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Viet Nam Euphorie du mois

Du Nord aux Hauts Plateaux du Centre  -  Nos premières impressions du Vietnam, lorsque l’on arrive dans l’une des deux principales villes du pays, Hanoï : nous venons d’atterrir dans un pays assiégé par des milliers de motos aux conducteurs téméraires casqués et masqués et nous cherchons en vain les bucoliques images de Vietnamiennes à bicyclette portant l'ao dai et le chapeau conique! 

Heureusement que cette impression est vite démentie dès que l’on s’éloigne de la ville!  Des paysages où règnent tous les tons de vert, entourés de montagnes et souvent parcourus de rivières, de fleuves et de canaux ou bordés par la mer nous font rapidement oublier nos motards masqués!  Et les voilà ces femmes portant l’ao dai (la traditionnelle longue tunique de soie blanche) et le chapeau conique!

Le Nord

Un train de nuit, assez rudimentaire, mais où les couchettes sont propres et où l’on vous offre pantoufles et bouteille d’eau, nous amène à Loa Cai, petite ville située sur les deux rives du fleuve Rouge, tout près de la frontière de la Chine – en fait il n’y a qu’à traverser un pont et on y est. 

Ce sera notre point de départ pour sillonner cette partie du pays surtout occupée par les minorités: les Thaïs, les Hmongs fleuris (ou bariolés), les Hmongs noirs, les Daos rouges ou Tays. 

Une spectaculaire petite route à lacets à travers montagnes et collines nous amène à la foire de Can Cau.  Connue comme l’une des plus pittoresques de la région, elle rassemble tous les samedis les Hmongs fleuris, les Vietnamiens ainsi que les Chinois, qui après tout, ne sont qu’à 6 heures de marche… guère plus que certains des Hmongs qui parcourent pour s’y rendre eux aussi des distances étonnantes, à pied, chargés de produits qu’il souhaitent vendre ou échanger. 

C’est une foire incroyable, très colorée où se côtoient production locale de légumes et de fruits, tissages et soieries, animaux vivants : chèvre, vache, cochon, buffle et, vous vous en doutez, d’innombrables produits « made in China ».  Elle se tient dans un décor fabuleux de montagnes, de vallées profondes et de collines aménagées en terrasses pour permettre la culture de maïs, ananas, concombres, tomates, riz… 

Au pied du toit du Vietnam 

Retour vers Sapa, petit village de montagne qui pourrait ressembler à un village alpin, ce qui s’explique par le fait qu’à l’époque du protectorat français, les élites de l’administration y avaient installé leurs résidences de vacances. Sapa fait face au « toit du Vietnam », le mont Phan Si Pan (3 143 m).   

De nombreux randonneurs s’y donnent rendez-vous pour de superbes excursions à travers de magnifiques paysages de vallées, montagnes et cultures en terrasses : ces marches géantes que riz et légumes se partagent. 

Sapa, c’est aussi un village rempli de vendeurs ambulants issus principalement des deux groupes ethniques de la région : les Daos rouges (aux dents laquées de noir) et les Hmongs noirs (ou indigo).  Ils viennent de leurs villages, parcourant parfois plus de 7 km à pied, pour offrir leurs produits artisanaux : écharpes, sacs et vêtements tissés et très colorés. Femmes et jeunes filles pour la plupart, elles se débrouillent relativement bien en anglais et vous font volontiers la conversation, tentant d’établir une sympathique relation. Difficile de résister à leur gentillesse et au discours: «J’ai 7 enfants à nourrir ou j’ai 7 frères et sœurs à la maison et je marche 4 heures pour venir ici… »! 

Quelques heures de trekking dans la vallée nous permettent de visiter des villages Hmongs noirs, comme celui de Cat Cat, village d’une vingtaine de maisons qui longe des rizières en étages et qui doit son nom à la proximité d’une cascade d’eau magnifique sur la rivière Muong Hoa.  D’autres villages Tay, Daos ou Hmong, installés eux-aussi au milieu de paysages époustouflants, peuvent être explorés à pied à partir de Sapa. Si vous êtes accompagné d’un guide, vous pourrez visiter une maison typique où vivent généralement les familles élargies – 10 à 15 personnes – qui sert aussi d'entrepôt pour le riz et le maïs, ainsi que comme salle de tissage et de couture pour confectionner sacs, foulards et vêtements pour la famille et pour offrir au marché. 

