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Volcan Cotopaxi equateur

L'Équateur - une foule d’expériences sensorielles

Le paysage change aux cinq minutes : la lumière, la couleur du sol et des pierres, la végétation, la température… Nous gravissons le Cotopaxi, le plus haut volcan d’Équateur et l’un des 10 volcans les plus actifs au monde.

Le bain thermal dans des eaux bouillantes et bouillonnantes, le bain de vapeur dans une grotte, ou encore le bain dans la vraie boue non tamisée venant d’un autre volcan, nous reposent le corps et l’esprit, que ce soit au très chic et international Papallacta Termas ou au très rustique et local San Vicente Baños.

Les murs, les colonnes, les plafonds, les meubles, enfin tout est d’or ciselé, sculpté ou peint, dans l’église La Compañia de Jesús à Quito, datant de 1675, dont la construction a duré 160 ans, et qui est reconnue comme la plus magnifique d’ Amérique latine.

Les voyages en bus ultramodernes, sur les routes étroites de la Cordillère des Andes, vers l’Amazonie, dans lesquels vous êtes les seuls étrangers à parler en signes avec les mères et les enfants indigènes qui deviennent tous souriants et super avenants, simplement parce que vous faites un peu de place à un bébé sur votre siège.

Les iguanes par dizaines, en liberté, sur le trottoir, flânant ou courant entre vos jambes dans les allées du parc Simón Bolívar, à Guayaquil (à défaut de les avoir vus dans leur habitat naturel des Îles Galápagos, faute de temps).

Les plages de sable blanc sur le Pacifique où l’on s’adonne au surf à Salinas ou aux Playas…

Le Malecón, superbe «boardwalk» moderne d’où l’on a une vue imprenable sur les magnifiques immeubles victoriens restaurés.

Tout le monde, jeunes et vieux, téléphones cellulaires à l’oreille partout où ils vont…

Sans parler des nombreux musées aux collections bien garnies, et du Monument du Centre de la Terre!

L’Équateur, c’est tout cela! Et fort surprenant, pour la majorité de gens qui s’attendent à y voir uniquement les montagnes, la jungle, et les populations indigènes.

Reprenons et continuons, dans le même ordre.

Le volcan Cotopaxi 

Après 90 minutes de route entre Quito et Latacunga, se dressant à 6 000 mètres au-dessus du niveau de la mer, le Cotopaxi peut être abordé par plusieurs types de personnes : les gens en bonne santé qui n’ont qu’à avoir pris la veille la pilule contre les maux de la haute altitude; les sportifs qui pourront monter durant une demi-heure environ une pente très abrupte à la condition d’avoir des poumons très entraînés; et les véritables athlètes adeptes de l’escalade avec cordages,  pics et autres équipements spécialisés.

Les premiers, accompagnés d’un guide sympathique, aborderont le volcan, à bord d’un 4x4 durant une heure, par une belle journée ensoleillée. Ils y verront les changements de paysages : le dernier type de fleur et d’arbuste à survivre, les pierres crachées du volcan, allant de 1 cm à 2 mètres de circonférence, un joli lac de miroir, et ce, jusqu'au premier plateau où l’on commence vraiment à sentir que l’on est sur un volcan alors qu’un désert noir sur lequel tombe une fine pluie froide nous entoure avec plus rien à voir à l’horizon, ni même à 3 mètres.

D’autres à la recherche d’un défi supplémentaire sentiront leur excitation augmenter. C’est à partir de ce premier plateau qu’ils monteront énergiquement ou avec découragement, c’est selon, jusqu’au refuge où ils pourront passer la nuit dans leur sac de couchage, pour redescendre le lendemain, ou bien, choisir d’escalader le  monstre pendant 7 heures… jusqu’à son cratère de 600 mètres par 800 mètres!

Rappelons que l’Équateur compte plusieurs autres volcans.

Les spas

Puisque l’Équateur est situé tout près de la mer et qu’il est au cœur des Andes, les spas de toutes sortes y sont légion.  On en trouve en effet de très luxueux et dispendieux (aux installations et prix dits «internationaux») comme de très rudimentaires, qui ne coûtent presque rien (ex. : 2 $ pour entrer, gratuit pour se prélasser dans la boue durant un heure et 4 $ pour un massage d’une demi-heure). Chacun peut donc y trouver son compte, selon ses goûts,  mais faire l’expérience des deux types est très amusant et, somme toute, plus intéressant, car vous avez en plus la possibilité de côtoyer des clientèles locales et étrangères.

Le Papallacta Termas se trouve à environ 3 heures de Quito. Vous pouvez faire l’aller-retour en bus et y passer une seule journée/soirée ou y dormir une ou plusieurs nuits. Il est toutefois fort recommandé de demander à la réception à l’avance, qu’un taxi vienne vous chercher à l’arrêt du bus, sinon vous serez surpris d’avoir à monter à pied une route de montagne, peu sécuritaire, durant plus de 30 minutes, en ayant vraiment le sentiment d’être complètement perdu.

Les aménagements intérieurs et extérieurs sont superbes et confortables, intégrant très bien la modernité dans la nature. On y trouve un beau café et un restaurant international au menu varié. En plus des services de spa offerts, on peut y réserver des excursions pour  visiter ou faire du hiking dans le Canyon Ranch et  la réserve  écologique de Cayambi-Coca, ainsi que du rafting sur la rivière Quijos, à proximité.

