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Chan Cham Perou

Turquie: Pays aux mille séductions —  C’est le monde de Byzance, des dômes d’or, des hammams, des ciselures, des arabesques, des minarets et des appels inlassables des muezzins à la prière. C’est aussi un monde de paysages insolites qui offrent un émerveillement de tous les instants. C’est aussi une incursion au cœur de la mythologie. C’est finalement un monde aux richesses culturelles inouïes, produit du métissage culturel entre Mongols, Arméniens, Kurdes, Circassiens, Géorgiens, Arabes, Russes et Européens ayant traversé et marqué son territoire au cours des siècles.

Un survol de l’histoire

Débuter notre périple par Ankara, capitale et lieu de repos du plus important héros national turc, Mustafa Kamal Atatürk, permet de survoler l’histoire culturelle et politique du pays. Ville très ancienne, elle aurait été habitée à partir de l’Âge de bronze et fut le siège du gouvernement révolutionnaire d’Atatürk, en 1919.

La vieille ville avec ses petites rues aux maisons de bois typiques - certaines rénovées, d’autres laissées dans un état de décrépitude déplorable - vaut la promenade. Certaines de ces maisons abritent de sympathiques boutiques d’artisanat et de véritables restaurants-musées, où l’on sert en abondance soupe, mezes, brochettes et poissons, accompagnés de raki, la boisson nationale.

Le héros

Atatürk occidentalise le pays par plusieurs réformes, le laïcise, remplace l’alphabet arabe par le latin, instaure une seule langue officielle, le turc, et donne le droit de vote aux femmes. Il est encore aujourd’hui vénéré par une grande partie de la population qui tient à la laïcité du pays et au rapprochement avec l’Union européenne. On sent toutefois des tensions avec une autre partie de la population qui prône au contraire un rapprochement du monde arabo-musulman.

Près de 90 % de la population est musulmane. Mais la liberté de culte est assurée par la Constitution, ce qui explique la pluralité d’édifices religieux : synagogues, églises orthodoxes et catholiques dans l’ombre d’innombrables mosquées avec leurs minarets et coupoles bien visibles, rivalisant entre elles. En fait, chaque village en possède une ou plusieurs, selon le bon vouloir de ses habitants, dont certains plus riches qui s’en offrent même une privée.

Le mausolée Ani Kabîr, situé sur le tumulus, colline de Maltepe au cœur d’Ankara, est consacré au héros. Imposant avec une facture moderne, il domine la ville et intègre des éléments architecturaux de la tradition turque, dont des plafonds et portes sculptés ainsi que des fresques historiques illustrant les réalisations d’Atatürk, dont le corps y repose.

De la ville à la campagne : le lac de sel Tuz Gölü

En route vers la Cappadoce, on ne peut manquer cette immense étendue blanche sur laquelle se reflète le soleil. On dirait presque un lac de neige, mais il fait 20 degrés Celsius. Effet surréaliste ! Le lac Tuz – second plus grand lac de Turquie – situé presqu’à égale distance de Konya et d’Ankara – est plutôt recouvert d’un dépôt de sel de plusieurs centimètres. Il se trouve au-dessus du niveau de la mer et ses eaux, dont la salinité est extrêmement élevée, s’évaporent presque totalement en été. Recueillis pour fournir 70 % du sel consommé au pays, ces cristaux sont aussi offerts à la vente privée en sel de table, rose ou blanc, exfoliant pour la peau, etc.

La Cappadoce : pays des beaux chevaux

Cette vaste région volcanique d’où la Méditerranée s’est retirée il y a 40 millions d’années, est célèbre pour ses « cheminées de fées », des formations aux formes phalliques coiffées de pierre plates.

Ce paysage insolite a été créé par les éruptions volcaniques qui débutèrent il y a 10 millions d’années et qui, au fil des siècles, ont déposé au sol des couches de cendres et de lave, où la pluie, la neige, le sable et le vent ont sculpté aiguilles, pitons, falaises et tours de 15 à 30 mètres de haut, et creusé vallées et canyons.

