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Laos, pays au million d'éléphants

Le Laos - «Sabaydi»  affiche automatiquement un sourire à ceux qui le disent comme à ceux qui le reçoivent. C’est la plus belle façon de dire «Bonjour». Ajoutez à cela le plus délicat des saluts, fait en joignant les paumes des mains près du menton et en inclinant légèrement la tête vers l’avant, et vous tombez en toute allégresse sous le charme des Laotiens. Cette grâce et cette douceur de vivre, on les ressent à la ville, au village, sur les rives du Mékong, dans les coins reculés de la montagne, aux abords des cascades et, bien évidemment, dans les temples, dont l’un se trouve toujours sur notre passage.

Cela fait en sorte que le dépaysement, assuré dans ce pays asiatique et bouddhiste, se vit en toute sécurité, simplicité et sérénité. Cet état d’esprit et ce bien-être se voient également sur les visages des nombreux Occidentaux, surtout des Français, qui y ont établi une boutique, un restaurant, un café, un bar à vin, ou un petit «guest house», intégrant la tradition dans la modernité, ou vice-versa.

On vient de partout, au Laos, pays inspirant : nous avons rencontré beaucoup d’Africains du Sud, d’Australiens, de Danois, de Français.

Bonheur à portée de main

La quête joyeuse du bonheur est visible partout au Laos : entre autres, près du splendide et imposant stupa doré de Vientiane, le That Luang, où pour quelques dollars, on achète un oiseau en cage, pour le libérer afin qu’il exauce notre vœu le plus cher;  aux pieds de Bouddha, où l’on dépose en tout temps une offrande en fruits ou en arrangements de fleurs de couleur jaune et orangé enveloppées de feuilles de bananier, de chandelles et d’encens pour accompagner nos prières; et, une fois l’an, on fait surgir d’un étui, au hasard, une tige numérotée à laquelle correspond un message, constituant les prédictions annuelles de Bouddha concernant notre vie côté amour, santé et affaires.

De leur côté, les nagas, ces cobras légendaires à têtes de dragons sculptés que l’on voit sur de nombreux édifices et que l’on peut acheter en souvenir, nous offrent leur protection comme ils le font à Bouddha à l’entrée des temples.

Autre forme de bonheur, terre à terre celui-là : le Laos pratique la science et l’art du massage régénérant, thérapeutique et aromatique, à des prix qui vous relaxent encore plus, au point où l’on est tenté d’en faire un moment privilégié quotidien. 

Pour les yeux, l’âme ou la forme

Le Laos a de quoi plaire à cinq types de voyageurs : les visiteurs en circuit qui en ont plein la vue avec l’architecture et avec la palette or/jaune/orangé; les jeunes adultes qui veulent vivre a posteriori l’ère hippie; les écotouristes attirés par l’immersion dans la nature et la culture laotiennes; les adeptes du trekking et du vélo à qui sont offerts des périples de plusieurs semaines en terrain montagneux, et ceux qui aspirent à découvrir la spiritualité bouddhiste ou même à l’expérimenter par un séjour chez les moines.

Enfin, aucun de ces voyageurs ne repart du Laos, sans avoir côtoyé de près les éléphants durant quelques heures  ou quelques jours.

Dans tous les cas de figure : satisfaction garantie. 

La ville dorée et sophistiquée

Impressionnante, à 6 heures chaque matin, la procession des centaines de moines de tous âges qui viennent, dans les rues de Luang Prabang, recevoir les offrandes de riz des résidants et des touristes, lesquelles constituent leur ration quotidienne. La couleur safran de leurs robes dans la noirceur qui s’éclaircit lentement rend l’image encore plus saisissante, la sensation de communion encore plus prenante.

Ancienne capitale administrative, Luang Prabang est dorénavant la capitale culturelle et spirituelle du Laos. Elle est en quelque sorte le chef-lieu de la formation des moines bouddhistes provenant de plusieurs provinces. Dans la ville même, on dénombre 32 temples, dont le plus réputé et spectaculaire est le Vat Xieng Thong; dans la région environnante, il y en a plus de 100.

