en débutant par le centre de la Rome antique, la Colline du Capitole qui domine le Forum, les Forums impériaux et le Colisée. C’est ici, que Rome, Ville éternelle, prend tout son sens.

Le Colisée, symbole universel de Rome : il faut non seulement regarder de l’extérieur, mais aussi y entrer pour réaliser jusqu’à quel point c’est une colossale œuvre d’art, en plus d’une réussite technique formidable qui pouvait accueillir 55 000 spectateurs.

Un peu plus loin, les Forums impériaux, avec leur dédale de vestiges, ruines, moignons de colonnes, parties de statues et fragments de basiliques, temples et arcs forment un exemple sans précédent de centre monumental qui témoigne, avec un peu d’imagination, de la vie, tant privée que publique, politique et religieuse de l’époque.

Il faut aussi gravir les hauteurs du Palatin, la colline sacrée, lieu mythique de la fondation de Rome, sur laquelle habitèrent presque tous les empereurs pendant plus de 400 ans et d’où l’on a une perspective du Grand cirque de la Rome antique.

Nous nous dirigeons ensuite vers le Capitole où trône le fameux monument à Victor-Emmanuel II, premier roi d’Italie. La blancheur de son marbre qui contraste vivement avec la couleur terre des édifices qui l’environnent, ainsi que sa monumentalité – la moustache de l’un des cavaliers mesure 1 mètre – lui valent le désamour de nombreux Italiens.

On y remarque aussi, sur Via del Corso, le palazzo Venezia qu’habita Mussolini, avec le fameux balcon où il fit de nombreuses apparitions.

Les musées du Capitole, anciens palais, avec leurs riches collections valent la visite si vous en avez le temps. Tout près, il faut prendre quelques minutes pour admirer la colonne Trajane. Haute de plus de 30 m, les 2 500 personnages sculptés en haut-relief sur son fût composent un décor en spirale qui va s’agrandissant de la base au sommet pour compenser l’effet de perspective. Ils racontent le déroulement des batailles qui ont mené à une victoire en Dacie (Roumanie actuelle), entre les années 101 et 106. Impressionnante!

Ville baroque

Le deuxième jour peut être consacré à la Rome des places publiques, celle de la Dolce Vita. Une promenade très agréable à travers palais et églises, mais surtout fontaines, places publiques et marchés dans une exploration de la vie quotidienne.

Bonne idée que de commencer par la piazza di Spagna (Place d’Espagne) avec son bel escalier de la Trinité-des-Monts et sa fontaine de la Barcaccia, œuvre de Bernini, père du Bernin.

Bien entendu, nous ne pouvions passer outre la visite de la fontaine de Trevi, la plus grande et la plus célèbre de la ville. Malgré les échafaudages qui la défigurent (en rénovation lors de notre visite), les chevaux tirant le char de Neptune demeurent impressionnants.

Mais la plus belle place baroque de Rome et ma préférée, je dois l’avouer, c’est la piazza Navona avec ses palais, églises et surtout sa célèbre fontaine.

Bordée de cafés, dont le célèbre Tre Scalini (où il faut prendre le temps de goûter le meilleur tartuffo d’Italie), la place abrite en fait trois fontaines baroques, dont la magnifique et imposante fontaine des Quatre Fleuves (le Nil, le Gange, le Danube et le Rio de la Plata), chef d’œuvre du Bernin. Cette fontaine fut rendue encore plus célèbre par le film « Anges et Démons », tiré du célèbre best seller de Dan Brown.

Un arrêt s’impose à la piazza de la Rotonda pour admirer le Panthéon (Temple de tous les dieux), véritable merveille de l’architecture romaine avec son imposante coupole.

La piazza Del Populo fait aussi partie des grandes places de Rome avec son obélisque égyptien en plein centre, ses trois églises et ses deux fontaines baroques.

Ville de la chrétienté

Belle façon de clôturer notre séjour en Italie, et à Rome, par le haut lieu de la chrétienté.

Nouveauté aidant, on nous dit que depuis l’arrivée du pape François 1er, les foules se sont densifiées au Vatican. Ce que nous pouvons constater sans peine!

Cela étant dit, la gestion des groupes, quoique nombreux, s’effectue très bien. On circule assez aisément à l’intérieur de la basilique, bordée de ses 140 statues de saints, et dans les jardins du palais papal. Là où ça se complique, c’est à l’intérieur de la chapelle Sixtine, ce chef-d’œuvre de la Renaissance, où tout le monde a bien entendu les yeux rivés tout là-haut sur les célèbres fresques de Michel-Ange, ce qui ne facilite guère la circulation.

Anges et démons

C’est presque sous ce thème que s’est déroulée notre dernière soirée.

Nous avons pris le dernier repas, fort copieux, de notre voyage dans une atmosphère plutôt endiablée dans le petit quartier populaire et très vivant du Trastevere, où restaurants, cafés et bars jalonnent des rues étroites et sinueuses.

Nous avons ensuite longé l’Arno pour un dernier regard sur quelques merveilles illuminées, le Palais de justice, très rococo, le Mausolée d’Hadrien, transformé en forteresse (Château Saint-Ange) sur le sommet duquel l’archange Saint Michel déploie ses ailes et devant lequel se déroule le ponte Sant’Angelo, jalonné également de statues d’anges.

Ce seront nos dernières images de l’Italie en attendant d’y revenir bientôt!

Arrivederci!

Christiane Théberge

Ce voyage est la suite d’un séjour en Italie dont nous avons déjà publié une première partie, sur l’Italie du Nord. Le voyage a été effectué avec un groupe du voyagiste Traditours.


 


Collines de Toscane


Le Dôme, Florence

Ponte Vecchio, Florence

Pise

Sur la route du vin

Fontana Maggiore, Pérouse

Basilique Saint-François d'Assise

Assise

Pompéi avec le Vésuve au loin

Via dell’Abbondanza, Pompéi

Amalfi

Capri

Îlots I Faraglioni, Capri

Grotte bleue, Capri 

Le Colisée 

Intérieur du Colisée

Forums impériaux

Balcon de Mussolini

Fontaine de la Barcaccia, Place d'Espagne

Fontaine de Trévi (détail)

Piazza Navona, fontaine des Quatre Fleuves 

Chapelle Sixtine

Palais de justice


Château Saint-Ange

 

 


 

 

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