Si vous avez le temps et le courage, l’ascension du Phan Si Pan, au sommet duquel s’accrochent nuages et brouillard, est possible et prend généralement deux ou trois jours avec nuits en refuge. Réservé aux téméraires toutefois!

Pour vivre l’histoire: Dien Bien Phu 

Plusieurs heures d’une route sinueuse en construction à travers montagnes et vallées nous amène à Dien Bien Phu. 

En route, quelques arrêts dans des villages typiques de Hmongs fleuris et de Thaïs avec leurs maisons traditionnelles sur pilotis.  Plusieurs villages Thaïs ont été déplacés au cours des dernières années pour permettre la construction de barrages sur les rivières Da et Na. Les maisons de bois sur pilotis ont été reconstruites plus loin en respectant le style traditionnel, mais nous sommes surpris de trouver dans ces demeures  relativement modestes extérieurement, un confort inattendu et même des éléments luxueux comme des télés à écran plat, des systèmes de son dernier cri et des électroménagers en inox… il paraît que les compensations de l’État ont été généreuses! 

Nous voilà à Dien Bien Phu qui est essentiellement une ville traversée par deux longues avenues qui se croisent et où se concentrent les hôtels, les banques, la poste et tous les édifices gouvernementaux si caractéristiques, avec leur couleur jaune. 

Le grand marché local mérite une visite tout comme le Musée de la guerre qui, malgré ses présentations un peu vieillottes avec ses photos en noir et blanc, nous fait prendre conscience de l’inégalité des armes – il faut voir les chars d’assaut des Viet-minh! – et de l’horreur de cette guerre.  Le cimetière où s’alignent les centaines de tombes de soldats inconnus à travers bonzaï et sculptures, ainsi que le réseau de galeries et de tranchées de la colline Éliane, où fut remportée en mai 1954 la dernière bataille avec les Français, font partie de la leçon d’histoire que nous raconte Dien Bien Phu.  Pour compléter le tout, il faut escalader les 333 marches qui mènent à l’imposant Monument de la Victoire.  Une vue imprenable sur la vallée récompense les courageux…essoufflés.

Hanoï 

De retour sur Hanoï où nous attend la célèbre Baie de Halong.  Mais nous avons déjà couvert cette partie du voyage dans un autre article). 

Le Halong terrestre 

Après la Baie de Halong, nous nous dirigeons vers Tam Coc, connu comme le Halong terrestre.  

En route, nous croisons  la ville de Ninh Binh, capitale de cette région, qui est en quelque sorte le berceau du Vietnam, puisqu’il s’agit du premier état qui se libéra du joug chinois.

Dans les environs, quelques arrêts dans des temples dynastiques érigés à la mémoire des rois, tout particulièrement le Den Dinh, dédié à l’empereur Dinh Tien Hoang et le Den Le, juste à côté, érigé pour l’empereur Le Danh Hanh.  Les temples aux colonnes ornées de nacre, aux poutres sculptées, aux statues royales laquées et aux bas-reliefs de fleurs et d’oiseaux conservent leur lustre d’antan et sont magnifiques.

À Tam Coc, un tout autre décor nous attend: pitons karstiques et grottes.  À travers les méandres de la rivière Nga Dong, qui se déroule sur 3 km, notre petite barque vogue au fil des avens et des pains de sucre, rochers couronnés d’une perruque d’arbres ou alors complètement  chauves, mais non moins spectaculaires avec leurs saillies rocheuses aux faces grises. 

Et que dire des bateliers fort relax qui se permettent même de ramer avec les pieds comme si tout cela ne leur demandait aucun effort! 

Le Centre  

Nous amorçons notre voyage vers le centre du pays avec Hué comme premier arrêt. Considérée comme le foyer intellectuel et culturel du pays, c'est une escale obligée et une ville charmante, avec palais, pagodes et tombeaux, installée le long de la Rivière des Parfums (Song Huong).