En fait, la Cappadoce forme un triangle entre 3 grands volcans : Argée, Hasan et Manteau. Paysage de contraste aussi, car le sol des vallées autour est extrêmement fertile. On y cultive la vigne et des céréales. On y élève moutons et chèvres.

On parcourt les vallées d’Ihlara (Blanche) ou d’Akvadi (de l’Amour) et les sentiers de Pasabaglari, à pied pendant des heures sans parvenir à retenir ses HO ! et ses HA !, face à ces cheminées plus folles les unes que les autres, où alternent tous les tons de jaune, de blanc et de rose. On a l’impression d’être des nains dans un paysage immense et irréel où sont creusées des milliers de maisons troglodytiques, dont les façades sont ciselées.

À vol d’oiseau

Admirer ces étranges formations à partir du sol, c’est quelque chose, mais les voir d’en haut, c’est tout autre chose ! Survoler la Cappadoce en montgolfière est probablement inscrit dans l’un des souvenirs les plus mémorables jamais vécus par tous ceux qui s’y sont aventurés. Inoubliable, la vue de ces paysages surréels s’illuminant tour à tour au lever du soleil. On en revient les yeux pleins d’étoiles !

Soyez sans crainte, les habiles pilotes des montgolfières font atterrir tout en douceur à l’endroit prévu la vingtaine de personnes qui se tiennent dans le panier. Et oui, la circulation aérienne est dense avec ces centaines de ballons qui colorent le ciel, mais le tout se déroule sans heurt.

Retour sur terre : Göreme et ses fresques

Les falaises de tuf, facile à creuser, cachent aussi de jolies églises rupestres et des monastères aux murs ornés de fresques.

Bien à l’abri, dans un environnement sec et où la lumière filtre peu, les couleurs de ces scènes bibliques peintes au Xe siècle sont dans un état de conservation remarquable. Plusieurs de ces églises chrétiennes témoignent de l’art byzantin, car la région de la Cappadoce fut un important foyer du christianisme : on y accueillait les Chrétiens qui fuyaient la persécution des Romains.

Les attaques arabes qui ont commencé au VIIe siècle n’ont pas atteint ces églises et monastères, si bien cachés dans ces hautes murailles, nombreuses falaises et cheminées de fées.

La Vallée de Göreme, qui s’étend sur un vaste territoire de 32 km carrés, abrite des centaines d’églises. Plusieurs d’entre elles peuvent être visitées dans ce qui s’appelle le Musée en plein air de Göreme. Les plus remarquables sont celles de Saint-Basile, Sainte-Barbe, l’Église à la pomme (Elmali) et Église à la boucle (Tokali), la plus grande église rupestre connue. Ses fresques racontent la vie de Jésus, un peu à la manière d’une bande dessinée.

Chez l’habitant, à Urgup

Urgup est une jolie ville touristique dorée bâtie dans la pierre ponce. Nous dînons chez Nazim sur une terrasse bien abritée du soleil qui tape fort. Nazim offre aussi quelques chambres charmantes. Un endroit à retenir pour la chaleur de l’accueil, la cuisine savoureuse de l’épouse de Nazim et le bon goût des installations.

Place aux artistes!

La Turquie est connue pour ses tapis, cuirs et poteries et nous ne manquons pas de faire un arrêt dans la petite ville d’Avanos, où plusieurs boutiques d’artisanat sont réunies. Nous nous arrêtons chez Selim, un artiste qui a choisi de se consacrer à la reproduction d’œuvres hittites. Ses assiettes, plats, cruches et vases aux motifs propres à ce peuple ayant vécu en Anatolie au IIe millénaire av. J.-C. sont inspirés de chefs-d’œuvre conservés au Musée des civilisations anatoliennes d’Ankara.

