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Lac Moraine Alberta

L'Islande - L’Islande, beauté hors d’âge. Islande glaciaire, Islande fumante. Je ne peux pas croire que ce vide immense, froid, surgi des eaux, soit si désireux d’offrir à chaque pas plus de surprises encore, plus de raisons de se dire que quelque part, un lieu aura su m’offrir temporairement l’insouciance totale que je recherche tant, et le seul désir d’aller plus loin, de marcher droit vers la mer peut-être, ou juste de me laisser à chaque seconde émerveiller par la violente pureté des éléments.

Un hasard magnifique 

L’Islande est le cadet des pays d’Europe, sorti des eaux il y a 15 millions d’années, de la faille entre les continents américain et européen. Tout y est encore d’une pureté extrême : on y voit ses immenses glaciers de temps à autres transpercés par des éruptions volcaniques, faisant grandir le territoire de plusieurs mètres chaque année.

Des falaises surgissent à la verticale des eaux fougueuses de l’Atlantique Nord en guise de remparts, et la montagne Hvannadalshnjúkur fait émerger son pic de roche noire du plus grand glacier d’Europe à quelques kilomètres de la mer, surplombant une étendue de 50 kilomètres totalement plane de cendre volcanique. Un pays de grandeurs, un pays de superlatifs et d’indescriptible beauté.

Mon premier voyage sur l’île aura lui aussi été un hasard provoqué. J’ai bondi sur une occasion de voir la chanteuse Björk, référence incontournable de la culture islandaise, se produire à Reykjavík. Du coup, j’ai pris l’avion pour apercevoir mes premières aurores polaires depuis le hublot, et atterrir pour cinq semaines sur cette île qui allait changer ma vision du voyage.

Mon second voyage m’a permis de visiter plus en profondeur le Sud et l’intérieur du pays, et de poser mes pieds sur le Laugavegur, un trek parmi les plus renommés au monde, qui part de l’intérieur du pays pour rejoindre la côte Sud, à travers les paysages d’abord lunaires du Landmannalaugar, puis verdoyants de la vallée de Borsmörk. Deux voyages euphoriques, donc.

Fabuleux mythe, impressionnantes et surprenantes réalités

Située à 300 kilomètres des côtes du Groënland, suspendue sous le Cercle Polaire par l’île de Grimsey, l’Islande reste dans l’imaginaire commun redoutée pour ses conditions climatiques extrêmes et ses éruptions volcaniques faisant la manchette... La réalité entretient ce mythe intact, gardant ses paysages uniques sous une lumière changeante toute l’année.

Il n’y a pas de saison pour refuser d’y voyager, comme il n’y a pas de saison trop belle pour y voyager à la légère, car les changements climatiques sont souvent soudains : donc matériel et vêtements pour tous types de situations.

L’Ouest grisant : couleurs sublimes et eaux chaudes

L’arrivée en Islande se fait à l’aéroport de Keflavík, à 40 km de Reykjavík. A Keflavík, on s’amuse à découvrir son célèbre fast-food Olsen Olsen, dont la devise est « Ici, on ne compte pas les calories et on vous conseille d’en faire autant ». La péninsule de Reykjanes, où il se trouve, est un formidable résumé du pays : par conséquent idéale à visiter en cas de court séjour. Presque entièrement couverte de mousse cachant de la lave durcie friable et acérée, le seul itinéraire possible est la route littorale, où sont situés tous les lieux à voir.

La première étape est la pointe de Garður. Du pied du phare, la vue porte sur le mont Esja qui domine Reykjavík et sur les reliefs de la côte Ouest. La route serpente ensuite à travers le village de Hafnir et sa plage rocheuse, puis vers Bruín milli heimsálfa. Le « pont entre les continents » enjambe une faille rocheuse dont le fond est tapissé de sable noir dans un cadre superbe, avec l’océan et l’île volcanique d’Eldey en arrière-plan, et fait office de repère symbolique mais justifié, entre les continents américain et européen.

La route se poursuit sur une piste défoncée jusqu’aux falaises de Reykjanestá et au site géothermique de Gunnuhver, du nom de la soupçonnée sorcière qui fut jetée dans les mares d’eau bouillante qui aujourd’hui alimentent la centrale. L’usine ne dérange pas le paysage, tant le site, à parcourir sur des pontons de bois pour éviter les accidents, a une apparence lunaire.

