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Tunisie

La Suisse, l’été, en train

En deux mots : perfection et performance. Et ce, dans toutes les prestations de services et les initiatives pour célébrer la magnificence de sa nature, la pureté de l’eau et de l’air, la sérénité ambiante, sa diversité culturelle «allemande-française-italienne-romanche» et son savoir-faire légendaire, notamment culinaire.

L’été, parce que la Suisse a bien plus à offrir que les seuls voyages de ski, notamment une caressante moyenne de 25 degrés Celsius. En train, parce que c’est la meilleure façon d’en profiter.

Ailleurs, le train s’avère trop souvent un survivant plutôt ennuyeux comme moyen de transport. En Suisse, c’est tout le contraire. C’est un immense atout savamment exploité, non seulement pour desservir au quotidien la population affairée, mais aussi pour distraire les touristes en leur permettant de se déplacer facilement et économiquement.

Véritables vedettes lors de notre voyage cet été dans l’Oberland bernois, plus précisément dans les cantons de Vaux, Lucerne, Berne et Fribourg, voici d’abord quelques mots sur les trains suisses, avant de passer en revue ce que nous avons vu et vécu à destination.

Toujours à l'heure

Les trains suisses sont très fréquents, les stations innombrables et leur propreté, une vertu incontournable. Les trains sont si fidèles à la réputation des horlogers suisses que si vous n’êtes pas assez prévoyant et courez pour attraper votre train à la dernière minute, il ne faut surtout pas espérer qu’il retardera son départ d’une seconde… Heureusement pour vous, le prochain ne prendra probablement que quelques minutes à arriver!

Ambiances et décors variés

Plusieurs entreprises ferroviaires privées et publiques desservent la Suisse et ses circuits touristiques. Dans ce pays de montagnes, une même entreprise peut posséder et exploiter à la fois trains réguliers ou à crémaillère, funiculaires, téléphériques et gondoles.

Les trains sont aussi intéressants en soi. Selon le contexte, la région et l’usage, on apprécie leur vitesse pour se rendre à destination, ou leur lenteur qui laisse le temps de voir le paysage et de prendre des photos. Leur design intérieur et extérieur est toujours une agréable surprise : tantôt ultra modernes dans lesquels on n’a pas à monter de marches avec notre bagage, tantôt vintage et luxueux avec larges sièges de velours vert pomme ou vert bouteille et porte-bagages en laiton, tantôt panoramiques entourés d’immenses fenêtres.

Offres ingénieuses et généreuses

Pour découvrir le plus de sites et de panoramas possibles, tout en bénéficiant d’excellents tarifs parfois jumelés à ceux d’autres moyens de transport et de divertissement tels que des bateaux de croisières avec repas ou servant de navettes, des cars, des restaurants, des ateliers de fabrication et autres, il vaut vraiment le coup et le coût de se procurer l’une ou l’autre des «Pass».

Ayant chacune leurs modalités spécifiques, il y en a qui couvrent une région particulière comme celles du Toit de l’Europe avec Jungfrau Railways et du Mont Pilatus avec Pilatus Railway; d’autres qui ont concocté des itinéraires pour faire découvrir les spécialités chocolatières et fromagères comme la Golden Pass; d’autres encore, desservent le territoire entier de la Suisse, comme la Swiss Travel Pass pour exposer fièrement les superbes routes scéniques des 1 600 km du Grand Tour de Suisse, telles que la Glacier Express, la Bernina Express et la Wilhelm Tell Express, 22 lacs, 5 cols alpins et 10 sites inscrits au Patrimoine de l’Unesco.

Interlaken : allégresse et hardiesse

Interlaken, la jolie commune citadine où nous avons d’abord séjourné, doit son nom au fait qu’elle est située entre deux superbes lacs, de Thoune et Brienz. Ce qui frappe l’œil, c’est leur couleur opaque d’un turquoise jamais vu ailleurs. On ne se lasse pas de les admirer. Après quelques minutes de train, on rejoint d’autres cours d’eau, par exemple le lac des Quatre-Cantons et le Lac Léman.