Pour ce caractère et pour son architecture, Luang Prabang est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ainsi, toute rénovation et toute nouvelle construction est très strictement réglementée pour conserver ce titre prestigieux.

L’architecture des temples est tout à fait unique avec leurs longs toits à plusieurs plis, qui descendent en se recourbant près du sol, leurs dentelures dorées et leurs mosaïques brillantes et colorées. Quant à l’architecture des maisons de ville, elle est d’inspiration coloniale française. L’affichage commercial doit observer le même style bien intégré : bois couleur acajou et lettrage doré, pour refléter l’image harmonieuse de la ville.

La rue principale de Luang Prabang, Sisavang Vong Avenue,  a tout d’une destination balnéaire chic et décontractée : des restaurants, cafés et bars à vin à l’européenne, des galeries d’art et d’artisanat, puis, à son extrémité, des bars et restos-terrasses bien aménagés avec vue sur le  Mékong. Dans un joli café italien ou l’on mange d’excellentes pâtes fraîches au saumon fumé, la proprio va jusqu’à déposer une pierre naturelle en forme de cœur sur notre addition pour éviter que le vent ne l’emporte : c’est toujours plus agréable de payer et de laisser un pourboire, même si au Laos, ce n’est pas coutume.

Aux alentours, on voit parfois garées, près des maisons les plus cossues, d’anciennes voitures américaines et européennes bien restaurées, héritages familiaux laissés par les rois qui les avaient reçus en cadeau de la part de chefs d’autres États en visite.

En plein cœur de Luang Prabang, l’ascension des 100 mètres de marches du Mont Phou Si vous  récompensera d’une vue magnifique sur la ville, d’une autre occasion de confier à Bouddha votre souhait le plus cher et de rencontrer le Bouddha du jour de votre naissance, dont la personnalité axée sur la paix, la pensée, l’enseignement, la prévention, etc. est censée imprégner votre vie. Pour ce faire, il suffit de redescendre de l’autre côté de la montagne, ce qui vous procure un autre souvenir visuel persistant.

En face de l’entrée qui  mène au Mont Phou Si, se trouve le Palais Royal qui est également un musée, à visiter sans faute. Hormis, les pièces traditionnelles de la collection, la visite des appartements du Roi nous apprend beaucoup de choses sur sa vie, ainsi que sur celle de ses épouses et de son fils à la personnalité très différente. Une intrusion respectueuse, mais fort révélatrice quant à la conjugaison de la tradition spirituelle et de la modernité quotidienne. Pour le constater, la location de l’audio-guide est recommandée.

Stupa doré et Arc de Triomphe

C’est à Vientiane, la capitale actuelle ayant célébré ses 450 ans en 2010, que l’on est ébloui par la couleur dorée du stupa construit sous le règne du roi Sethtathirat, aujourd’hui considéré comme le symbole du Laos. 

La majesté de l’«Arc de triomphe» Patuxaï, autre exemple de l’influence française, qui fut érigé  sur le boulevard Lane Xang dans les années 60 pour honorer les héros morts pour l’indépendance nationale du Laos, a tôt fait de nous intriguer. Elle est belle à voir, la fierté des Laotiens qui se font photographier sous tous les angles à ses pieds, à son sommet et dans ses jardins.

Le culte de l'éléphant

Le Laos a un autre emblème que le stupa doré de Vientiane : l’éléphant à trois têtes protégées par un parasol, qui constituait le drapeau royal. Le surnom du Laos est toujours «le pays au million d’éléphants», même s’il n’en reste  maintenant qu’environ 50 000, résultat de l’équation malheureuse de guerres successives et de l’exploitation criminelle de l’ivoire.

On utilise encore aujourd’hui l’éléphant dans l’agriculture et les grands travaux de construction. Les voyageurs de tous âges sont également heureux d’aller à la rencontre de ces animaux aussi sympathiques qu’ils sont immenses.