Le sol passe ici du jaune vif au vert-de-gris, transpercé en d’innombrables endroits par la fumée s’échappant des entrailles de la Terre pour venir chatouiller les narines d’une douceâtre odeur d’œuf. Pour plus de sensations encore, il faut longer la côte Sud par la dépaysante route 427 pour atteindre le site de Krýsuvík à flanc de montagne. Ici, les couleurs ocre donnent une autre dimension encore. Il est possible de grimper pendant quelques minutes jusqu’à l’endroit où les solfatares sont les plus impressionnants, et d’où la vue porte sur toute la vallée, avec le lac Kleifarvatn à gauche et l’océan à droite. Par beau temps, droit devant, le blanc vif des glaciers de l’intérieur de l’île se détache du ciel.

Le lieu le plus connu de la péninsule reste toutefois le Blue Lagoon, situé au beau milieu d’une mer de mousse d’un vert tournant souvent au surnaturel. Malgré l’exploitation touristique du site naturel, se baigner dans les eaux turquoise du lagon à presque 40 degrés reste une expérience inoubliable, surtout dans un cadre si magique. On en vient clairement à espérer un temps froid, sombre et venteux tant se prélasser à l’extérieur pendant un jour pluvieux est grisant.

La route la plus directe entre le Blue Lagoon et Reykjavík au milieu des champs de lave durcie est impressionnante, mais rentrer vers la capitale en passant par le site de Krýsuvík puis sur les rives du lac Kleifarvatn aux allures de cratère de volcan se révèle plus profitable encore.

Reykjavík : culturelle, animée et arrosée

Du lac, après une demi-heure de route, on arrive dans un centre-ville aux allures de village de Noël, avec maisons en bois et toits colorés. En tout temps, Reykjavík garde l’humilité d’un village, avec une vie culturelle et nocturne qui n’a rien à envier aux villes scandinaves.

Les Islandais sont connus pour leur amour du pays et de l’histoire, difficile donc d’imaginer un passage dans la capitale sans visiter le musée d’Islande, plusieurs musées d’art ou le surprenant musée du phallus...

Reykjavík reste cependant une ville d’instantané, d’immédiat, dont le but constant semble d’offrir son meilleur au visiteur de passage. En journée, les balades sur le port et dans la vieille ville jusqu’à la salle de concerts Harpa et son architecture magnifique s’imposent, ainsi que les deux panoramas sublimes qu’offrent le sommet de l’église Hallgrimskirkja (et son architecture inspirée des colonnes de basalte) et le musée du Perlan.

En soirée, c’est un autre monde. Les rues principales du centre sont envahies de centaines de jeunes. En plus d’assister à d’innombrables concerts dans les bars, il est de tradition très scandinave de ne rester dans un pub que le temps d’une bière ou de quelques chansons avant d’aller en face, et ainsi de suite jusqu’à ne plus retrouver le chemin de chez soi, ou pour l’étranger, le chemin de chez son hôte qui l’achève avec des shots de Brennivín, la vodka locale à la pomme de terre fermentée, qui a la réputation méritée de faire disparaître les derniers soucis qui avaient pris l’avion avec lui.

Si la capitale est un excellent pied-à-terre pour les premiers et les derniers jours sur l’île, l’appel de l’immensité à l’Est attire bien vite. La route 1, unique lien rapide parfaitement fréquentable, fait le tour du pays sur 1100 kilomètres à flanc de volcan, de glacier, en équilibre au bord des fjords ou slalomant dans les plaines. Ainsi, en une semaine, on peut voir la majorité des grands sites.

Le Sud, images irréelles : colonnes d’eau, arcs-en ciel, décor lunaire

Il faut aussi visiter la zone la plus populaire, le Golden Circle, formant une boucle entre le Parc national de þingvellir, le site de Geysir, la cascade de Gullfoss et le cratère de Kerið.

Le Parc national de þingvellir, à une heure de la capitale, se situe sur l’emplacement de l’ancien parlement en plein air, considéré comme la première démocratie au monde en l’an 1000. Une faille impressionnante fissure le paysage et monte un mur de pierre dont le sommet offre de splendides vues sur la vallée et sur le plus grand lac d’Islande, le þingvallavatn.

