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Patrick Bureau

Wolf Paunic 
Un tsunami d’enthousiasme vis-à-vis tout ce qui compose le monde du voyage. Une source intarissable d’expériences et de souvenirs vécus partout sur la planète. Une fontaine d’émotions et d’expressions.

Il est de ces pdg qui sont partis de la base, et qui ont gravi tous les échelons durant 25 ans pour se rendre au sommet, mus par la passion. D’abord représentant à destination, puis directeur sur les marchés de l’ex-Union soviétique, l’Europe et le Canada, son dynamisme en termes de ventes, de mise en marché et de développement des affaires lui a permis de comparer et d’apprécier, au fil des ans, les plus admirables atouts des destinations, les initiatives les plus singulières et les meilleures pratiques.

Depuis six ans, Wolf Paunic fait partie de l’équipe de direction de Trafalgar Canada et, à titre de nouveau président de la marque, il continue d’innover dans le domaine des voyages guidés de qualité, grâce à sa recherche constante d’occasions et de situations spéciales et authentiques garantes de l’émerveillement des voyageurs.

Il partage ici quelques-unes des innombrables euphories qu’il a vécues jusqu’à présent.

Euphoria – Quel pays, dans son ensemble, vous est apparu comme le plus euphorique?

Wolf Paunic  –  La Turquie. Parce qu’elle représente un mariage culturel incomparable. Non seulement à cause de sa riche histoire et de son positionnement au centre du monde, mais aussi à cause de sa vie contemporaine.

On y ressent la Méditerranée, dont l’attitude grecque; l’empreinte européenne est large; on y parle tant de langues, dont le français, l’anglais et le russe; le Moyen-Orient se manifeste entre autres dans la façon de faire du shopping; la modernité s’incarne dans toutes les facettes du multiculturalisme; et on retourne dans le passé au cœur de son vieux quartier historique, ainsi qu’en parcourant seulement 10 kilomètres pour se retrouver dans la Grèce Antique.

C’est en marchant que l’on peut le plus profiter d’Axari et de Pera, mes endroits préférés. Je ne m’en lasse pas. J’ai d’ailleurs un souvenir impérissable d’un restaurant dans Pera, qui s’appelle Ishkembe Salonu, où l’on sert pas moins de 28 plats de tripes.

En Turquie, autant les grands concepts que les menus détails ont leur importance. Tout cela dans une ambiance d’hospitalité très ouverte sur le monde.

Euphoria   Quelle est votre ville de prédilection?

Wolf Paunic  – Venise. Et ce n’est pas un cliché. J’y suis allé pour la première fois quand j’avais 7 ans, et j’y suis retourné 20 fois depuis.

Avec raison, mes parents considéraient les voyages comme des moyens de parfaire l’éducation des jeunes. Je m’en rappelle très bien, avec délectation. C’était au mois de novembre, nous étions sur l’ile Tronchetto, il pleuvait et la marée haute (aqua alta) se manifestait chaque matin, incitant tous les résidants et les touristes à porter des bottes de caoutchouc.

La grande Histoire s’est déroulée là aussi, avec l’élection des plus grands hommes politiques. C’est une ville mystérieuse, magnétique, presque mystique. Évidemment, on ne peut parler de Venise sans parler d’histoire de l’art également. À mon avis, c’est là que se trouve la plus belle maison d’opéra du monde : La Fenice.

Et oui, c’est vrai, personne n’échappe au romantisme de la ballade en gondole au son du Bel Canto, le soir venu, en voguant autour de La Fenice. Les sentiments ressentis ne peuvent se répliquer nulle part au monde, même pas à Las Vegas, malgré ses prétentions…!

Euphoria  Quelle rencontre vous a-t-elle le plus marquée lors de l’un de vos voyages?

Wolf Paunic –  Cela se passait aux Bahamas. Je séjournais dans un club privé de Lyford Cay, pour participer à un colloque. Chaque matin, vers 6 heures, j’allais marcher sur la plage et nager un peu au lever du soleil.

Un jour, derrière moi, une magnifique voix m’adresse un bonjour bien senti. Je me retourne et constate que c’est… Sean Connery! Imaginez la scène et mon émoi, devant cet illustre acteur, grand et bien baraqué. En compagnie de son épouse, il venait faire saucette avec moi, en toute simplicité. Un véritable enchantement sur le moment, et bien après en y repensant. Dans ce décor naturel en plus.

Euphoria – Vous rappelez-vous d’un plat dégusté, particulièrement mémorable?

Wolf Paunic  – À Palerme, dans le quartier du marché aux poissons, un petit restaurant sans enseigne, fréquenté par les locaux, avec seulement 4 tables, servait un seul mets : les bébés calmars, d’une tendreté incomparable dans une si fine panure, avec un peu de safran. J’en salive encore, même si cela peut paraître si simple. En fait, toute la Sicile est paradisiaque en matière de bouffe.

Euphoria  Voudriez-vous partager une anecdote amusante?

Wolf Paunic  – Oui, j’ai vécu un événement à la fois amusant et historique. En compagnie d’un groupe d’invités, nous sommes arrivés à la frontière entre l’Allemagne de l’Est et de l’Ouest. Alors que nous nous attendions à faire estampiller notre passeport, un officier nous dit que «la frontière a été abolie officiellement aujourd’hui»…! Et on constate que le poste de garde était complètement abandonné. Nous étions abasourdis. Et pour ne pas risquer d’avoir des problèmes plus tard sur la route, nous avons demandé que nos passeports soient tout de même estampillés.