Une remarquable Citadelle 

Une fois franchie l’une des dix portes du mur d’enceinte de la Citadelle, c’est un monde de pourpre et d’or qui nous attend avec la Cité impériale et la Cité interdite.  Malgré d’innombrables traces de destructions dues aux guerres avec les Français, puis avec les Américains, certains palais et pavillons sont demeurés tout à fait remarquables.  

Il faut se promener au fil des allées ombragées et découvrir les portes et portiques sculptés de dragons et de nuages et les toits aux tuiles de porcelaine en émail jaune ou vert des temples dynastiques. 

Étonnants, le Pavillon des Cinq Phénix supporté par 100 colonnes; le Palais de l’Harmonie suprême, le plus impressionnant, avec ses 60 colonnes de teck laquées rouge et or et gravées de poèmes, de dragons et de motifs traditionnels avec son trône doré tout au centre.  Le Pavillon de la Splendeur devant lequel trônent neuf immenses urnes de bronze… et une cabine téléphonique londonienne, suscite intérêt et sourire! 

À proximité de Hué, de nombreux tombeaux royaux méritent d’être visités.  Véritables bijoux d’architecture érigés au milieu d’un écrin d’une nature luxuriante, ils témoignent de la splendeur des dynasties royales et du savoir-faire des artisans et artistes de l’époque. 

Il ne faut pas manquer le tombeau de Khai Dinh. Extravagance architecturale édifiée sur une colline, d’où la vue est d’ailleurs théâtrale, le tombeau marie le style vietnamien aux influences occidentales.  Ses colonnes, plafonds murs et bas-reliefs aux mosaïques colorées impressionnent.  On y accède par une Cour des Salutations où veillent de part et d’autre, mandarins, serviteurs et éléphants de pierre imperturbables dans leurs habits d’apparat. 

La Rivière des Parfums et ses bateaux dragons 

« Un long ruban de soie flottant au vent », c’est encore ainsi que certains Vietnamiens décrivent la Rivière des Parfums. C’est en bateau dragon que nous voguerons sur ce long ruban pour aller visiter la Pagode Thien Mu (pagode de la dame céleste).  Il faut prendre le temps de flâner dans les jardins de bonzaï et de fleurs sur cette colline pour découvrir tour à tour la pagode avec ses quatre bouddhas, les quatre tours abritant des cloches de bronze sculptées et la tombe d’un bonze s’étant immolé pour la paix dans les années 60. 

Nuages et brouillard 

La route Mandarine, de Hué à Danang, est spectaculaire avec la traversée du célèbre Col des Nuages, fort bien nommé puisqu’une grande partie du parcours se fera à travers nuages et brouillard. Du col, on peut avoir tout à la fois une vue sur les eaux turquoises de la mer de Chine au sud et le golfe de Tonkin au nord.  

Danang est une ville relativement moderne qui se développe à toute allure grâce au tourisme. Elle jouit d’un site extraordinaire au fond d’une vaste baie entourée de villages de pêcheurs et de lagunes avec une magnifique plage de 70 km que semblent, malheureusement, en voie de s’accaparer des dizaines d’hôtels et d’appartements en construction.  

On peut y visiter le Musée d’Art Cham et les montagnes de marbre. Le musée regroupe près de 300 œuvres originales, des sculptures pour la plupart en grès et en terre cuite.    

Les montagnes de marbre (ou montagnes des Cinq Éléments) sont dédiées à l’eau, le feu, le métal, la terre et le bois. Ce sont des collines karstiques sculptées par les eaux de ruissellement, tout comme celles de Tam Coc, le Halong terrestre dont nous avons parlé plus tôt. La plus haute, celle de l’eau, peut être escaladée à l’aide d’un escalier aux nombreuses marches taillées à même le marbre rose, gris et bleu. Tout en haut, pagodes et grottes qui abritent des statues de Bouddha et de déesses ainsi qu’une vue imprenable sur Danang et les quatre autres montagnes entourées de nombreux ateliers de sculptures de marbre. 

Hoi An, la charmeuse 

Hoi An, petite ville au charme suranné, est nichée le long de la rivière Thu Bon. Il ne reste que quelques traces témoignant de son passé de port marchand important et de la diversité des échanges et des influences japonaise et chinoise sur la culture vietnamienne. 