Nous allons aussi au Bazaar 54, un atelier de tissage de tapis de laine et de soie, pour la prière, le mariage ou la maternité. 54 villages y sont regroupés pour protéger leurs teintures, motifs et traditions.

La vie souterraine

En Cappadoce, nous visitons Derinkuyu, une forteresse souterraine d’une profondeur de 40 mètres, dont certaines galeries et tunnels datent de 2 000 ans av. J.-C. et se superposent à plusieurs endroits, sur huit niveaux. La ville souterraine pouvait accueillir plus de 10 000 personnes qui y vivaient à l’abri des envahisseurs pendant plusieurs semaines. Des cheminées d’aération, bien dissimulées assuraient le renouvellement de l’air à l’intérieur. Un réseau de tunnels et de galeries reliait plusieurs villes et communiquait avec les maisons de la région. On croit même qu’un tunnel situé au 3e étage se connectait à la ville de Kaymakli, située à 9 km de là.

On y trouve étables pour le bétail, fours de pierre, tranchées pour ranger les jarres de vivres, espaces de prière, et espaces communautaires. Claustrophobes, s’abstenir !

Sur les traces des caravaniers

En route vers Konya, nous nous arrêtons au Caravansérail de Sultân Hani, l’un des mieux conservés de l’Anatolie centrale. Construit au XIIIe siècle sur la Route de la Soie par le Sultan Aladin Keykubab, ce relais était destiné à accueillir les caravanes de marchands qui traversaient le pays, leur offrant gite et protection.

Ces « oasis » ont joué un grand rôle dans le développement du commerce, en assurant l’influence des Ottomans. Le Sultan séjournait à l’occasion dans cet impressionnant ensemble aux murs sculptés qui abrite écuries, bain, logement et immenses entrepôts de marchandises bâtis tout autour d’une cour, au cœur de laquelle trône un joli oratoire.

Et les derviches tourneurs…

Konya, la ville des derviches tourneurs et le berceau du soufisme, est une ville traditionnelle où la ferveur religieuse se manifeste jusque dans son marché public : burkas et objets religieux occupent la majorité des étals. Marché public immense où il faut se perdre pour sentir la couleur locale… sans crainte de se voir transformé en derviche, contrairement à Mevläne, le créateur de la secte.

La légende veut que ce dernier fut pris d’une transe au rythme des orfèvres qui frappaient l’or en cadence alors qu’il se promenait dans le bazar et qu’il se mit à tourner sur lui-même de plus en plus vite dans un mouvement d’élévation vers le ciel.

Le Mausolée de Celaleddin Rumi et son Musée adjacent sont impressionnants et méritent la visite. Le Mausolée dont l’intérieur est baigné dans une lumière douce abrite la tombe de Rumi ainsi qu’une immense semahane (salle de danse) à l’usage des derviches tourneurs.

Vers la Lycie

Changement radical de paysage, de l’Anatolie centrale à la Lycie. Nous suivons la côte, à travers la chaîne de montagnes du Taurus, en passant par le col d’Alacabel - à 1 825 mètres d’altitude. Les vertes forêts de pins et de feuillus alternent avec des murailles de roche calcaire jaune et rose.

Dans ces montagnes, on pratique encore la transhumance - tradition héritée du peuple Mongol – qui consiste à déménager yourte et bétail vers d’autres pâturages selon les saisons. On peut apercevoir ces installations temporaires. En s’approchant de la Méditerranée, les pins cèdent la place aux oliviers, dattiers et vergers d’agrumes.

Quelques traces des Romains

Un arrêt permet de visiter le site antique d’Aspendos. Son théâtre romain serait le plus grand du Moyen-Orient et le troisième plus beau au monde, après ceux d’Orange et de Damas. Son immense aqueduc, œuvre de Tibérius dans un état de conservation impressionnant, est remarquable.

Antalya

On peut presque dire qu’il y a deux Antalya. Il y a la ville balnéaire moderne, sans vraiment d’intérêt, si ce n’est son remarquable site dans une immense baie de la Méditerranée, bordée par d’imposantes montagnes. Véritable Riviera turque, sa population triple en saison touristique, attirée par ses plages de sable blond, où l’on se baigne huit mois par année.

