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Com et Pho au menu

Saine et savoureuse cuisine vietnamienne

Ce sont deux mots que vous verrez partout sur les enseignes. Com, pour riz et Pho, pour nouilles.  À la base de la cuisine, on les apprête littérallement à toutes les sauces. Avec porc, poulet, bœuf, chèvre, poisson, escargot, anguille et tofu. En y ajoutant laitue, coriandre, maïs, carotte, chou et épinard... Variété et fraicheur assurées, même dans ces petits restaurants improvisés en bord de rue que l’on retrouve un peu partout.

Côté fruits, les bananes sont omniprésentes avec les melons, durians, fruits du dragon, papayes et mangues. On trouve d’ailleurs de délicieuses minuscules et juteuses mangues jaunes qui n’ont presque pas de noyau.

Tout y est frais et cultivé localement, sans l’aide d’engrais chimiques, y compris le café et le thé qui y sont excellents, tout comme les bières locales.

Au Nord

Dans un décor fabuleux de montagnes, de vallées profondes et de collines aménagées en terrasses que se partagent des cultures de riz, maïs, ananas, concombres et tomates, il faut visiter un marché local où se côtoient légumes et fruits, tissages et soieries et animaux vivants : chèvres, vaches, cochons, buffles. On y offre souvent des plats locaux à base de riz qu’il vaut la peine de goûter!

À Hanoï

Dans cette ville grouillante, marchés, restaurants en tous genres et échoppes de trottoir vous offrent de copieux et savoureux repas pour quelques dollars. Ici ce sont les nouilles, jaunes ou blanches, fines ou larges, qui dominent.

Nous avons savouré escargots et coquillages (Oc Hap La Gung) dans une de ces petites échoppes. Les chaises basses n’y étaient pas très confortables, mais ce fut tout à fait savoureux! Sans compter les plats de soupes et de nouilles dont nous nous sommes souvent régalés.

Au Centre

Contrairement au Nord avec ses paysages verts de montagnes, le Centre est plutôt plat et parsemé de vergers, ce qui explique l’abondance de fruits offerts. Une expérience savoureuse à Hoi An, petite ville au charme suranné, nichée le long de la rivière Thu Bon.

Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, ses petites rues piétonnes aux maisons, tantôt défraîchies, tantôt impeccables, abritent boutiques de vêtements et de souliers où s’activent encore de modestes artisans, ainsi que cafés, restaurants et magasins de souvenirs entièrement dédiées au tourisme. Il ne reste que peu de traces témoignant de son passé de port marchand important et de la diversité des échanges et des influences japonaise et chinoise sur la culture vietnamienne. 

Mais son marché animé, le long de la rivière, où l’on vous offre fleurs, épices, produits frais et poissons qui frétillent encore, regorge de découvertes et constitue à notre avis le cœur et le lieu le plus intéressant de Hoi An. Je salive encore au souvenir du plat de nouilles jaunes avec porc et coriandre que l’on nous y a servi.

Au fil du Mékong

Agréable croisière au fil des canaux de ce pays de terre et d’eau où rizières, vergers et potagers colorent les paysages et où, on s’en doute, le poisson est roi.

Une faune variée de barques de toutes dimensions témoigne de la vie trépidante qui s’organise ici autour du fleuve: petit esquif avec pêcheur solitaire, barque transportant toute la famille vers le verger, bateau commercial débordant d’ananas, de mangues, de ramboutans, de fruits du dragon, de jacquiers, de bananes, de poissons, de patates douces, de carottes ou de riz...

Un canal creusé à travers les mangroves nous amène au marché flottant de Cai Be, sympathique petit marché local où les conversations fusent d’une barque à l’autre et où l’on vous salue en vous offrant gentiment un fruit.

Et puis, c’est le grand marché flottant de Cai Rang. Impressionnant marché de gros avec ses bateaux croulant sous les cargaisons de fruits, de légumes et de poissons de toutes sortes, où restaurateurs, hôteliers et petits marchands se rendent dans leurs embarcations et marchandent de bateaux en bateaux.

Le marché flottant se prolonge sur terre dans un dédale d’étals d’une impressionnante diversité. On vous y offre les mêmes produits frais : du poisson encore frétillant à la souris…en cage. Oui, vous avez bien lu « souris ». Élevées dans le delta du Mékong et nourries de riz, elles sont délicieuses… pourvu que l’on ait le courage d’y goûter! Apprêtées, en étalage, on pourrait les confondre avec des cailles ou des pigeons! Pour ma part, je me suis contentée d’une goûteuse cassolette de poisson.

Un secret

On nous avait dit que la cuisine vietnamienne était non seulement excellente mais qu’elle avait aussi comme propriété de faire baisser le taux de cholestérol. Ce qui fut effectivement vérifié après le séjour.

Un autre « plus » pour vous convaincre de ne pas tarder à aller expérimenter cette cuisine sur place, dans toute sa fraîcheur, avec un circuit offert entre autres par Club Aventure.

Un dernier conseil

Apportez vos propres baguettes de bois et gardez-les sur vous. Ainsi, vous serez toujours prêt à succomber à un plat de Pho ou de Com, où que vous soyez!

Christiane Théberge
 

Resto de bord de rue à Hanoï

Un marché au Nord

Marché à Hoi An

Variété de nouilles au marché

Marché flottant de Cai Rang

Souris au marché de Cai Rang

 

 

 

 

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