Classée au patrimoine mondial de l’Unesco, ses petites rues piétonnes aux maisons, tantôt défraîchies, tantôt impeccables, qui abritent boutiques de vêtements et de souliers où s’activent encore de modestes artisans, cafés, restaurants et magasins de souvenirs, sont entièrement dédiées au tourisme.  Vous souhaitez un vêtement en soie, taillé sur mesure? C’est l’endroit tout indiqué! 

Plusieurs sites d’intérêt historique ont été identifiés et un parcours partiellement fermé à la circulation – ce que les motos ne semblent guère respecter – vous est proposé à travers la ville, moyennant l’achat d’un laissez-passer. 

Son marché animé, installé le long de la rivière, où l’on vous offre fleurs, épices, produits frais et poissons qui frétillent encore, regorge de découvertes et constitue à notre avis le cœur et le lieu le plus intéressant de Hoi An, avec la magnifique plage de Cua Dai, à 5 km. 

Parlant de découverte… Au marché, vous risquez, mesdames, de vous voir offrir une épilation au fil de soie.  Fascinant d’observer ces femmes maniant le fil sur vos jambes, vos sourcils et même votre visage… avec un résultat spectaculaire.  Mais attention, elles sont rusées, ces artistes du fil de soie. Elles vous attirent avec un pédicure à 1 $ pour ensuite vous offrir ces épilations qui peuvent finalement s’avérer dispendieuses. Négociez avant de commencer… 

Notre hôtel à Hoi An était situé sur l’île de Can Am, à 5 minutes de marche de la vieille ville, et abritait un grand potager où l’on cultivait herbes et légumes bio. D’architecture traditionnelle avec de charmants bungalows – demandez le 606 - Le Pho Loi Riverside est certainement l’un des plus charmants hôtels de Hoi An.  Et j’y ai  observé l’un des plus beaux clairs de lune!  Grosse boule orange se reflétant sur les eaux tranquilles de la rivière dans un fragile brouillard … Très romantique! 

Skanda et quelques bombes... 

Royaume du Champa, le site de My Son, au pied de la montagne du même nom, constitue un joyau de l’architecture cham. Construit du 7e au 13e siècle, les 70 édifices du village, dont plusieurs sont malheureusement aujourd’hui affaissés, détériorés ou détruits, constituent une riche page d’histoire, au même titre qu’Angkor, au Cambodge.  

My Son témoigne de la grandeur et de la richesse du royaume exprimées surtout dans son art religieux. De nombreuses statues et représentations de dieux et déesses, comme Skanda et Ganesha, en témoignent. Le site est aussi un rappel éloquent de la destruction apportée par les bombes américaines.  En de nombreux endroits, colonnes, chapiteaux et pans de murs jonchent le sol. 

D’ailleurs dans un petit musée aménagé sur place où l’on retrouve des représentations de symboles phalliques chez les Chams, on a placé tout à côté, quelques bombes américaines, symbole tout aussi parlant! 

Un coup de cœur : Nha Trang 

Adossée aux montagnes et faisant face à la mer, Nha Trang est située dans une baie sertie d’îles verdoyantes et bordée de montagnes.  Sa longue plage, avec sa large promenade bien aménagée et bordée de palmiers, demeure accessible à tous.  On a choisi d’y construire les hôtels de l’autre côté de l’avenue. 

Arrivée tard en soirée, j’ai la délicieuse surprise d’apercevoir au matin, en ouvrant les rideaux de ma chambre, un panorama époustouflant dont je découvrirai de nouveaux angles sur la terrasse extérieure où le petit déjeuner est servi. 

On profite de la fraicheur de la matinée pour s’offrir une balade en bateau dans la baie et visiter quelques îles et pittoresques villages de pêcheurs, qui constituent, on nous dit, de merveilleux sites de plongée.  Un conseil: si vous vous rendez à l’aquarium – un peu kitsch – où vous pourrez quand même observer quelques tortues géantes, il faut demander que l’on vous ouvre le portail qui vous permettra de traverser l’île à pied à travers le village de pêcheurs de Tri Nguyen. Vous pourrez y observer la vie de tous les jours: enfants à la maternelle, coq en cage attendant le prochain combat, pêcheurs réparant filets et barques rondes (typiques de la région) et femmes préparant bâtons d’encens et galettes de riz. 