Et, selon notre degré d’hardiesse, on  peut opter pour une balade à dos d’éléphant sur une chaise de bois bien attachée et équipée pour ne pas risquer de tomber, pour une balade la plus naturelle possible, assis sur la tête de l’éléphant, sans aucune forme de rétention que nos pieds derrière ses oreilles comme le font leurs guides, ou participer à la baignade de notre nouveau compagnon tout en restant assis sur son dos (rappelons-nous que l’éléphant a une trompe qu’il peut remplir d’eau pour s’asperger le dos…).

L’Elephant Park Project, le long de la rivière Nam Khan, est admirable du fait que les balades s’y font en tout respect de l’animal et de la nature : seulement quatre éléphantes amicales  vous épateront par leur agilité à descendre des pentes abruptes et à escalader le banc de la rivière au retour. La nôtre savait très intelligemment contourner les obstacles : elle se prénommait très affectueusement «Chocolate». 

Il est aussi possible de passer une nuit dans un camp d’éléphants, notamment au Mahout Eco Lodge.

Chutes et cascades, arbres et fleurs exotiques

À 25 kilomètres de Luang Prabang, l’eau de la plus haute chute, Khuang Gi, plonge de 100 mètres pour se répandre ensuite langoureusement en plusieurs cascades et plateaux d’un turquoise crémeux. Il ne faut pas oublier son maillot pour en profiter, avant de pique-niquer, soit en compagnie des résidants en congé ou d’autres touristes, soit en retrait dans la forêt, où l’on a vu un couple se faire servir champagne et canapés par un majordome personnel, ganté de blanc, sur une table de teck nappée de soie… tous les goûts sont dans la nature, n’est-ce pas?

Une autre chute bien connue est la Tad Sae, située à 15 kilomètres de Luang Prabang.

Acajou, teck, poinsettias, figuiers et bambous composent les forêts touffues du Laos. Une curiosité de la nature : les tentaculaires racines du figuier poussent en hauteur en s’enroulant autour de l’acajou, allant jusqu'à l’étrangler et le faire mourir… voisinage hasardeux! 

Le jardin des Bouddhas: la véritable signification du mot «enchantement»

Des dizaines de sculptures de bouddhas et de figures hindouistes livrent diverses légendes, propos philosophiques et messages d’espoir au sein du Vat Xieng Khuan. La plus connue est le bouddha couché mesurant plus de 40 mètres. On peut entrer dans la bouche d’une autre créature et monter «au paradis», sur une terrasse pour y voir l’ensemble du parc. Représentations d’humains et d’animaux, de toutes dimensions, des plus petites aux géantes, nous laissent ébahis : on veut tout voir, tout savoir, tout comprendre, tout se rappeler.

Ce joyau vert et fleuri, près du Mékong, a été créé en 1958. Il est situé à 25 km de Vientiane.

La Plaine des jarres: dimensions extraterrestres?

Autre objet d’emballement : aux environs de Phonsavanh, sur le plateau de Thong Hai Hine, qui s’étend sur 1 000 kilomètres carrés, se dresse un paysage unique au monde. Plus de 300 jarres de pierre, pouvant mesurer jusqu’à 3 fois la taille d’un humain, et pouvant peser plusieurs centaines de kilos! Personne n’a perçé le secret de leur existence, apparemment vieille de 2 000 ans. Des indices laissent croire que ce seraient les urnes funéraires d’une société relativement avancée.

Pour aller à la Plaine des jarres, il faut prendre en compte qu’il faut emprunter des routes non pavées et cahoteuses, et avoir beaucoup de temps devant soi, c’est-à-dire une journée pour aller et une autre pour retourner à Luang Prabang ou à Vientiane.

Le Mékong vénérable

Ce qui frappe à première vue, sur le Mékong, est la couleur brune des eaux chargées d’alluvions, car il n’est pas du tout pollué par les villages riverains.

Même si le tourisme balnéaire n’est pas développé sur ses rives laotiennes, quelques petites plages de sable blanc peuvent attirer les baigneurs pour quelques heures, s’ils sont bons nageurs car l’eau y est profonde à quelques pas seulement des plages.