Surtout, il y a la vieille ville aux sympathiques rues pentues et étroites bordées de boutiques et restaurants, qui descendent lentement vers la mer et la marina où d’antiques caïques de bois mêlent leurs mâts à ceux des voiliers modernes. 

L’Île aux tombeaux

À Üçagiz, village pittoresque et petit port de mer, nous embarquons pour une journée de navigation vers un ensemble de petites îles accessibles seulement par la mer dans la Baie de Kekova.

Mehmet et Sebahat, son épouse, nous accueillent chaleureusement à bord. Il cuisine le poulet au BBQ, pendant qu’elle concocte légumes, salades et autres plats qui accompagneront ce délicieux et copieux repas en mer.

Baignade dans les eaux chaudes et claires autour de l’île de Kekova, l’île aux tombeaux. On y découvre d’énormes tombeaux lyciens taillés dans des blocs de pierre sur l’eau et sur terre, des vestiges, des jarres et amphores et même une cité engloutie.

L’impressionnante Citadelle de Simena construite en 1440 nous attire, mais le vent qui s’est levé et la force des vagues nous empêchent malheureusement d’accoster.

Repus de soleil, nous prenons la route vers Fetiye, via la voie des Lyciens, en longeant la côte méditerranéenne, d’où l’on aperçoit des îles grecques parsemant de vert le bleu de la mer.

Fetiye et Saklikent

Ce charmant village de bord de mer est situé dans une baie protégée par une dizaine d’îlots et bien abritée par les Monts Taurus. Un bel hôtel moderne nous attend avec sa splendide terrasse offrant une vue imprenable sur les milliers de mâts dodelinant au vent dans l’immense marina qui lui fait face.

C’est notre point de départ pour une visite à la Gorge de Saklikent, en 4x4. Dans le canyon le plus long de Turquie se découpe cette spectaculaire gorge de 300 mètres de profondeur, aux parois roses que se disputent pins, chênes et cèdres et où dévale sur 18 km une eau fraîche.

Les promeneurs intrépides s’y aventurent avec des guides expérimentés, qui connaissent les passages permettant des traversées à gué sûres, aidés par des cordes stratégiquement placées. Ils ramènent les courageux à bon port, fiers d’avoir vaincu le courant. ll faut assurément avoir le pied « sûr et bien chaussé » pour affronter cette eau tumultueuse et éviter de glisser sur la glaise.

Sur les ailes de Pégase

Après cet épisode « marin », nous reprenons la route vers Kayaköy et nous nous retrouvons en montagne, dans un petit bourg perdu. Pourtant, Tios est l’une des six plus importantes citées lyciennes de la région. Nous sommes entourés de ruines, temples, théâtres, basiliques, tours et segments d’aqueduc, le tout dominé par une imposante forteresse où vécut au XIXe siècle un personnage connu sous le nom d’Ali Khan le Sanguinaire…

Des sentiers donnent accès à des tombeaux creusés dans le piton où l’on a une vue magnifique sur la vallée de Xanthos. L’un de ces tombeaux est attribué au héros de la mythologie Bellérophon, représenté sur son cheval ailé, Pégase.

Retournant vers Fetiye par de petites routes que même nos 4x4 trouvent étroites, nous croisons le village fantôme de Kayaköy avec ses 3 000 maisons abandonnées, et traversons de petits bourgs en admirant des cultures de toutes sortes, dont figues et sésame.

Le château de coton et la ville sacrée

Le lendemain, c’est Pamukkale - le château de coton - et Hiérapolis - la ville sacrée - qui nous accueillent dans un tout autre décor. Depuis 14 000 ans, la chute des eaux riches en sels minéraux a littéralement sculpté des cascades pétrifiées et de spectaculaires vasques de travertin qui, du haut de leurs 360 mètres d’altitude, descendent vers la Vallée de Lycos, comme autant de paliers d’un blanc aveuglant sous le soleil.