Des falaises formées par la faille s’écoule l’Öxárarfoss, une cascade bien connue des photographes pour sa beauté vigoureuse l’été et figée l’hiver. La route se poursuit à l’Est, s’enfonçant plus dans les terres jusqu’au site de Geysir, là où on voit le premier geyser authentifié au monde, le Strokkur. Il s’éveille une fois toutes les 7 minutes environ : spectacle grandiose que de voir s’élever soudain une gerbe d’eau bouillante à une hauteur variant entre 8 et 30 mètres.

Un peu plus loin, une des cascades les plus hautes du pays, la Gullfoss ou « Chute d’or », est célèbre pour les arcs-en-ciel qui s’y forment régulièrement.

Plus au sud, près de la ville de Selfoss, le cratère volcanique Kerið et ses roches tournant au violet sont aussi un arrêt obligatoire, tout comme la très large cascade d’Urriðafoss et la ville côtière de þorlákshöfn d’où part le seul bateau vers l’archipel au passé volcanique récent des Vestmann.

Les plaines et les monts à l’Est de Reykjavík forment un paysage agréable à parcourir en voiture pendant les premiers kilomètres. Mais après Selfoss, en quittant la route principale, le paysage bascule dans l’irréel : bientôt, le volcan Hekla, le plus actif d’Islande, élève ses parois de l’autre côté du fleuve. Un belvédère permet d’apprécier le panorama : les montagnes tournent au noir, au rouge, à l’ocre, au violet, tandis que les vallées se creusent et que toute trace de végétation disparait.

Puis, la route rejoint le site du Landmannalaugar dans un décor lunaire par une piste taillée sur des kilomètres à même la cendre volcanique. Après un détour conseillé vers le lac de Ljótipollúr et deux passages de rivière à gué, le refuge et le camping aux allures post-apocalyptiques sont en vue.

L’un des treks les plus renommés au monde : passage dans «l’autre monde»

C’est de là que part le trek du Laugavegur, pour rejoindre l’océan dans le Sud, après quatre à cinq jours de marche très difficile, mais combien impressionnante, jusqu’au refuge du lac Alftavatn. Après la traversée d’un champ de lave durcie, le sentier serpente au milieu de dizaines de couleurs et de panoramas stupéfiants pour s’élever doucement en face d’une vallée striée de l’empreinte de dizaines de glaciers maintenant disparus.

Une fois cette étape franchie, la plus belle vue s’offre sur des montagnes couleur ocre. Le chemin bascule ensuite vers l’enfer vert de la vallée de þorsmörk, offrant un contraste de couleurs saisissant. La vue porte jusqu’au pied des glaciers et jusqu’au lac Alftavatn. Après une descente très sportive et deux franchissements à gué, pieds nus dans l’eau de fonte, le sentier continue sur des altitudes plus raisonnables jusqu’à la montée du col de Fimmvörðuháls, dernière difficulté avant la descente vers l’océan sur les pentes du volcan Eyjafjöll.

Après plusieurs dizaines de kilomètres à pied, le sentier parvient au bord de la grande route dans le micro-village de Skogar, à sa cascade, et aux quelques hôtels où l’afflux touristique fait office de véritable mégalopole après ce passage dans «l’autre monde» durant quelques jours...

Souvenirs de perturbations mondiales…

Les bords du Eyjafjallajökull, dont le volcan et le glacier au nom imprononçable sont célèbres depuis 2010, regorgent d’endroits à voir absolument. Outre la vallée de þorsmörk, coincée dans son écrin au Nord du volcan, ses pentes rocheuses accueillent les deux splendides cascades de Skógafoss et de Seljalandsfoss, ainsi qu’un accès par une piste à un bras du glacier Mýrdal, le Sólheimajökull.

La route se poursuit ensuite jusqu’à Vík, un petit village connu pour sa petite église, les aiguilles rocheuses de Reynisdrangar, les falaises de Dýrholaey où observer des macareux durant l’été, ainsi que sa célèbre plage de sable noir. Malgré sa beauté et sa popularité, Vík reste le lieu le plus pluvieux d’Islande !