Le Mékong, dans les environs de Luang Prabang, nous amène à la grotte Pak Ou, habitée par plus de  4 000 Bouddhas, déposés là au fil des siècles par les fidèles, car les preuves que leurs vœux se sont réalisés sont paraît-il nombreuses.

C’est à cet emplacement que le Mékong aux eaux brunes croise la rivière Nam Ou aux eaux bleues : on peut admirer ce phénomène très distinctif de la nature, d’une jolie terrasse de restaurant où l’on mange très bien.

Une ballade de quelques heures en samphan (bateau de l’amitié) nous fait de plus rencontrer des chercheurs d’or, car le sable du Mékong en contiendrait de petites quantités. De les voir concentrés sur  leurs tamis nous rappelle les films que l’on a pu voir, dans notre jeunesse, sur le Klondike…

Séjour chez les moines: méditation ou expérimentation

Oui, que l’on soit homme ou femme, il est possible d’aller méditer au Wat Pon Phao, durant un ou plusieurs jours. Il faut toutefois adresser une demande de permis spécial de séjour à l’avance, à une agence locale. Avis aux couples, mariés ou non, les dortoirs ne sont pas mixtes.  

Trekking, vélo et immersion nature-culture

L’offre abonde au Laos pour des randonnées de quelques heures ou de quelques jours de trekking ou de vélo dans la campagne, ou encore pour séjourner dans des villages accueillants, où les gens ne demandent pas mieux que de partager leur culture. On peut réserver une fois sur place ou à l’avance auprès de nombreuses agences, notamment Asia Reveal Tour, dont les guides sont dans une forme athlétique et qui, de surcroît, connaissent parfaitement bien l’histoire et la nature du Laos, ainsi que l’anglais ou le français.

En visite guidée, on apprécie les villages campagnards dont l’architecture des maisons diffère, selon qu’ils sont situés en bas, moyen ou haut-plateau; la rencontre de ces villageois et de leurs nombreux enfants est toujours souriante et courtoise. 

Hôtels boutique

Le Seng Tawan Riverside Hotel, où nous logions à Vientiane, directement sur la rive du Mékong, est un hôtel boutique confortable, propre et bien décoré de bas-reliefs colorés, et doté d’une superbe terrasse avec vue sur le fleuve. Tout près, la Thaïlande, comme si elle n’était que de l’autre côté de la rue.

Le brouillard du matin transpercé de rayons de soleil crée une lumière et une ambiance ouatée, de calme et de romantisme. Le déjeuner-buffet occidental et asiatique y est délicieux, même quand le plat piquant surprend quelque peu à 7 heures du matin. 

Au rez-de-chaussée, un spa traditionnel offre une très grande variété de massages, incluant un très original pour réduire le gras corporel. Qui saisira l’opportunité de l’importer en Amérique du Nord…?

Le Ancient Luang Prabang Hotel, à Luang Prabang, est ce qu’il y a de plus coquet, avec une touche moderne en plus. La chambre, de type loft, s’ouvre sur un petit balcon joliment meublé de sièges de bois d’acajou garnis de coussins de soie colorée avec vue sur la rue, où la vraie vie se déroule, incluant la procession des centaines de moines à 6 heures du matin.

Le personnel y est des plus avenants, vous remettant votre clé entre leurs deux mains placées comme un écrin pour contenir un précieux présent : après tout, oui, c’est un présent, car on se sent vraiment très bien dans ce décor à la fois luxueux et sobre.  Ici, pas de numéro de chambre, plutôt un signe astrologique : coq, chien, lapin, etc. 

Soie, saa, argent, bois

Comme le tourisme est une industrie très importante au Laos, les vendeurs d’artisanat pullulent. Les ateliers de soie et de papier saa, où tout est véritablement fait à la main devant vous, expliquent et démontrent très bien toutes les étapes de la transformation de la nature en de nouvelles beautés utiles.  