On peut marcher pieds nus dans ces vasques dont la surface est un peu rugueuse, ou choisir de se glisser dans l’eau chaude de petites piscines créées ici et là par l’eau des sources thermales qui arrivent à la surface à une température variant entre 33 et 36 degrés Celsius.

Sur le même site, se trouve Hiérapolis, ancienne ville du IIe siècle av. J.-C., construite par les Romains et les Byzantins en vue de bien profiter des vertus des sources thermales. On y trouve encore les vestiges de nombreux temples et bâtiments religieux, des thermes, une nécropole dont les tombeaux s’alignent le long d’une avenue principale bordée de colonnes et fermée par deux portes monumentales, ainsi qu’un fort beau théâtre appuyé sur la colline en hauteur qui pouvait accueillir jusqu’à 10 000 spectateurs.

En direction d’Istanbul

On quitte l’Anatolie - pays du Levant - pour Istanbul, avec un arrêt à Éphèse, importante cité antique fondée vers l’an 1 000 av. J.-C.  Grecque puis romaine, elle était à cette dernière époque, selon certains, la deuxième ville romaine d’importance après Rome.

Située sur la mer Égée, sa prospérité était liée à son port abrité et à des sols fertiles. Tour à tour ville païenne, puis chrétienne. On dit même que la Vierge Marie y a passé les dernières années de sa vie et que l’Apôtre Saint-Jean y a rédigé son Évangile et y fut enterré. On trouve de belles traces de son opulence passée.

La porte d’Augustus, la monumentale façade de la bibliothèque, le temple d’Artémis, l’une des 7 merveilles du monde et un théâtre d’une dimension surprenante pouvant accueillir 24 000 spectateurs sont particulièrement fascinants.

Istanbul

Nous voici presqu’à la fin de notre voyage et quelle fin! Ancienne capitale de trois empires, Istanbul fut tour à tour nommée Byzance et Constantinople, ce qui témoigne de l’importance de cette ville dans l’histoire du monde. Assise sur deux continents, elle est en effet unique, enchanteresse et ensorceleuse.

Une croisière sur le Bosphore nous permet d’admirer sur les rives de l’Europe et de l’Asie, mosquées, pavillons, palais et résidences d’été depuis transformés en musées nationaux, et de petites constructions en bois, les yah, la Tour Galata et la célèbre Corne d’Or.

Il faut ensuite flâner dans ses rues, quelquefois tranquilles, souvent encombrées, mais toujours propres et reverdies. Jamais harcelés, sauf dans le secteur très touristique de Sainte-Sophie et de la Mosquée Bleue, où vendeurs de guides touristiques et de visites guidées se font plus pressants. Même au Grand Bazar, les marchands sont discrets et attendent que vous vous manifestiez pour vous offrir le thé traditionnel… avec leurs produits, il va sans dire!

Quelques incontournables :

Le marché égyptien ou bazar aux épices - Nous choisissons une échoppe - numéro 20 - parmi les 80 établissements qui proposent leurs produits dans ce grouillant marché aux odeurs et couleurs : Hicham nous offre une grande variété de thés, caviars, fruits confits, épices, safran véritable, pâtisseries au vrai miel, et plein de loukoums, ces confiseries à base de sucre et de fécule parfumées à l’eau de rose. Nous en avons goûté plus d’une dizaine : au café, à la pistache, à la framboise, à la cannelle, à la menthe…

Haghia Sophia - Sainte-Sophie – La plus grande basilique de la période byzantine, transformée en mosquée puis en musée par Atatürk, est l’un des monuments les plus marquants et imposants de la ville avec sa couleur rose bien distincte. Construite en 325, elle fut souvent détruite par le feu et les tremblements de terre, mais toujours reconstruite.