Pour se rendre au San Vicente Baños, à proximité de Guayaquil, il est préférable de louer une voiture car il est loin de la route principale. Le premier coup d’œil surprend par le caractère rudimentaire du lieu, soit des bâtiments de ciment sans aucun décor, des douches en plein air et surtout, au milieu, la piscine de boue volcanique non tamisée. On entre donc dans la boue, dans un pied ou dans 4 pieds… selon son degré de courage. Puis, couvert de boue des cheveux aux orteils, on se laisse sécher au soleil. La vision est saisissante et rigolote. Bien sûr, on résiste au fait de prendre des photos, mais ce n’est pas l’envie qui manque! Ensuite, c’est la douche, puis un saut dans le bain d’eau froide ou très chaude, cordés comme des sardines. Le massage qui suit est fort professionnel. À la sortie, il y a un petit resto qui, mine de rien, vous sert le meilleur ceviche de crevettes que nous ayons dégusté en Équateur.

Quito, la culturelle

Quito, la capitale située au nord du pays, à une heure seulement de l’Amazone, est la première ville du monde à avoir été inscrite au Patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO, en 1978. Les musées d’histoire et d’art moderne, les places publiques, l’architecture espagnole coloniale, les monuments historiques et les églises y abondent. Les énumérer et les décrire en détail serait trop long, mais ils valent le déplacement, croyez-nous.

On trouve à Quito de grandes chaînes d’hôtel et de plus petits hôtels de style colonial fort sympathiques et peu dispendieux, notamment dans le quartier des ambassades, en plein centre-ville. Ce sont d’ailleurs souvent d’anciennes ambassades qui ont été transformées en hôtels, avec de jolies cours intérieures où prendre le petit déjeuner.

Guayaquil, l'animée

Au sud, après une heure d’avion à partir de Quito, on arrive à Guayaquil, la plus grande ville du pays. C’est une ville avec un centre des affaires en effervescence où les commerces, cafés, restaurants, bars et discothèques à la mode abondent.

Sur le fleuve Guayas, on peut faire de belles croisières de quelques heures. Les abords du fleuve sont d’ailleurs très animés et fréquentés selon les différents aménagements par de jeunes adultes ou par des personnes plus âgées. On y danse sur du hip-hop ou sur de la musique latine, en plein air, jusque tard dans la nuit.

De Guayaquil, on se rend, en une heure seulement, à l’une des nombreuses plages au sable blanc, donnant sur le Pacifique. Là aussi, l’offre d’hôtels est très variée.

Les Galapagos

Pour les amants de la nature et les biologistes, les îles Galápagos, avec leurs spectaculaires iguanes, tortues et lions de mer sont un «must». Ces îles du Pacifique font aussi partie du Patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO. Il faut toutefois avoir du temps. Elles sont à 1 heure et demi de vol de Quito et les excursions durent de 3 à 7 jours (il n’y en a pas de plus courtes). Le plus souvent, ce sont des croisières, incluant couchettes et repas. Comme les Galápagos font aussi partie des aires à protéger, puisque menacées par les trop nombreux touristes, il est recommandé de rechercher des circuits de visites respectueux de l’environnement.

Le Monument du Centre du monde

Il y a des clichés qui valent tout de même d’être vécus. La photo au Monument Équatorial (le Centre du monde), un pied dans l’hémisphère nord et l’autre dans l’hémisphère sud, en est un.

Il est situé à 25 km au nord de Quito.

Les Équatoriens et la vie en Équateur

L’ambiance est sereine, les gens sont accueillants. Les peuples indigènes, tels que les jivaros et les shuars sont très présents, aussi bien dans les villes que dans les campagnes. Ils sont très actifs et souvent prospères. Leur artisanat riche et varié s’offre, entre autres, dans de jolis marchés.

On trouve en Équateur : 65 % de métis, 25 % d’indiens, 7 % d’hispaniques et 3 % d’africains. Sur le plan religieux : 95 % des gens sont catholiques.

On y côtoie la richesse et la pauvreté. Fait à remarquer, il n’y a pratiquement pas de mendicité comme telle. Les gens plus pauvres offrent toujours un service ou vendent des produits aux passants, aux voyageurs dans les bus, ou aux automobilistes aux coins des rues, pour gagner des sous : des jus de fruits ou de belles brochettes de fruits exotiques très frais, des sachets de noix, etc.

Quant aux visiteurs, on en rencontre de partout dans le monde. Beaucoup y viennent en groupe, dans le cadre de voyages à caractère humanitaire, social ou environnemental.

L’Équateur a longtemps été renommé pour être plutôt instable politiquement. Bon signe : le Président socialiste actuel, le jeune Rafael Correa, est le seul à avoir été réélu pour un deuxième mandat, depuis 30 ans.

La langue

L’espagnol règne. On parle peu l’anglais et pas du tout le français. À défaut de parler l’espagnol, le petit dico de poche est très utile et les Équatoriens comprennent assez bien le langage des signes…

Le coût de la vie

Très peu dispendieux. Quelqu’un voulant s’y établir six mois par année n’aurait qu’à débourser 1 000 $ canadiens par mois pour avoir un très bel appartement et très bien vivre en Équateur.

Et puisque l’Équateur est un pays de pétrole, les transports sont plus qu’abordables. La plupart du temps, il vaut mieux prendre des taxis que de louer une voiture. Les courses en taxi se négocient avant de monter à bord. En ville, elles varient habituellement entre 1 $ et 4 $.

Pour un voyage en bus moderne et climatisé, vers les volcans ou Papallacta par exemple, il faut compter 2 $... pour des trajets de 1 heure à 3 heures.

Le climat

Il faut se rappeler que les saisons et le climat sont à l’opposé des nôtres. Ainsi, en juin/juillet/août, c’est l’hiver en Équateur, mais il fait tout de même environ 22 degrés Celsius à Quito et 30 à Guayaquil…  Parfait pour nous, Nord-Américains!

Sylvie Berthiaume


Vue des Andes - Photo: Quito Turismo


Papallacta Termas


Église La Compañia de Jesús 


Le Malecón


Iguane

 

 

 

 

 

 

 

 

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