Quant aux bijoux d’argent et aux belles pièces de bois exotique comme des plats de service et saladiers, on les trouve surtout dans les boutiques du centre de Luang Prabang.

Les femmes voudront sans doute rapporter au moins une jolie jupe traditionnelle qui peut se porter facilement en Occident : un grand tissu de coton ou de soie, orné au bas d’une large bande à motif brodé, porté droit, un peu au-dessus de la cheville.

Danse et peinture bien typiques

Au Laos, on danse avec les mains. Les figures ainsi dessinées, la souplesse et la dextérité développées surprennent tant chez les hommes que chez les femmes. C’est vrai dans les danses traditionnelles, mais aussi dans les danses plus modernes.

En arts visuels, les figures traditionnelles sont ce que l’on voit le plus souvent, mais nous avons découvert des artistes contemporaines, qui ont créé leur propre style, inspiré du cubisme : P. Noy  et Anoussa Phommamoueng.

À boire et à manger : découverte est un euphémisme

Quoi de plus facile à retenir : Beer Lao pour la bière, et Lao Lao pour l’alcool de riz (50 degrés).  Si l’on a besoin de fortifiants médicinaux, on peut opter pour l’alcool de riz au cobra, au scorpion ou au mille-pattes.

Poulet, porc, bœuf, poisson, riz gluant et riz blanc sont les mets les plus consommés par les touristes. On peut les agrémenter d’une sauce soya aux piments frais, mais il faut prendre garde : ces piments font des feux d’artifice dans la bouche. Un conseil : si bière et riz n’apaisent pas assez, le concombre y parvient.

Une visite au marché frais du matin est incontournable, pour sentir la coriandre et autres herbes aromatiques ainsi que pour constater la grande versatilité de la nature, des goûts et de la débrouillardise des Laotiens. Escargots, oiseaux, abats, algues fraîches ou séchées, insectes grillés, petits crabes, poules, canards et autres peuvent y être achetés, vivants ou morts, préparés ou tout entiers, ou même cuits et savourés en plein air.

A goûter : un genre de petit macaron fait d’œuf, de riz, de lait de coco, d’échalote et de sucre, tout frais, cuit dans l’huile, devant vous.

Les fruits abondent, notamment la petite banane bien goûteuse, la pastèque, le durian fameux pour son bon goût malgré son odeur repoussante, le magnifique fruit du dragon rose éclatant au dehors et blanc picoté de noir au-dedans, très frais et juteux, ainsi que le jujube, petite rondeur verte dont le goût ressemble à un mélange de pomme et de poire.

Contrairement à plusieurs pays d’Asie, il y a du café au Laos : du bon, un peu aromatisé genre noisette. Tous les restaurants laotiens en servent et, depuis quelques années, quelques cafés-pâtissiers modernes avec terrasses au design branché et musique lounge, comme le JOMA, à Vientiane.

Enfin, l’appellation BIO est loin d’être une nouveauté ou une nécessité au Laos : la terre et tout ce qui pousse, comme le maïs, la canne à sucre, l’arachide et la patate douce, sont exempts de produits chimiques, depuis toujours.

Événements flamboyants

Les occasions qui permettent aux résidants et aux touristes de vivre une montée d’adrénaline et d’excitation sont, entre autres :

Le Nouvel An Laotien, à la mi-avril: le 14, les bouddhas sont sortis des temples pour être lavés sur des autels, avec des eaux parfumées coulant de nagas; les fidèles rapportent ces eaux à la maison et la font couler ensuite sur leurs amis, dans un but de purification à l’aube de la nouvelle année. Ceci est d’autant plus apprécié qu’avril est le mois le plus chaud de l’année. À  ces célébrations particulièrement animées dans les rues de Luang Prabang, s’ajoute une procession d’éléphants.

Le Festival des courses de bateaux sur le Mékong, a lieu à Vientiane, à la mi-octobre, après le jeûne de 3 mois des moines; le soir, le fleuve est agrémenté de centaines de petits bateaux décorés de fleurs, d’encens et de chandelles.

