Envoyer Imprimer PDF

Tables d’hôte moléculaires à New York

Ils se sont assagis les chefs… au niveau du spectacle, mais vraiment pas au niveau du goût. 

Même en offrant du moléculaire, deux restaurants new-yorkais, s’opposent : l’un en douceur, l’autre en puissance, tant dans le fond (ce qu’il y a dans l’assiette) que dans la forme (le décor).

Ils ont compris aussi que pour offrir de la très grande qualité, à prix somme toute raisonnable, il vaut mieux limiter le choix, pour garantir le meilleur, en tables d’hôte ou menus dégustation, de 5 à 10 ou 12 plats. Incluant les vins les mieux accordés, ce qui est toujours une excellente idée.

Corton : à la française

Corton, du célèbre cru de la Côte de Beaune, en Bourgogne. Proprio et chef : Drew Niponent et Paul Liebrandt.

Tables et murs blancs, avec de toutes petites touches florales roses. On se sent bien loin du foisonnement de New York.

On y mange les classiques homard, bœuf, poulet, canard, mais apprêtés et accompagnés de façon très originale. Par exemple : purée de poire ou de noix, lait d’asperges, rhubarbe confite, meringue d’aubergine, pistache et érable.

Tiens, tiens…!: toute la tablée mange la même chose. Heureusement, la table d’hôte change souvent.

Où? Sur West Broadway, dans Tribeca.

WD-50 : à la japonaise

WD, du nom de son chef-proprio, Wylie Dufresne.

Tables de bois brûlé, éclairages clownesques, motifs dernier cri, toilettes de luxe entourées de bamboo.

Menu ambitieux, surprenant. Par exemple : des huitres sans coquille, aplaties et carrées, surmontées d’une purée de pistaches et d’éclats de pomme, soupe à l’artichaut garnie d’un œuf de caille, tranche mince de foie gras décorée d’anchois et de cacao. Puis l’agneau, l’anguille, le lapin, aux accents de cannelle, d’anis étoilée, de beurre à la coriandre, de purée de raisin…

Où? Sur Clinton, dans le Lower East Side.

Deux fabuleux voyages gustatifs!

www.cortonnyc.com
www.wd-50.com

Recherche et rédaction: Sylvie Berthiaume

Corton

WD-50

 

 

 

Retour