Lors de sa transformation en mosquée, les magnifiques fresques chrétiennes qui ornaient ses murs ont été recouvertes de lait de chaux. Bien que nettoyées depuis sa transformation en musée, certaines ont été irrémédiablement endommagées.

Mosquée du Sultan Ahmed ou Mosquée Bleue - Elle fait face à Sainte-Sophie. L’une des plus célèbres mosquées du monde et la plus grande d’Istanbul, c’est la seule mosquée de Turquie à posséder six minarets. Aussi remarquable à l’intérieur qu’à l’extérieur, avec les 21 000 carreaux de faïence bleue qui la recouvre et ses 260 fenêtres, c’est une véritable œuvre d’art.

La Citerne Basilique - Étonnant ouvrage byzantin, son toit repose sur 336 colonnes de plus de huit mètres de haut. Très faiblement éclairée, on a véritablement l’impression de se trouver dans une basilique souterraine. L’eau qui reflète l’éclairage artificiel accentue l’impression de grandeur de cette citerne, conçue à l’époque pour alimenter le Grand Palais et dont les habitants ont par la suite profité.

Le Grand Bazar - À l’ un des plus grands marchés couverts au monde avec ses 4 000 boutiques qui s’étalent sur plus d’une cinquantaine de rues auxquelles, on accède par 18 portes. Mieux vaut se rappeler le numéro de la porte empruntée…

Construit en bois, les parties détruites par des incendies au fil des siècles ont été reconstruites. Véritable caverne d’Ali Baba, il est organisé en secteurs : tapis, bijoux, cuir, etc., où il est relativement facile de repérer l’article désiré. Au fil des ans, on peut dire que le bazar s’est aussi « gentrifié » car on y trouve de plus en plus de boutiques de luxe.

Le Palais de Topkapi - Cette série de pavillons répartis sur de vastes cours et jardins magnifiques abrita les sultans et leurs compagnes pendant 400 ans. Son harem aux décorations luxueuses accueillait jusqu’à 1 000 femmes qui rêvaient toutes de devenir une favorite du sultan. 40 eunuques noirs étaient à leur service. La Salle du Trésor contient une fabuleuse collection d’objets d’art : pierres précieuses, urnes, épées, porcelaines, vêtements impériaux, horloges, argenterie…

Et plus encore…

Mais il y a beaucoup plus à voir et à faire à Istanbul! Empruntez le tramway moderne et efficace, montez dans l’un des autobus à deux étages pour un tour de ville, reposez-vous dans un hammam ou explorez à pied, au gré de vos humeurs. La ville est sécuritaire et vous y trouverez toujours un petit café pour prendre une pause.

C’est à regret que nous quittons la Turquie en nous promettant d’y revenir pour découvrir d’autres trésors et revivre maintes émotions.

Iyi yolculuklar! Bon voyage!

Christiane Théberge

Nous avons effectué ce voyage en Turquie avec un groupe de Voyages Traditours, que nous tenons à remercier pour la découverte de ce circuit absolument fabuleux.

www.traditours.com

Mausolée d'Atatürk, Ankara

Lac de sel

Maison troglodytique dans la vallée d'Ihlara

Coucher de soleil en Cappadoce

Montgolfières en Cappadoce

Dans les sentiers de Pasabaglari

Femme fabricant tapis de soie

Caravanserail de Sultân Hani

Mausolée de Rumi à Konya

Théâtre d'Aspendos

Aqueduc d'Aspendos

Vieille ville d'Antalya

Dans la Baie de Kekova

Citadelle de Simena 

Fetiye

Marina de Fetiye

Tios

Pamukkale

Une des portes à Hiérapolis

Façade de la bibliothèque, Éphèse

Sur le Bosphore, Istanbul

Bateau-poubelle sur le Bosphore

Haghia Sophia - Sainte-Sophie

Mosquée Bleue

Intérieur de la Mosquée Bleue

Grand Bazar

Le Palais de Topkapi

Au harem du Palais de Topkapi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

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