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Tunisie

Carthagène en Colombie

Sur la côte nord de la Colombie, à l’abri d’une baie de la mer des Caraïbes, la ville de Carthagène des Indes, de son vrai nom, fut mon coup de cœur au cours d’une croisière qui nous a mené du sud du Chili vers la Colombie, en passant par le Canal de Panama.

Le soleil ardent luit sur les couleurs des maisons, vieilles de plus de 400 ans, dont les nombreux balcons de bois sont ornés de fleurs aux couleurs presque phosphorescentes. On peut y remarquer entre autres la fleur nationale, la Cattleya Trianae, une orchidée typique des climats tempérés qui y pousse en abondance.

 Une architecture remarquable

Le centre historique est divisé en trois quartiers, dont celui du centre, le plus intéressant, avec la cathédrale, le couvent de San Pedro Claver, le Palais de l’Inquisition, le Palais du Gouverneur, la Tour de l’Horloge et ses nombreuses belles résidences de style andalou aux balcons fleuris qui vibrent de vives couleurs tout au long des petites rues étroites du quartier.

On peut choisir de suivre ces petites rues tortueuses bordées de cafés, de boutiques et d’échoppes en tout genre, s’arrêter pour marchander un article d’artisanal local, attiré par les objets très colorés affichés en vitrine, ou encore pour savourer le fameux café colombien que l’on offre un peu partout dans la ville, tant dans des petites échoppes, que dans des cafés sophistiqués de chaînes connues, que dans de pittoresques kiosques ambulants. C’est d’ailleurs un café acheté dans l’un de ces kiosques qui s’est révélé le meilleur!

On peut aussi longer les murailles pour y découvrir la vingtaine de petites boutiques installées sous une suite de belles voûtes jaunes, que vous ne pouvez manquer. Ce sont Las Bovedas, qui servirent tour à tour de salles d’entreposage pour les munitions sous les Espagnols, puis de prison, avant d’être recyclées en boutiques par les marchands et artisans qui vivaient dans le quartier.

De célèbres visiteurs 

Patrimoine de l’UNESCO et fondée en 1533 par Pedro de Heredia, on ne s’étonne pas que Carthagène ait servi de cadre au prix Nobel de littérature, Gabriel Garcia Márquez, qui y a campé plusieurs scènes de ses romans.

Carthagène est protégée par des murailles, que l’on dit les plus complètes d’Amérique du Sud, édifiées par les Espagnols en 1586 et renforcées et étendues à leurs dimensions actuelles au XVIIIe siècle. La position stratégique de la ville explique qu’elle fut pendant plusieurs siècles un enjeu entre les principaux pouvoirs européens qui cherchaient à contrôler le « Nouveau Monde ». Ce fut aussi un centre de transit important où l’on écoulait les trésors pillés aux Aztèques et aux Incas. Il faut aussi savoir que le très célèbre corsaire, explorateur et exclavagiste anglais, Francis Drake, s’est attaqué à Carthagène à plusieurs reprises lors d'expéditions de pillage sur la côte ouest de l'Amérique du Sud. D’où le besoin de protéger la ville par des murs solides!

À voir aussi

Outre ces murailles, la forteresse San Felipe de Barajas est un bel exemple de bastion érigé aussi par les Espagnols dans les années 1600. Un réseau complexe de tunnels relie les différents points stratégiques de la forteresse facilitant la distribution de provisions et l’évacuation, au besoin. Ces tunnels ont été conçus de telle sorte qu’il est possible d’y entendre le moindre bruit, y compris bien entendu les pas qui se voulaient pourtant discrets des envahisseurs. On peut visiter.

Sur la place qui entoure la forteresse, les touristes se font gentiment accoster par des Carthaginoises en costume traditionnel qui « acceptent » de poser avec vous le temps d’une photo pour quelques dollars. On y circule en grand nombre, il faut donc faire preuve de vigilance avec ses sacs à dos ou à main. Mieux vaut prévenir!

Il faut aussi monter sur la plus haute colline pour apprécier la vue sur la ville et la mer environnante, vue que s’offraient tous les jours les Pères Augustins qui bâtirent ce très beau monastère en 1607, le Convento de la Popa. Les moines n’y habitent plus mais la visite est intéressante. Et on peut y voir la Virgin de la Candelario, patronne de la cité, qui a remplacé la chèvre noire que la secte païenne qui occupait les lieux vénérait et que les Augustins ont bien entendu chassés, tout comme l’objet de leur vénération qui a été remplacé par la Vierge.

À savourer 

À Carthagène, vous verrez partout des vendeurs ambulants proposant des fruits de toutes sortes, tout comme des étalages colorés le long des rues. Il ne faut surtout pas bouder son plaisir. Goûtez à ces fruits si savoureux mûris au soleil de la Colombie. Vous en aurez rarement savouré de meilleurs! Pour notre part, nous avons eu droit à un véritable « buffet » de fruits au restaurant La Girolata. Comme nous nous sommes régalés!

Y revenir assurément

Je n’ai passé que quelques heures à Carthagène des Indes mais ce fut comme on dit un avant-goût qui m’a assurément donné l’envie d’y retourner.

Christiane Théberge


 

Marchand de café ambulant 

Kiosques à Las Bovedas

La forteresse San Felipe de Barajas

Le Convento de la Popa

 

 

 

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