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Rhodes

Dès l’entrée au port on ne peut manquer d’admirer la magnifique enceinte médiévale percée de sept portes majestueuses qui ceint la vieille ville de Rhodes et dont la couleur blonde des pierres luit sous un soleil radieux qui, nous dit-on brille toute l’année… ou presque.

Cette île grecque, à 18 km de la Turquie, avec son caractère médiéval dégage un charme tout particulier qui est dû à ses fondateurs, les Chevaliers de l’ordre de Saint-Jean, qui y installèrent le siège de leur ordre dans les années 1300.

Ils fortifièrent la ville avec les impressionnantes murailles que nous pouvons encore admirer. Ils garderont ainsi l'île plus de deux siècles, jusqu'en 1522, alors que le Turc Soliman le Magnifique s’en empare après un siège de cinq mois. Les Chevaliers s’installent alors à Malte (notre autre article) à l’invitation de Charles Quint.

Dans la partie basse de la cité de Rhodes, ils édifièrent le Palais des grands maîtres, un château en quelque sorte, devenu un musée d’histoire et qui servit pour un temps de résidence d’été à Mussolini. Ils bâtirent aussi des « auberges », résidences organisées par langues et accueillant les membres de leur ordre venus de l’Occident.

La vieille ville

La grande majorité de ces « auberges », édifices imposants aux multiples gargouilles où s’affichent les armoiries des Chevaliers, s’alignent le long de la rue des Chevaliers, l’artère principale de la ville au vieux pavé de pierre.

Les ruelles commerçantes abritent quantité de petits commerces et ateliers d’artistes et d’artisans et les nombreuses places et placettes sont animées de jolis cafés bien accueillants.

Sur la principale artère commerçante, la rue Sokratous, le clocher d’une belle église rivalise avec le minaret de la jolie mosquée Suleymaniye qui la voisine.

Lindos : la perle

Le village de Lindos et son acropole à une quarantaine de minutes de Rhodes est sans aucun doute le site à ne pas manquer sur l’île.

Fort bien conservé, ce village recèle de nombreux trésors datant du 17e siècle : palais, église byzantine, un théâtre romain et quelques tombeaux monumentaux de familles influentes de l’époque.

Le village tout blanc avec ses terrasses en amphithéâtre, ses ruelles animées, ses criques aux eaux turquoise et aux plages nombreuses et accueillantes est une splendeur. Nous nous sommes d’ailleurs baigné dans une magnifique petite crique aux eaux quelque peu rafraîchissantes pour un mois d’avril, mais fort agréables.

Mais ce qui distingue Lindos c’est le rocher abrupt de l’Acropole de 116 m de hauteur qui domine le village et sur lequel fut construit le temple d’Athéna au VIe siècle av. J.-C. Des traces laissent même entendre que ce lieu a été un centre de culte qui remonte à l’époque du néolithique et à l’âge de bronze.

L’acropole est protégé par un ensemble de fortifications complété par les Chevaliers au XIVe et XVe siècles et fut utilisée comme une forteresse. Le mur d’enceinte borde toujours l’ensemble.

On y accède par un sentier escarpé qui est celui que l’on empruntait déjà dans l’antiquité. Attention, il faut se rappeler que l’on doit monter jusqu’à 116 m sur un sentier escarpé où les pierres peuvent s’avérer glissantes. On prévoit de l’eau et on prend son temps. Mais ça vaut le coup! Autant pour le site archéologique que pour la vue imprenable qu’il nous offre.


Christiane Théberge
 

Arrivée au port

Palais des Grands Maîtres

Rue des Chevaliers

Temple d'Athéna sur l'Acropole à Lindos

 

 

 

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