Une visite de la plus grande pagode de la ville, au sommet de la colline, la Pagode Long Son, avec son Bouddha géant, son immense Bouddha couché, ses riches mosaïques et ses fresques rafraîchies illustrant la vie de Bouddha complètent notre matinée.  

Nous consacrerons l’après-midi à la farniente! À profiter des eaux chaudes et de la merveilleuse plage de sable fin, fort agréablement aménagée sur 7 km, avec aires de fauteuils de plage accueillants, que vous pouvez louer pour une journée pour quelques dollars, réunis autour de petits bars et restaurants. 

Seule incongruité au tableau, ces quelques pylônes géants plantés dans la baie pour supporter un téléphérique qui mène de la ville vers les îles où l’on est à aménager quelques resorts et éco-lodges…  Tourisme oblige!

Com-Pho : riz et nouilles 

La cuisine vietnamienne est savoureuse, variée et composée d’aliments frais.

Vous verrez partout sur les enseignes les mots Com – Pho: Com, pour riz et Pho, pour nouilles.  C’est la base de la cuisine et on les sert à toutes les sauces.  Avec porc, poulet, bœuf, chèvre, poisson, escargots, anguilles, tofu. Avec laitue, coriandre, maïs, carottes, chou, épinards. Variété et fraicheur assurées, même dans ces petits restaurants improvisés en bord de rue.  

Les bananes sont omniprésentes avec les melons, durians, fruits du dragon, papayes et mangues.  On trouve d’ailleurs de délicieuses minuscules mangues jaunes qui n’ont presque pas de noyau.  Tout y est frais et cultivé localement sans l’aide d’engrais chimiques. 

Le café y est excellent, cultivé sur place, tout comme le thé et les bières locales. 

Quelques souvenirs et suggestions culinaires : 

  • Oc Hap La Gung (escargots et coquillages) à Hanoi
  • Poitrine de chèvre à Dinh Binh
  • Nouilles jaunes avec porc et coriandre à Hoi An
  • Ca Qua (crêpe au poisson)
  • Cha Ca (cassolette de poisson)
  • Nem Nuong (crêpe au porc)
  • Rouo (alcool local de riz ou de maïs)

Soieries, tissages, broderies, nacre et laque 

En fait, on a l’embarras du choix pour les souvenirs!  Les tissages : sacs à main et foulards; les toiles brodées; les articles en soie : foulards, kimonos, robes de nuit et vêtements variés; les articles de bois incrustés de nacre; les céramiques; les sculptures sur bois, peintures et estampes (les musées offrent de magnifiques œuvres originales ou à tirage limité à des prix fort intéressants); et finalement, les laques. 

Pour ces dernières, si vous voulez un objet de qualité, qui ne soit pas fait en série, nous vous conseillons de vous adresser à un atelier. L’atelier Thu Huong Lacquerware & Silk, situé au 438 duong Buoi, à Hanoi, offre des pièces exceptionnelles.  On y concocte de véritables œuvres d’art en travaillant souvent plusieurs mois sur une pièce, tableau, plateau, vase, bonbonnière… Et on se fera un plaisir de vous expliquer les diverses étapes de la création. Fascinant! 

Des hôtels boutiques abordables 

Nous avons choisi de loger dans des hôtels trois étoiles, donc abordables, avec des prix variant entre 45 $ et 60 $ la nuit.  Nous avons, la plupart du temps, été logés dans de beaux hôtels au service impeccable.  Certains offraient même, non seulement la connexion Internet Wifi dans la chambre, mais également l’ordinateur. 

Quelques hôtels recommandés :

Parlons budget 

Vivre au Vietnam ne coûte pas cher mais les prix sont rarement affichés et il ne faut pas hésiter à négocier.  Il y a souvent un prix différent pour les touristes et ceux-ci sont alors indiqués en dollars américains.  