De là, la route 1 part en ligne droite dans les immensités planes et couvertes de cendre noire du Mýrdalssandur pour aboutir dans l’écrin de verdure de Kirkjubæjarklaustur, simplifié en « Klaustur » par les locaux. Ce village reste intéressant comme base de départ pour le Lakagigar (ou « Laki ») qui fut jadis le théâtre d’une des éruptions les plus terribles du dernier millénaire, laissant l’Europe en famine et engendrant les révoltes de la faim qui menèrent à la Révolution Française en 1789. Un paysage aujourd’hui verdoyant, mais transpercé de dizaines de cratères relatant la violence des mois «d’enfer » évoqués dans les manuscrits de l’époque.

Le site se trouve à l’ombre d’un des plus grands glaciers du monde: le Vatnajökull, un monstre de 200 kilomètres de long par 70 de large, avec une épaisseur qui dépasse régulièrement le kilomètre. Il couvre plusieurs volcans, comme le Grimsvötn qui de temps à autres se réveille et perce des cheminées dans la glace, dont l’eau de fonte s’écoule alors en véritables tsunamis baptisés « jökuhlaup » (course de glacier) vers les villages en contrebas. Il s’étend sur 200 kilomètres de la côte à l’intérieur des terres et ne laisse à la route 1 qu’un mince filet de terre pour circuler en voiture entre les sommets et l’océan. Les nombreux ponts à franchir sont tous en grande partie en bois, construits rapidement pour être détruits rapidement à chaque nouvelle éruption qui les entraîne comme de simples brindilles vers l’océan.

Les points de vue sur les langues de glaciers tombant des hauteurs jusque dans les vallées sont saisissants et sont les principales attractions du Parc national de Skaftafell, ainsi que la cascade entourée de colonnes de basalte de Svartifoss.

Après avoir contourné le Hvannadalsnhjúkur, point culminant d’Islande à quelques pas de l’océan seulement, la route 1 mène à un autre lieu charismatique de l’île, le lac glaciaire du Jökulsarlón. D’une profondeur de 200 mètres sous le niveau de la mer, il est issu de la fonte progressive d’une langue glaciaire du Vatnajökull, qui recule d’année en année en laissant s’écouler vers la mer des blocs de plusieurs mètres de glace d’un bleu pur, qui s’échouent plus loin sur la plage de sable noir.

L’Est : fjords et Highlands

Après des dizaines de kilomètres sur lesquels déferlent des spectacles naturels stupéfiants, une halte au village de Höfn s’impose avant de replonger dans un vide au visage totalement différent : les fjords de la côte Est.

Pour rejoindre le bourg d’Egilsstaðir à peine à 100 kilomètres à vol d’oiseau, les lacets que les fjords feront faire à la route 1 imposeront la distance triple pour y parvenir. Les courbures sont d’abord minimes, avant que les fjords ne s’enfoncent plus profondément dans la terre, entourés par de plus hauts pics, atteignant la perfection au Fáskrúðsdfjörður et le village du même nom, qui gagnent haut la main le prix du lieu le plus imprononçable.

Un peu plus loin, Egilsstaðir s’impose comme une vraie ville, la première depuis Reykjavík. Elle marque la frontière avec le Grand Nord, à la limite entre les fjords et les Highlands.

Le Grand Nord : cascades, baleines, phoques

Il faut compter plusieurs heures de voiture pour rallier la zone touristique du lac Mývatn en ne croisant que deux petites intersections et quelques fermes totalement perdues avec leur air de bout du monde, avant qu’une route vers la droite ne vous mène au bord de la plus belle cascade d’Islande, et en outre la plus puissante d’Europe : Dettifoss, dans le Parc national de Jökulsá, à Fjöllum.

Utilisée comme décor de la première scène du récent « Prometheus » de Ridley Scott, cette chute au débit monstrueux projette ses eaux boueuses de 45 mètres de hauteur et 100 mètres de largeur dans une étroite gorge, dont le bruit pourrait couvrir aisément celui d’un réacteur d’avion au décollage. Elle est située dans un cadre montagneux somptueux, dont le canyon amène la rivière Jökulsá en chutes successives droit vers le Nord.