Ces étendues d’eau rendent possibles une multitude d’activités nautiques, des plus sages (croisière panoramique ou gastronomique et canot) aux plus costaudes (rafting, kayak, jetboat et canyoning).

Étant située aux pieds des Alpes vaudoises, il ne faut que quelques minutes aussi à partir d’Interlaken pour se rendre aux points d’envol des parapentes (voir autre texte).

Pour se reposer ou se récompenser après les efforts déployés, Interlaken, sur sa rue principale et ses petites rues transversales, offre des hébergements touristiques de toutes catégories : auberges de jeunesse, hôtels boutiques et palace.

Nous avons eu le bonheur de séjourner au Grand Hôtel et Spa Victoria et de constater la pertinence de ses 5 étoiles, dans son hall magistral, ses chambres confortables, ses salles à manger ensoleillées, sa piscine intérieure entourée d’une colonnade que l’on pourrait oser qualifier de «romaine moderne», et surtout son jacuzzi extérieur adossé à un haut couvert feuillu, se distinguant pour ses armatures sous l’eau qui permettent de s’y allonger, comme en état de flottaison.

Qui plus est, cinq minutes de marche à gauche ou à droite de l’hôtel Victoria, nous mènent à… une gare.

Harder Kulm : la plateforme aux superlatifs

Nous montons avec fébrilité dans un rutilant funiculaire rouge épousant une pente vertigineuse et traversant un long tunnel noir en hauteur qui décuple l’impression que l’on s’achemine vers une expérience hors-du-commun, en plus de nous donner un premier aperçu du génie des concepteurs de la Jungfrau Railways, ainsi que du courage et de l’habileté des ouvriers qui l’ont réalisé.

Les Oh! et les Ah! fusent une deuxième fois, dès l’arrivée au sommet : une plateforme large (grande photo ci-haut), comportant un plancher vitré, et se terminant par un triangle tel que la proue d’une voilier, surplombe les lacs d’Interlaken et s’aligne avec les hauts sommets environnants. Juste à côté, un élégant restaurant offre une carte complète à l’intérieur et sert des cocktails sur la terrasse extérieure. Ce fut le lieu de notre première piqûre à titre d’«accros» aux Alpes suisses.

Le Jungfraujoch : et la lumière fut…

Le Toit de l’Europe, soit le mont Jungfraujoch s’élevant à près de 4 200 mètres d’altitude, forme la plus haute pointe du triangle également formé des monts Eiger et Monch.

Couvert de neiges éternelles, on s’y amuse même en été, car il y fait généralement une dizaine de beaux degrés ensoleillés. Un coupe-vent et un foulard suffisent pour profiter de la glisse et de la tyrolienne, ou pour se rendre à l’observatoire à son pic le plus haut. On y trouve également une grotte de glace dans laquelle sont aménagés un musée et un bar.

La compagnie Jungfrau Railways y organise parfois des événements sportifs hauts en couleur, avec Les Montres Hublot, réunissant des champions olympiques ou des sportifs professionnels internationaux qui participent à des compétitions amicales avec des vedettes et des enfants suisses, puis signent gentiment des autographes et acceptent les prises de selfies. Il est enivrant de les voir arriver et repartir en hélicoptère.

Les occasions sont toujours bonnes pour y réunir des joueurs du très long cor des Alpes. Cet instrument, apparu dès le 14e siècle et servant à communiquer en haute montagne, ainsi que le costume traditionnel des musiciens confèrent aujourd’hui une ambiance quasi solennelle à ce lieu d’exception.

Grindelwald-First: active et ludique!

En d’autres secteurs des Alpes suisses, la randonnée, ponctuée d’éclaircies panoramiques et de falaises étourdissantes, est l’activité par excellence, et divers sentiers peuvent convenir aux différents niveaux de capacité physique.

Une fois de retour de randonnée, on peut s’attabler à un grand restaurant-terrasse pour reprendre des forces. Et si on a le cœur bien accroché, on redescend par la tyrolienne First-Flyer, sur une distance de 800 mètres, à 50 mètres du sol, et à une vitesse de pointe de 84 km/heure!

