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Daniel Drion

DANIEL DRION
Dix ans d'immersion en Afrique Centrale, seul, à travailler et à apprendre les langues. Puis, dix autres années de navigation autour du monde, avec sa compagne et un fils né sur le voilier qu’il a lui-même construit… 

Revenu sur terre, Daniel Drion? Allons donc! Il continue à voyager en faisant voyager en rêves, en images, en mots et en musique, des milliers de personnes chaque année.

À travers ses livres, notamment «Latitudes vagabondes» sur son tour du monde, et «Provence, l’art des contrastes».

Et surtout, lors d’innombrables ciné-conférences livrées, par exemple cet automne, au Québec, dans le cadre de la programmation des «Grands Explorateurs».

Aventurier, assurément! Passionné, comment pourrait-on le qualifier autrement? Généreux, et comment…

Voici quelques-uns des cadeaux de la vie et de notre planète que Daniel Drion partage avec les lecteurs d’Euphoria.

 

Euphoria – Parlez-nous de 1, 2 ou 3 voyages que vous considérez globalement parmi les plus euphoriques que vous ayez faits.

Daniel Drion  –  J’ai toujours eu l’impression que ma vie n’est qu’une succession de voyages, mais n’est-ce pas le sens même de la vie ?

Les classer par ordre de préférence est difficile car chacun est unique, mais il est vrai que certains marquent plus que d’autres. C’est le cas de mon voyage en voilier autour du monde.

Après avoir été planteur durant dix années en Afrique, j’ai entrepris la construction d’un voilier de 12 mètres qui m’a permis de réaliser un beau rêve : un tour du monde à la voile. Une odyssée de dix années, 100 000 milles nautiques, une expérience hors du commun, parsemée de rencontres et de découvertes…

Et un sillage de noms mythiques : St-Pierre et St-Paul, Rio, Bahia, Oyapock, Caraïbes, San Blas, Coco, Galápagos, Marquises, Tahiti, Iles sous le vent, Souvarov, Mélanésie, grande barrière, Papouasie, Micronésie, mer de Chine…

 Euphoria   Voudriez-vous relater une situation, un moment particulier vécu en voyage?   

Daniel Drion  – Les situations particulières et les moments forts vécus en voyage sont nombreux. Le plus mémorable est sans aucun doute la naissance de notre fils à bord du voilier. Une épreuve stressante, imposée par sa venue un mois avant terme, lorsque nous longions les côtes du Brésil.

Euphoria  Avez-vous rencontré une personne mémorable durant l’un de vos voyages?

Daniel Drion  –  Il y a longtemps que j’ai cessé de voyager pour collectionner les paysages. Pour moi, le seul intérêt du voyage ce sont les rencontres et les plus fabuleuses sont souvent les plus inattendues : un pêcheur, un vieux sage, un gamin des bidonvilles, ou un notable, derrière lesquels se cachent de belles histoires.

Euphoria – Y a-t-il une cuisine, un restaurant ou un plat découvert, adoré, en voyage?

Daniel Drion – La découverte d’un pays fait appel à tous les sens. Ça commence par la plante des pieds qui nous y emmènent, vient ensuite la vue, l’ouïe, l’odorat et évidemment le palais. J’adore goûter à tout. Je ne suis pas gourmand, mais certainement gourmet et curieux de tout. 

J’ai mangé des mets délicieux qui me font encore saliver, comme des choses immondes dont le souvenir me retourne l’estomac.

En Afrique, j’ai découvert le piment qui masquait souvent la fraîcheur des produits ou les viandes et les poissons boucanés. J’ai adoré ces goûts puissants qui malmènent parfois le système digestif.

En Polynésie, je me suis régalé des poissons crus nappés de lait de coco, mais je reste un inconditionnel de la cuisine thaïlandaise, la vraie, celle que l’on mange là-bas, pas celle bien souvent insipide proposée par nos restaurants.

Euphoria  Un livre spécifique vous a-t-il fait voyager en le lisant ou vous a-t-il incité à voyager?

Daniel Drion – Mon premier livre qui, curieusement reste aussi dans ma mémoire, fut mon premier cadeau : « Les enfants du capitaine Grant » de Jules Verne, que j’ai lu lorsque j’avais 9 ou 10 ans. Indiscutablement, il m’a donné ce goût de l’aventure, des voyages et de la mer.

Un autre livre qui m’a aussi profondément marqué et cela n’a rien d’étonnant c’est « Le Nabab », d’Irène Frain, une grande fresque romanesque inspirée par le parcours authentique de René Madec, un petit mousse de Quimper, devenu Nabab des Indes.

Euphoria  Quel type de voyage préférez-vous faire lorsqu’il s’agit de vacances?

Daniel Drion  – Vacances, dimanches et jours fériés sont des mots qui n’ont pas de sens pour moi, car je n’ai jamais eu l’impression de travailler, même si je consacre 15 heures par jour à ce qui me passionne.

Je n’ai donc jamais ressenti la nécessité d’une coupure pour récupérer du temps ou faire autre chose. Je ne méprise aucun type de voyage à partir du moment où il me permet de bouger, de découvrir et d’apprendre.

Euphoria  Enfin, quel voyage rêvez-vous encore de faire?

Daniel Drion  – Il y a peu d’endroits au monde où je ne sois allé, et où je ne sois tenté de retourner. Mais la région qui aujourd’hui m’attire comme un aimant, c’est la Patagonie et la Terre de Feu, dont l’appellation hispanique est encore plus évocatrice « Patagonia Tierra Del Fuego ».

Je l’ai découverte, il y a deux ans et je n’ai qu’une envie, c’est d’y retourner pour m’y fondre pendant plusieurs mois. On y a vraiment le sentiment d’être au bout du monde, où la nature impose le respect, où les immensités incitent à l’humilité, où le ciel et la terre se confondent, et où l’Homme retrouve la place qui lui revient.  

Merci Daniel Drion. Votre énergie et votre rêverie, certes communicatives, auront tôt fait d’entraîner dans l’action vos lecteurs et les spectateurs de vos ciné-conférences.

Pour en savoir plus sur les ouvrages publiés et les documentaires réalisés par Daniel Drion, ainsi que pour connaître les 30 villes québécoises, salles et heures auxquelles seront présentées les ciné-conférences des «Grands Explorateurs», en septembre, octobre et novembre prochains, veuillez consulter les sites web suivants :

www.daniel-drion.com

www.lesgrandsexplorateurs.com

 

Photos: Daniel Drion 

 

 

 

 

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