On peut facilement s’offrir un copieux et savoureux repas pour 1 $ ou 2 $ dans une échoppe de trottoir ou au marché et votre facture s’élèvera à 4 $ ou 5 $, bière incluse,  dans un restaurant plus conventionnel. 

Une bouteille d’eau y coûte 10 000 VND, une bière 20 000 VND, tout comme une soupe repas dans un boui-boui de bord de rue. 

Soyons pratiques! 

Argent  : Les distributeurs de billets ATM sont partout, même dans les plus petites villes et nous n’avons eu aucune difficulté à utiliser nos cartes de débit.  Les cartes de crédit ne sont acceptées que dans les hôtels, grands restaurants et boutiques de luxe. On accepte partout indifféremment les dollars américains et la monnaie locale : le dong (VND). Un dollar américain vaut 22 000 dongs. 

Transport : Dans les villes, principalement près des marchés, vous trouverez des xich lo ou cyclo-pousses.  Il faut avoir le courage d’en faire l’expérience et les voir se faufiler habilement entre les centaines de motos, d’autos et de bus.  Un conseil : se munir d’un masque.  On comprend alors les motards masqués!  Se méfier des xe om ou mototaxi qui vous demanderont  plus cher qu’un taxi.  Les « Open Bus » sont des autobus publics confortables, climatisés qui desservent les principales villes et sites touristiques. C’est une façon très abordable de voyager qui permet de s’arrêter en route, de visiter et de reprendre son trajet. 

Eau : L’eau du robinet n’est pas potable et les Vietnamiens font bouillir l’eau qu’ils boivent avant de la consommer.  Vous pouvez donc sans crainte accepter le verre d’eau que l’on vous offre si gentiment avec un sourire.  On trouve de l’eau en bouteille partout. 

Vivre et laisser vivre 

88 millions d’habitants, majoritairement bouddhistes, où les moins de 35 ans sont majoritaires, 54 ethnies, une cinquantaine de langues, un parti unique, le parti communiste : voilà ce pays qui se love en S, tel un dragon, sur 1 500 kilomètres de long. 

Les Vietnamiens sont très accueillants et chaleureux, mais ne sont pas nombreux à parler français ou anglais, même dans les lieux touristiques et hôtels.

Le respect étant une des valeurs importantes de leur mode de pensée bouddhiste, ils l’exercent également envers les visiteurs.  Une société encore assez traditionnelle où le respect des aînés, le culte des ancêtres et une cellule familiale forte survit aujourd’hui alors que grands-parents, parents, enfants et petits-enfants partagent encore le plus souvent le même toit. 

C’est un pays très propre.  Poussiéreux par endroit peut-être, mais vous verrez rarement des papiers et déchets par terre. 

En bref, nous avons passé un mois à explorer le Vietnam, du nord au sud, et en avons gardé des souvenirs inoubliables de paysages merveilleux et de gens chaleureux et curieux qui vous accueillent avec une ouverture remarquable, si ce n’est avec des mots, à tout le moins avec des sourires radieux. 

Nous continuerons notre périple vers le sud dans le prochain numéro… à suivre.

Christiane Théberge 

Nos remerciements à Little Orient Travel, agence de voyage au Vietnam, qui a organisé notre itinéraire, nos transports terrestres, guides, visites et hôtels. 

 

 


En route vers Can Cau


Au marché de Can Cao


Vendeuses ambulantes à Sapa


Hmongs noirs au village de Cat Cat


Maison Thaï


Jeune Thaï


Tranchées à Dien Bien Phu


Batelier à Tam Coc


Tam Coc, le Halong terrestre


Pavillon de la Splendeur, Hué


Tombeau de Khai Dinh, Hué


Rivière des Parfums, Hué


Col des Nuages


Au marché - Hoi An


Rivière Thu Bon, Hoi An


My Son


Village de pêcheurs - Nha Trang


Plage de Nha Trang


Nouilles jaunes et blanches au marché


Bouddha couché - Nha Trang


Moules à vendre en bord de route


Boui boui de bord de rue


Hmong noire cousant vêtements


Jeune Hmong fleurie à la couture


Un sourire malgré tout...


Jeunes Hmongs noires


Panneau du Parti à Dien Bien Phu


Un dernier clin d'oeil!

 

 

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