Techno, le Laos? Eh, oui…

Même au Laos, entre les dizaines de temples, l’Internet WiFi est omniprésent, dans les cafés, hôtels et…  innombrables bars karaoké!

Heureusement, comme les Laotiens se lèvent et commencent à travailler très tôt, aux aurores en fait, les haut-parleurs coupent vers 23 heures les élans lyriques des chanteurs amateurs, pour laisser les clients des hôtels avoisinants dormir aussi.

Et le grand marché couvert de Vientiane, rivalise avec n’importe quel grand centre commercial américain, quant au nombre de comptoirs d’appareils électroniques et de téléphones portables : complètement étourdissants.

Très très économique

Le Laos est une destination faisant partie de la catégorie «très très économique», pour les goussets occidentaux. Une fois le tarif aérien assumé, le coût de la vie et les transports locaux sont très peu dispendieux en effet, même s’il faut remplacer un dollar par des milliers de kips.

Long voyagement, bien pensé et des plus efficaces

Pour se rendre au Laos, à partir du Canada, il a fallu compter 4 vols sur des avions différents : Montréal-Chicago-Tokyo-Bangkok-Vientiane. Ce n’est donc pas un trajet de tout repos, mais les compagnies aériennes (United Airlines, Japan Airlines et Lao Airlines), les transferts, les aéroports et les services afférents, se sont tous avérés très efficients.

À  souligner : Japan Airlines pour l’extrême gentillesse du personnel, l’espace même en classe économique, la qualité de la nourriture et la vidéo en direct du décollage et de l’atterrissage, ce qui est très excitant…  pour ceux qui n’ont pas peur de l’avion, bien sûr.

Fait remarquable : dans les aéroports d’Asie, pour faciliter la vie aux étrangers, du personnel courtois et nombreux qui circule parmi les passagers en transit est littéralement à l’affût de nos besoins pour nous orienter. Sans compter les boutiques où l’on peut se faire masser les pieds et le dos, les chambrettes bien propres et équipées d’une douche et d’une toilette où l’on peut se reposer lorsque l’attente est longue entre deux correspondances.

Sur place, les vertus de la simplicité

Une fois rendus au Laos, nous avons été très heureux de ne pas voir de gros bus de touristes. Tout est à échelle humaine. Les voyageurs utilisent de petites wagonnettes avec chauffeurs et guides très affables et expérimentés, et  surtout, les touks-touks colorés de façon amusante, ces motos équipées d’une plateforme avec banquettes et toit, qui font office de taxis individuels et collectifs. Pour 2$ ou 3$ on se rend où l’on veut.

Pour ouvrir les yeux encore plus grands

Les touristes de type «visiteurs» auront sans doute assez de  6 ou 7 jours pour voir l’essentiel du Laos, soit Vientiane, la Plaine des jarres et Luang Prabang.

C’est pourquoi un voyage aussi loin des contrées nord-américaines ou européennes pourrait prévoir un circuit comprenant trois destinations, sur trois semaines, par exemple : «Cambodge-Laos-Yunnan» ou «Vietnam-Cambodge-Laos».

 

Sylvie Berthiaume

Nos remerciements à Voyages Circuit Oriental, qui a assumé avec ses partenaires au Laos, les transports terrestres, les guides, les hôtels et les visites.

www.circuitoriental.ca

www.asiarevealtour.com

www.sengtawan.com

www.ancientluangprabang.com

 

 

Le That Luang, Vientiane

Nagas, protecteurs des temples

Procession des moines à l'aube

Café européen à Luang Prabang

Mont Phou Si

Balade à dos d'éléphants

Patuxaï, Arc de Triomphe

Chute de Khuang Gi

Jardin des Bouddhas

Plaine des jarres

Grotte Pak Ou

Wat Pon Phao

Vue sur le Mékong, terrasse du Seng Tawan Riverside Hotel

Bonnets laotiens

Au marché

Alcool de riz au cobra

Touk touk

 

 

 

 

 

 

 

 

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