Si la perspective de cette poussée d’adrénaline ne vous réjouit pas trop ou s’il y a trop de vent pour stabiliser votre élan, vous pouvez opter pour la joyeuse descente en «trottibike» par les chemins en serpentin peu fréquentés. La descente dure de 30 à 45 minutes, selon votre rythme. Cette trottinette, dotée de freins sur le guidon, se manœuvre facilement après 3 minutes d’essai, et risque seulement de vous donner une crampe dans les poignets car, sans être très à pic, le chemin est tout de même montagneux, et on se doit d’exercer une pression sur les freins presque constamment pour ne pas perdre le contrôle. En tout cas, la première fois.

Ou bien relaxez, et redescendez en gondole. Au bas de la pente, une petite marche sur la jolie rue principale de Grindelwald, bordée de restaurants-terrasses vous mène droit à… la gare.

Thoune : millénaire et médiévale 

Un souper-croisière longeant les côtes du lac de Thoune, serties de belles demeures et de châteaux, mène ensuite à la ville de Thoune. Alors que son emplacement était déjà habité 2 500 ans avant Jésus-Christ, son centre historique s’est construit depuis le 12e siècle. Dans plusieurs rues piétonnes, on voit encore de magnifiques édifices datant de cette époque, qui côtoient des restaurants-bars-terrasses très «tendance».

Des festivals traditionnels et culinaires s’y déroulent chaque année, au grand plaisir de la population locale à laquelle se mêle celle des touristes. Une jolie rivière traversée par un vieux pont de bois tout fleuri, fait aussi office de digue et crée des remous, ce qui fait la joie tant des surfeurs «sur place», que des passants. Scène hautement photogénique au coucher du soleil.

Parlant du soleil, durant l’été, il ne se couche définitivement qu’aux alentours de 22 h 30, ce qui procure de longues soirées d’agrément.

Le Mont Pilatus : quelle force! 

Quittant les alentours immédiats de Jungfraujoch et de Harder Kulm, le déplacement vers un autre mont vaut assurément la peine, car la sensation visuelle est différente. Cette fois, ce sont d’immenses rochers qui, malgré leur couleur uniforme, fascinent par leurs formes et la force qui s’en dégage.

Des tunnels, rampes, escaliers et plateformes sont aménagés pour que l’on admire les rochers du dedans, du dehors, de haut, d’en bas et de côté, dans un grand angle ou par une petite percée, donc sous toutes leurs facettes. Ces divers itinéraires de marche sont d’une durée variant entre 45 minutes et 4 heures, et de niveaux de difficulté variant entre 1 et 4. Nous y avons rencontré quelques moines tibétains, visiblement enthousiastes.

Au passage, on peut croiser des steinbocks, sorte de gros béliers aux longs panaches pointus. Et on retient notre souffle en voyant cette petite chapelle blanche construite tout au bord du précipice, signe de foi inébranlable… Ajoutant à l’envoûtement du lieu, on écoute le récit des légendes du roi Ponce Pilate qui s’y est réfugié et qui fut sauvé par des dragons, d’autres âmes errantes guidées par des gnomes, ou encore celle de la pierre miraculeuse.

Pour arriver au Mont Pilatus, idéalement après avoir laissé le gros des bagages à la consigne de la gare, on monte à bord du train à crémaillère Pilatus, le plus raide du monde avec sa pente de 48 %, s’acheminant sur 4 618 mètres jusqu’au sommet situé à 1 635 mètres. Avant d’embarquer, il est intéressant de voir le fonctionnement des trains qui interchangent leurs voies de façon latérale. Ensuite, là aussi, la montée défie les lois de la gravité.

Au sommet, mis à part le panorama à perte de vue, on accède à deux hôtels avec grande terrasse, reliés par une passerelle intérieure et extérieure. L’un, le Bellevue, est un établissement 4 étoiles, alors que le second, le Pilatus-Kulm, classé monument historique, détient 5 étoiles. Au confort moderne de ses chambres rénovées en 2010, s’ajoutent le charme feutré et la grâce de la Reine Victoria dans la salle à manger au décor victorien de la fin du 19e siècle, où le menu est résolument gastronomique, avec grand service.