La région du lac Mývatn regorge elle aussi de petits joyaux, cette fois dans une zone plus touristique. Outre le site volcanique de Leirhnjúkur, on trouve l’équivalent nordique du Blue Lagoon, plus naturel et moins cher pour des sensations au moins identiques, les solfatares de Námafjall, les grottes d’eau chaudes de Grjótagja, et les chutes d’eau petites, étroites mais esthétiquement superbes de Goðafoss.

Le jour où le parlement islandais décida que l’île se convertirait au christianisme, les icônes des dieux païens (« goða ») furent jetées symboliquement dans les eaux fougueuses de la cascade pour déclarer la fin de plusieurs siècles de paganisme.

La cascade est la dernière étape avant d’arriver à Akureyri, qui s’étend sur les pentes du magnifique Eyjafjörður entouré presque toute l’année de pics enneigés. Les eaux profondes du fjord, tout comme à Húsavík sur le littoral, accueillent des baleines pendant l’été.

La vie nocturne y est aussi active et agréable qu’à Reykjavík avec les mêmes allures de village de Noël où il fait bon se promener. Les environs ne font que donner plus d’attraits à la ville, notamment l’indémodable route 1 qui longe la montagne Langadalsfjall et ses pics acérés pour rejoindre Blönduos et Hvammstangi, deux bourgs reconnus pour l’observation des phoques à l’état sauvage sur le littoral.

La route vers Reykjavík est enfin plus calme que pour les 800 kilomètres précédents, sauf si le voyageur décide d’aller se perdre au sens le plus strict mais honorifique du terme dans les fjords du Nord-Ouest. Une région grandiose, aux routes minuscules perchées au bord des pics, accueillant les falaises immenses du Hornstrandir, rempart de choix face au Groënland.

Littoral déchiré et montagne au cône penché

La péninsule de Snæfellsnes accueille un littoral déchiré, dont la quintessence se trouve sur la côte sud, à Arnarstapi, à l’ombre du célèbre volcan Snæfellsjökull, choisi par Jules Verne pour son «Voyage au centre de la Terre».

S’il fallait choisir un endroit pour résumer la beauté hors d’âge et hors de ce monde de la péninsule, et a fortiori de l’Islande, beaucoup choisiraient la montagne Kirkjufell et son cône penché presque parfait, baignés par une lumière que seuls les pays du Nord peuvent offrir, entourés par l’océan et embellis par une cascade dont le remous ne dérange pas le moins du monde la quiétude des lieux, mais lui donne au contraire une dimension supplémentaire.

Tremplin d’inspirations artistiques

Sous la pluie, dans le brouillard, sous un soleil froid ou sous les aurores boréales, la nature est ici un véritable tremplin d’inspirations pour les artistes. Le « Joga » de Björk étant mon exemple favori et un classique, on ne peut dénier le talent chez la jeune génération comme Sóley, For a minor reflection, Mugison, Agent Fresco, Hildur Guðnadottir, dont certains comme Sigur Rós sont déjà internationalement connus.

Terre d’inspiration où beaucoup voudraient emménager pour être au contact de la nature au maximum, mais dont l’isolement, le peu d’habitants et le climat peut en effrayer plusieurs.

L’Islande persévère donc dans son image d’éphémère, où l’on atterrit pour quelques semaines, avant d’être conquis et de rêver d’y retourner, tant la lumière et les saisons rendent chaque moment unique à cette latitude.

Peut-être les mots que j’écrivais en Islande conviennent le mieux : le seul désir d’aller plus loin, de marcher droit vers la mer peut-être, ou juste de me laisser à chaque seconde émerveiller par la violente pureté des éléments. A nouveau.

Island, sjáumst við aftur ? það gaman að sjá þig. Bless ! Islande, se reverra-t-on ? C’était bon de se voir. A la prochaine !

Grégoire Sieuw


Jökulsarlon

Parc de Skaftafell

Leirhjnjukur

Reykjavik

Salle de concert Harpa, Reykjavik

Garður

Gunnuhver 

Volcan Hekla

Reykjavik (Harpa) aux aurores

Sculpture Solfar - Reykjavik 

Blue Lagoon - Reykjavik

Landmannalaugar

Skogafoss

Geysir

þorsmörk 

Église de Vik

Akureyri 

Route 1 Akureyri 

Fáskrúðsfjörður 

Hautes terres

Dettifoss

Leirnhjukur

Reykjavik Harpa

Photos: Grégoire Sieuw

 

 

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