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Vie alternative: squats à travers le monde

 Symboles des mouvements sociaux qui luttent pour un logement décent, polémiques et vindicatives, les maisons de squats se caractérisent par la récupération et la conversion de bâtiments vacants en habitations ou en centres culturels. Toujours dans l'ombre d'une possible expulsion, ces occupations dénoncent la spéculation immobilière et crient leur droit au logement, même si c'est aux dépens du droit à la propriété privée.

 Aujourd'hui, nous vous faisons découvrir cette culture en visitant 5 squats qui sont d'authentiques références et qui méritent d’être vus, si jamais vous passez par là.

Source: Habitissimo.fr 


Forte Prenestino, Rome
Rome conserve dans ses murs un bâtiment qui pourrait recevoir le Prix Pulitzer du Squat. Ce n'est rien de moins qu'un ancien fort militaire qui, depuis 30 ans, fonctionne comme un centre social autogéré où se déroulent des expositions, des concerts et toutes sortes d'événements culturels.
 

La Carbonera, Barcelone
Bien plus qu'un squat, La Carbonera a toujours entre ses murs le souvenir de ce qu'il a été. La raison ? La Ville de Barcelone a classé l'édifice ce qui implique que le graffiti géant peint sur sa façade ne pourra jamais être éliminé. L'immeuble, connu sous le nom de La Carbonera ou Maison Tarragò, a été squatté jusqu'en 2014 et est le plus ancien bâtiment du quartier Eixample.
 

Tommy Weissbecker Haus, Berlin
Dans le très coloré quartier Kreuzberg se dresse cette maison facilement identifiable grâce au graffiti impressionnant qui couvre tout un côté du bâtiment. Fondé en l'honneur de Tommy Weissbecker, un jeune anarchiste tué dans une tentative d'arrestation par la police, il a été squatté en 1973 par les jeunes sans-abris ou fugueurs qui cherchaient un endroit pour la nuit. A l'heure actuelle et de manière légale, il reste fidèle à sa philosophie et abrite en plus une salle de concert et un bar.
 

Maison Vrankrijk, Amsterdam
Le mouvement squatter était un phénomène social aux Pays-Bas, un pays à la pointe de la liberté civique et avec un Ministère de la Culture qui laissait faire les squatteurs, jusqu'à ce qu'il coupe les robinets fin 2010 et que le fait de squatter devienne un délit. L'un des bâtiments les plus connus de ce passé glorieux de squat est la Maison Vrankrijk, squattée dès 1982 pour empêcher la construction d'appartements. Rachetée par ses nouveaux locataires en 1992, la Maison VranKrijk est devenue un café où l'on débat de globalisation.



50 rue de Rivoli, Paris
En 1999, le groupe d'artistes de " La Maison de Robert, électron libre ", squatte le bâtiment d'une grande banque située sur l'une des rues commerciales les plus importantes de Paris pour le transformer et accueillir les artistes originaires du monde entier. En 2001, la Ville de Paris l'a acheté, légalisé et renommé officiellement, ce qui permet aux squatteur de continuer à pratiquer leur art pour la modique somme de 130€ / mois. Envie de le visiter, sachez que ce musée reçoit environ 40 000 visiteurs chaque année qui préfèrent cette alternative gratuite au Louvre ou au Centre Pompidou.

Mai 2017

 

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