En redescendant du Mont Pilatus, adultes et enfants s’en donnent à cœur joie – parfois avec frayeur – sur les 10 parcours d’hébertisme du Parc des Cordes, ou en se lançant vers le bas de la montagne en luge d’été, la plus longue de Suisse. Si on opte pour la descente tranquille par son tout nouveau téléphérique, le Dragon Ride, ou en gondole jusqu’aux pieds de la montagne, on voit de coquettes maisons suisses et leurs jardins fleuris. Donc, de tout pour toutes générations.

Lucerne : grand art à profusion

Avec regret, nous n’avons eu qu’une demi-journée à Lucerne. Cependant, nous pouvons évoquer la beauté de son centre historique, surplombé par son château blanc sur la colline, et l’agréable croisière, entourés de cygnes, sur le Lac des Quatre-Cantons (ou Lac de Lucerne).

Et puis la richesse des collections du Musée Rosengart, présentant les 23 artistes majeurs des 19e et 20e siècles. Permettons-nous ici un peu de «name dropping» qui dit tout: Picasso, Matisse, Braque, Mirò, Modigliani, Cézanne, Pissarro, Chagall, Renoir, Vuillard, Soutine, Monet… Donc, prévoir au moins une journée entière dans ce coffre aux trésors.

Chocolat et fromage : irrésistibles

Adultes et enfants gourmands abandonnent très facilement leurs promesses au dentiste et leurs résolutions hypocaloriques en montant à bord du train du chocolat qui fait un arrêt à Broc, et du train du fromage qui s’attarde à Gruyères.

La Suisse, qui ne produit pas de cacao, est cependant reconnue dans le monde entier pour son chocolat, car c’est là qu’a débuté, à la fin du 18e siècle, la production du chocolat au lait. Plus précisément à la maison Cailler. Les voyageurs sont donc conviés à visiter cette maison plus que centenaire et modernisée : après l’exposition-animation sur l’histoire du chocolat et les émotions qu’il suscite depuis des lustres, on participe activement à un atelier de fabrication, et bien entendu, on goûte. Notre préféré fut celui à la poire à Botzi, variété fribourgeoise.

Depuis notre arrivée en Suisse, nous avions volontairement attendu d’être au village de Gruyères pour nous gaver de fondue suisse. Après la visite d’une fabrique nous expliquant, entre autres, les différences de goût des fromages d’alpage produits depuis 1115, selon les types d’herbes et de fleurs mangées par les vaches, selon la hauteur de leurs pâturages et selon les périodes de vieillissement (5 à 18 mois), le tout sans aucun additif ou agent de conservation, nous avons allègrement été récompensés : la fondue était divine, servie sur la terrasse d’un restaurant, dans le pittoresque village de Gruyères, presqu’aux pieds du château. En fait, on y privilégie la fondue dite «moitié-moitié», c’est-à-dire un mélange onctueux composé de Gruyère et de Vacherin fribourgeois, liés avec ail, vin blanc et kirsch.

Les autres spécialités culinaires de Gruyères sont la soupe du chalet, les macaronis du chalet et la planchette de charcuteries et fromages.

Surprise : les Suisses, de cette région du moins, ne mangent pas de fondue au chocolat. Le dessert de prédilection est la double-crème sur framboises et meringue. Sûrement pure luxure, si on est encore capable d’ingurgiter quoi que ce soit après la fondue et ses accompagnements dignes de satisfaire Pantagruel.

À noter : un autre itinéraire en train avec la Golden Pass, permet de manger de la raclette à volonté, tout en admirant le coucher du soleil, en route vers les Rochers-de-Naye. Rien que d’y penser… ! D’autres itinéraires mettent l’accent sur «Les grillades du samedi soir», ou «La nuit des étoiles filantes».