Nous avons ensuite roulé un peu et reconnaissant l’importance cruciale du moment, nous nous sommes arrêtés, nous sommes descendus du car, et nous avons pris tout le groupe en photo au milieu de la route. Un moment certes unique et chanceux!

Euphoria  Vous rappelez-vous avec bonheur d’un moment très émouvant?

Wolf Paunic  – À Saint-Pétersbourg, toujours avec un groupe de voyageurs, nous nous rendions assister à une pièce de théâtre. À la porte, une grand-mère et sa petite-fille de 9 ans regardaient l’entrée et les affiches. Comme deux personnes du groupe étaient malades et qu’elles n’avaient pu venir, j’avais 2 billets de trop. J’ai décidé de les offrir à la dame et la fillette russes. 

Elles étaient littéralement sous le choc, n’en croyaient pas leurs yeux. La grand-mère voulait même les refuser, ne comprenant pas pourquoi c’était gratuit, et de la part d’étrangers en plus. La fillette sautait de joie et priait sa grand-mère d’accepter, ce qu’elle a fait. Assises près de moi, j’ai pu voir de près le bonheur illuminer leurs yeux et leur visage tout entier. C’était un moment de pur bonheur encore plus pour moi, je crois. 

Euphoria  Vous êtes-vous déjà trouvé dans une situation dangereuse?

Wolf Paunic  – À Rio de Janeiro. Un soir, bien qu’étant un voyageur à la fois expérimenté et prudent, connaissant l’attitude à prendre pour ne pas avoir l’air touriste, je suis allé marcher sur la rue longeant la plage d’Ipanema. Je me suis ensuite aperçu qu’un jeune homme me suivait de plus en plus près et rapidement, malgré mes tentatives de le semer. Finalement, j’ai dû prendre mes jambes à mon cou, chaussé seulement de sandales de plage. Donc, course difficile et je m’en suis sorti de justesse, en entrant à toute vitesse dans mon hôtel. Une fraction de seconde me séparait de mon agresseur.

Celà n’enlève rien à la beauté de la ville, mais c’est la preuve qu’il faut toujours éviter d’être seul, surtout en soirée.

Euphoria – Si vous aviez le pouvoir de créer de toute pièce une destination, quelles en seraient les caractéristiques?

Wolf Paunic  – Ce serait une combinaison de la Suisse, du Montenegro et de la Croatie, c’est-à-dire : les plus belles montagnes du monde, ainsi que la perfection en matière d’efficacité sans que ce soit irritable, et ce dans tous les domaines, les côtes marines et la nature en général, et l’île croate de Hvar.

En somme, des routes alpines, où l’on se délecte de fromages, et des paysages marins, où l’on déguste des fruits de mer.

Euphoria  Quel conseil donneriez-vous à tout voyageur?

Wolf Paunic  – De se préparer adéquatement avant de partir. S’informer en détail dans des guides imprimés ou sur Internet. Cela permet de mieux profiter, sur place, de l’ambiance, des odeurs, des panoramas, sans être constamment occupé à écouter le guide. Celui-ci est là pour informer et répondre à des questions bien sûr. Mais il y a beaucoup de moments et de lieux, où il est préférable de savourer ce que l’on ressent.

Exemple : dans un temple grec, au coucher du soleil, il vaut mieux toucher à la pierre chaude – presque vivante - d’une colonne et savourer le moment exceptionnel, que d’écouter le guide énumérer les dates et les noms des personnalités historiques d’avant Jésus-Christ. Cela a son importance, mais on peut le découvrir ou le vérifier avant ou après le voyage.

Euphoria  Quel rêve de voyage vous reste-t-il à réaliser?

Wolf Paunic  – La Thaïlande. Son histoire est incomparable parmi tous les pays d’Asie, car c’est le seul qui n’a jamais été colonisé. «Le Roi de Siam» est d’ailleurs l’un de mes films préférés, alors j’aimerais me remettre dans cette ambiance, sur place. Dans ce pays, on peut vivre des expériences tellement différentes, dans les îles et sur le continent. Il y a là tout pour apaiser le voyageur. Et que dire de la bouffe! 

Euphoria  Pouvez-vous nous décrire une ou deux particularités des voyages guidés de Trafalgar?

Wolf Paunic  – Nous avons créé un nouveau programme intitulé «Gérer ma réservation», pour mettre le client en contact constant avec l’équipe.

Encore au niveau de la préparation du voyageur, et pour le mettre à l’aise, un mois avant le départ, nous organisons un forum d’échanges et de discussions entre les membres du groupe. Ainsi, ils font d’avance connaissance et peuvent se transmettre des trucs, des conseils, partager des équipements plutôt que de tous s’équiper, etc.

Quel souci du détail! Quelles inspirations! Quelle contagion! Merci, Monsieur Paunic.

Pour en savoir plus sur les voyages guidés par Trafalgar :
www.trafalgar.com

Entrevue et rédaction: Sylvie Berthiaume

 

 

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