Château de Gruyères et Musée HR Giger : fantastiques

Littéralement, et pour des motifs, tout à fait originaux. Surplombant le village à hauteur de 830 mètres, le château construit il y a 8 siècles, admirablement conservé, au dedans comme au dehors, réserve au visiteur une expérience complètement différente d’un étage à l’autre. Tout d’abord, le décor, le mobilier et les œuvres d’art de chaque illustre résidant et de chaque époque sont intacts : Baroque, Renaissance ou Romantique. De plus, quelques salles sont dédiées à des expositions contemporaines, notamment de photographie moderne et d’art fantastique….

Eh, oui! Très loin des repères habituels d’une visite de château. De là l’intérêt d’ailleurs. L’équipe du château, visiblement passionnée et source intarissable d’informations et d’animation, travaille d’arrache-pied à une programmation éclectique d’événements, parfois même en plein air.

Autre lieu pour le moins déconcertant, et nous laissant ébahis, la maison devenue musée et le bar de l’artiste HR Giger, connu internationalement parce qu’il a conçu l’Alien, du célèbre film, et combien d’autres créatures horrifiantes. En y entrant, on ne fait pas que regarder des sculptures, on s’adosse à des murs, on s’assoit sur des fauteuils, on s’accoude sur des tables tout ce qu’il y a de plus inquiétants. Découverte surréaliste, dans un petit village médiéval.

Concert bucolique : un couvre-feu insolite

Les lourdes cloches souvent peintes avec de jolis motifs ou qui se retrouvent sur leurs larges ganses de cuir ne sont pas que des souvenirs destinés aux touristes. Elles sont vraiment portées par les vaches broutant dans le paysage alpin. On entend ainsi constamment leur tintement au beau son grave. On adore. Mais, suite à des plaintes de résidants rendus insomniaques par ce qui existe pourtant depuis des siècles, la cour d’appel de Zurich vient d’ordonner à certains éleveurs de retirer ces cloches, de 22 heures à 7 heures du matin, pour faire taire le concert nocturne.

Lausanne : tout en élégance

Lors d’un autre passage, trop court d’une journée à Lausanne, capitale du canton de Vaud et siège du Comité international olympique (CIO), nous avons pu visiter le vaste Musée olympique. Chef-d’œuvre d’architecture et d’aménagement en soi, il a récemment été rénové à l’intérieur pour l’équiper des technologies d’animation et d’interaction les plus innovantes. 

On y apprend d’abord absolument tout sur les Jeux olympiques, de l’Antiquité et de l’ère moderne mis en place par le Baron Pierre de Coubertin. Il y a plein de photos et de vidéos souvenirs, bien sûr, mais surtout les objets réels des Jeux de chaque année, démontrant ainsi l’évolution de la science et des performances : flammes, médailles, costumes des cérémonies d’inauguration, maquettes des stades et des villages olympiques, vêtements, casques et souliers des athlètes les plus connus, menus d’hier et d’aujourd’hui, etc.

On y mange aussi très bien, attablés au Tom Café, avec vue imprenable sur le jardin de sculptures, dont une de Niki de Saint Phalle, et sa majesté le lac Léman (aussi appelé Lac de Genève) : le plus grand lac subalpin, avec une longueur de 73 km, une largeur de 14 km et une profondeur de 309 mètres. C’est de là que l’on peut embarquer sur le fabuleux bateau-croisière vintage 5 étoiles, qui est en fait un bateau de style Belle-Époque, à roues à aubes, construit il y a 150 ans et classé monument historique.

On peut aussi longer la rive du lac et les Quais d’Ouchy, que l’on surnomme la Riviera Suisse, où l’on pratique la baignade, le vélo et le patin, puis on aperçoit les premiers hôtels construits pour accueillir les touristes. Ensuite, on remonte le boulevard Cauchy, admirant le vieux palace Savoy qui sera bientôt un hôtel-spa 5 étoiles, ainsi que des immeubles Art nouveau, comme l’Estérel.

Il ne faut pas manquer l’ascension vers le centre historique comportant la cathédrale Notre-Dame de style gothique et l’escalier du marché – 174 marches érigées en 1717 - ainsi que la Place de la Palud, sa colorée Fontaine de la Justice, et l’hôtel de ville à gargouilles-dragons.

En soirée, on visite le quartier du Flon, ancien quartier abandonné dont la rivière a été recouverte il y a belle lurette : aujourd’hui, on y trouve terrasses, restaurants et boutiques très design, de même qu’une rivière et une plage symboliques, désormais fréquentées, par professionnels, artistes et gens d’affaires de tous âges.

Montreux-Vevey : de musique et de cinéma

Le fameux Festival international de jazz de Montreux battait son plein quand nous nous sommes arrêtés dans cette sympathique petite ville aux édifices colorés et de formes parfois incongrues, anciennes et modernes.

Hormis sa riche programmation annuelle, ce festival est des plus attirants pour ses terrasses donnant sur le Lac Léman, ses nombreuses activités gratuites en plein air, et son animation tard dans la nuit. En 2016, le Festival fêtera son 50e anniversaire. On s’attend à ce que sa programmation soit encore plus phénoménale. Avis aux intéressés : réservation au plus vite.

Les attraits de Montreux et de ses environs comme Vevey et Morges, leur ont valu que des personnalités s’y établissent ou y séjournent de longues périodes, dont Stravinsky, Tchaïcovski, Rousseau, Voltaire, Victor Hugo, Freddy Mercury, Charlie Chaplin, Coco Chanel, Audrey Hepburn, Maurice Béjart, Yul Brynner.

Vevey sera la scène, en 2016, d’un festival rendant hommage à Chaplin et à ses contemporains, le Vevey International Funny Film Festival. Et la propriété de 14 hectares de Chaplin sera transformée en musée, qui ouvrira au public l’an prochain.

À Montreux, nous avons séjourné dans le tout petit, mais combien cordial, hôtel de La Rouvenaz, aux chambres modernes et aux grandes photos évoquant les actrices européennes des années 60. Idéalement situé : 3 minutes à pied du Festival et de la gare.

De Montreux, on parle souvent des 3 soleils : celui du ciel, celui de son reflet orange sur le Lac Léman et celui qui réchauffe les pierres des vignobles et qui donne au vin de la région un goût très particulier. En Suisse, le vin est excellent.

Manqués pour faute de temps, le Château de Chillon et les vignobles en escaliers de Lavaux. La prochaine fois, sans faute!

On la devinait belle, la Suisse, mais sa découverte l’été, en train… s’est voulue de surcroît imprégnée de raffinement, d’étonnement et d’éblouissement, à tout moment, que l’on effectue un voyage romantique, admiratif ou actif.

Sylvie Berthiaume

Ce voyage a été fait à l’invitation de l’Office de tourisme de Suisse, en collaboration avec ses partenaires ferroviaires.

www.jungfraurailways.ch
www.swisstravelsystem.com
www.goldenpass.ch
www.pilatus.ch
www.switzerland.com



 


Train de luxe traditionnel

Funiculaire Jungfrau vers Harder Kulm

Train du chocolat

Gare sur la route du chocolat et du fromage

Chapelle entre ciel et précipice, Mont Pilatus

Grand Hôtel et Spa Victoria, Interlaken


Restaurant, Harder Kulm

Le Toit de l'Europe

Trottibike

Hébertisme au Mont Pilatus

Château d'Oberhofen, Lac de Thoune

Hôtel Pilatus Kulm

Croisière Lac des Quatre-Cantons (Lucerne)

Chocolaterie Cailler

Art fantastique, Château de Gruyères

Costume traditionnel des fromagers suisses

Maison ancienne typique

Gruyères

Jardins du Château de Gruyères

Escaliers du marché, Cathédrale de Lausanne

Jolis appartements, Lausanne

Maquette au Musée Olympique

Quartier du Flon, Lausanne

Lac Léman

Terrasse sur le lac, Montreux

Hôtel La Rouvenaz, Montreux

Double crème, framboises et meringue

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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